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Vertuchou.over-blog.com

C’est un peu comme

31 Août 2012, 05:05am

Publié par vertuchou

... C’est un peu comme se jeter hors de son corps,
oui… comme d’accomplir, au dehors, le grand saut,
le plongeon qui vous arrache au balcon frileux
oui, c’est cela : cracher un mot de poésie...

 

Patricia Laranco

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Femme à la veste jaune

29 Août 2012, 05:54am

Publié par vertuchou

auguste-macke-femme-a-la-veste-jaune.jpg

 

Femme à la veste jaune

Auguste Macke

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Poésie ininterrompue

27 Août 2012, 05:14am

Publié par vertuchou

Nue effacée ensommeillée
Choisie sublime solitaire
Profonde oblique matinale
Fraîche nacrée ébouriffée
Ravivée première régnante
Coquette vive passionnée
Orangée rose bleuissante
Jolie mignonne délurée
Naturelle couchée debout
Étreinte ouverte rassemblée
Rayonnante désaccordée
Gueuse rieuse ensorceleuse
Étincelante ressemblante
Source secrète souterraine
Aveugle rude désastreuse
Boisée herbeuse ensanglantée
Sauvage obscure balbutiante
Ensoleillée illuminée
Fleurie confuse caressante
Instruite discrète ingénieuse
Fidèle facile étoilée
Charnue opaque palpitante
Inaltérable contractée
Pavée construite vitrifiée
Globale haute populaire
Barrée gardée contradictoire
Égale lourde métallique
Impitoyable impardonnable
Surprise dénouée rompue
Noire humiliée éclaboussée

Paul Eluard

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Le couchant flamboyait à travers les bruines

25 Août 2012, 05:19am

Publié par vertuchou

Le couchant flamboyait à travers les bruines
Comme le fronton d'or d'un vieux temple en ruines.
L'arbre avait un frisson.
La mer au loin semblait, en ondes recourbée,
Une colonne torse en marbre vert, tombée
Sur l'énorme horizon.

La vague, roue errante, et l'écume, cavale,
S'enfuyaient ; je voyais luire par intervalle
Les cieux pleins de regards ;
Les flots allaient, venaient, couraient sans fin, sans nombre,
Et j'écoutais, penché sur le cirque de l'ombre,
Le bruit de tous ces chars.

Lugubre immensité ! profondeurs redoutées !
Tous sont là, les Satans comme les Prométhées,
Ténébreux océans !
Cieux, vous êtes l'abîme où tombent les génies,
Oh ! combien l'oeil au fond des brumes infinies
Aperçoit de géants !

Ô vie, énigme, sphinx, nuit, sois la bienvenue !
Car je me sens d'accord avec l'âme inconnue.
Je souffre, mais je crois.
J'habite l'absolu, patrie obscure et sombre,
Pas plus intimidé dans tous ces gouffres d'ombre
Que l'oiseau dans les bois.

Je songe, l'oeil fixé sur l'incompréhensible.
Le zénith est fermé. Les justes sont la cible
Du mensonge effronté ;
Le bien, qui semble aveugle, a le mal pour ministre.
Mais, rassuré, je vois sous la porte sinistre
La fente de clarté.

 

Victor Hugo

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Concertos brandebourgeois

23 Août 2012, 05:22am

Publié par vertuchou

 

 

 

Jean-Sébastien Bach


Concertos brandebourgeois

 BWV 1046, 1047, 1048, 1049, 1050 et  1051

1721

 

Orchestre baroque de Fribourg-en-Brisgau

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Savoir vieillir savoir passer le temps

21 Août 2012, 05:01am

Publié par vertuchou

 

Savoir régner savoir durer savoir revivre
Il rejeta ses draps il éclaira la chambre
Il ouvrit les miroirs légers de sa jeunesse
Et les longues allées qui l’avaient reconduit

Etre un enfant être une plume à sa naissance
Etre la source invariable et transparente
Toujours être au cœur blanc une goutte de sang
Une goutte de feu toujours renouvelée

Mordre un rire innocent mordre à même la vie
Rien n’a changé candeur rien n’a changé désir
L’hiver j’ai mon soleil il fait fleurir ma neige
Et l’été qui sent bon a toutes les faiblesses

 

Paul Eluard

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Le poète est un sourcier

19 Août 2012, 05:18am

Publié par vertuchou

Sourcier
Le poète est un sourcier
qui puise en lui
une eau pure mêlée de boue
puis la verse dans les veines
d’un papier marbré.

Laurent Grison

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Une voix

17 Août 2012, 05:12am

Publié par vertuchou

Ecoute-moi revivre dans ces forêts
Sous les frondaisons de mémoire
Où je passe verte,
Sourire calciné d'anciennes plantes sur la terre,
Race charbonneuse du jour.

Ecoute-moi revivre, je te conduis
Au jardin de présence,
L'abandonné au soir et que les ombres couvrent,
L'habitable pour toi dans le nouvel amour.

Hier règnant désert, j'étais feuille sauvage
Et libre de mourir,
Mais le temps mûrissait, plainte noire des combes,
La blessure de l'eau, dans les pierres du jour.

Yves Bonnefoy

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Nue

15 Août 2012, 05:39am

Publié par vertuchou

Man-Ray--Nude--1929.jpg

 

Man Ray

(Emmanuel Rudzisky)

1890- 1976

 

Nue

1925

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Avevo vent'anni, neanche / J’avais vingt ans, même pas

13 Août 2012, 05:09am

Publié par vertuchou

(...)

Avevo vent'anni, neanche - diciotto,
diciannove... ed era già passato un secolo
dacché ero vivo, una intera vita

consumata al dolore dell'idea
che non avrei mai potuto dare il mio amore
se non alla mia mano, o all'erba dei fossi,

o magari al terriccio di una tomba incustodita...
Vent'anni, e, con la sua storia umana, e il suo ciclo
di poesia, era conclusa una  vita.   

Pier Paolo Pasolini


J’avais vingt ans, même pas –dix-huit,
dix-neuf…et déjà un siècle était passé
depuis que je vivais une vie entière

consumée à la douleur de penser
que je ne pourrais jamais donner mon amour,
sinon à ma main, ou à l’herbe des fossés,

au terreau d’une tombe sans surveillance…
Vingt ans et, avec son histoire humaine, avec son cycle
De poésie, une vie était close.

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