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Vertuchou.over-blog.com

Sonnet

30 Novembre 2015, 04:25am

Publié par vertuchou

Beaux yeux dont la douceur si doucement m'enivre,
Vous produisez des feux qui me vont dévorant :
Beaux yeux, mais ! beaux soleils qui m'allez éclairant,
Vous brûlez, et le ciel me force de vous suivre.

Beaux yeux, dont la clarté du trépas me délivre,
Et du chemin d'erreur où j'allais m'égarant ;
Qui vous voit sans mourir n'est pas digne de vivre,
Et qui vit sans vous voir, d'un mort n'est différent.

Je n'avais point vécu jusqu'à l'heure première
Qu'amour me découvrit votre belle lumière,
Et que de vos regards je fus illuminé :

Mais ce même moment qui me donne naissance,
Du don qu'il m'avait fait m'ôta la jouissance,
Car je fus à vos rais aussitôt mort que né.

Gilles Durant de la Bergerie

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La poésie est son propre chemin

29 Novembre 2015, 03:42am

Publié par vertuchou

La poésie est son propre chemin, son unique but. Elle est le monde.

Adonis

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Soir d'automne

28 Novembre 2015, 04:31am

Publié par vertuchou

Dans le brillance de la pierre
Et dans la lueur du bois,
Il y a un reflet de nostalgie.

Les murs et les poutres
Auraient-ils absorbé
Les effluves d'une tristesse ancienne ?

La bière la plus amère,
Devient douce,
Lorsque je ramène à moi
Le souvenir de ton regard.

La Glycine, le 16 Novembre 2001.

Patricio Pujos San Martin

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Lithographie no. 14

27 Novembre 2015, 04:31am

Publié par vertuchou

Pierre Soulages, Lithographie no. 14 (1964)

Pierre Soulages, Lithographie no. 14 (1964)

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Chanson

26 Novembre 2015, 04:06am

Publié par vertuchou

Si je perds bien des maîtresses,
J'en fais encor plus souvent,
Et mes voeux et mes promesses
Ne sont que feintes caresses,
Et mes voeux et mes promesses
Ne sont jamais que du vent.

Quand je vois un beau visage,
Soudain je me fais de feu,
Mais longtemps lui faire hommage,
Ce n'est pas bien mon usage,
Mais longtemps lui faire hommage,
Ce n'est pas bien là mon jeu.

J'entre bien en complaisance
Tant que dure une heure ou deux,
Mais en perdant sa présence
Adieu toute souvenance,
Mais en perdant sa présence
Adieu soudain tous mes feux.

Pierre Corneille

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Grands soirs

25 Novembre 2015, 04:20am

Publié par vertuchou

Tes grains de beauté dans le dos
Je les ai comptés un par un
Comme les points dans ces jeux idiots
Qu'on relie pour faire un dessin

Et pour ta peau de léopard
Moi j'aurais marché sur les mains
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?

Rappelle toi que l'on riait
Nous étions ivres un jour sur deux
Tu dansais, moi je titubais
Et nous en prenions jusque aux yeux

Mais quand c'est fini c'est trop boire
Quand c'est rendre tout ce trop plein
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?


Et toute la nuit sur cette place
S'embrasser au cœur de la foule
Ta mèche que la brise agace
Comme une petite vague qui roule

Était-ce le vent de l'histoire
La promesse des beaux lendemains
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?

Tes grains de beauté dans le dos
C'est à peine si je m'en souviens
C'est comme les fleurs, comme les photos
C'est comme les vieux horaires de train

C'est comme rangé dans un tiroir
Ça fane, ça jaunit, ça déteint
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?

Alex Beaupain

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Isabelle

24 Novembre 2015, 04:16am

Publié par vertuchou

à madame I. R.


J'aime une herbe blanche
ou plutôt
Une hermine aux pieds
de silence
C'est le soleil qui balance
Et c'est Isabelle au manteau
Couleur de lait et d'insolence


Louis Aragon

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Bachianas Brasileiras nº 4 Prelude

23 Novembre 2015, 03:56am

Publié par vertuchou

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Complainte de la Lune en province

22 Novembre 2015, 04:12am

Publié par vertuchou

Ah ! La belle pleine Lune,
Grosse comme une fortune !

La retraite sonne au loin,
Un passant, monsieur l'adjoint ;

Un clavecin joue en face,
Un chat traverse la place :

La province qui s'endort !
Plaquant un dernier accord,

Le piano clôt sa fenêtre.
Quelle heure peut-il bien être ?

Calme lune, quel exil !
Faut-il dire : ainsi soit-il ?

Lune, ô dilettante lune,
A tous les climats commune,

Tu vis hier le Missouri,
Et les remparts de Paris,

Les fiords bleus de la Norwège,
Les pôles, les mers, que sais-je ?

Lune heureuse ! Ainsi tu vois,
A cette heure, le convoi

De son voyage de noce !
Ils sont partis pour l'Écosse.

Quel panneau, si, cet hiver,
Elle eût pris au mot mes vers !

Lune, vagabonde lune,
Faisons cause et mœurs communes ?

Ô riches nuits ! Je me meurs,
La province dans le cœur !

Et la lune a, bonne vieille,
Du coton dans les oreilles.

Jules Laforgue

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La poésie, c’est ce qui restait de l’amour

21 Novembre 2015, 04:52am

Publié par vertuchou

“La poésie, c’est ce qui restait de l’amour.

Tout poème était enfant de l’amour, un orphelin qui ne trouvait plus à qui parler.”

Jean-Marc Parisis

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