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Articles avec #emois

Pourquoi il faut aimer Anne

11 Octobre 2016, 03:48am

Publié par vertuchou

Lundi 13 juillet (64)
Pourquoi il faut aimer Anne


Je le sais aujourd’hui plus que jamais.
J’ai reçu sa lettre anxieusement attendue.
Anne est ma joie
ma grâce
mon espérance.
Parfois je m’étonne de la place
qu’elle occupe dans ma vie.
Surprise de l’âme qui doute du bonheur !
Anne est semblable
à cette vague
violente et pure.
Elle donne et prend
mais elle sait qu’elle donne
et ne sait pas qu’elle prend.
Quand elle se brise
elle n’est pas écume
mais lumière.

François Mitterrand

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Aujourd'hui

3 Octobre 2016, 03:03am

Publié par vertuchou

Aujourd'hui je peux vraiment savoir que je vous aime.

Parce que je vous aime comme on doit aimer : dans le renoncement.

Je vous aime sans vous avoir; Vous ne me donnez rien et je vous aime.


Alice Ferney, La conversation amoureuse

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Avec certains êtres

29 Septembre 2016, 02:49am

Publié par vertuchou

Avec certains êtres, très rares, il faudrait ne pas parler. Il faudrait tout de suite être dans les bras, caresser le visage, les paupières, les joues, les lèvres, les effleurer d’un doigt, lentement d’abord, puis dans un baiser, passionnément. S’embrasser. S’étreindre. Les mots sont inutiles. Les mots viendraient plus tard confirmer ce que les corps ont su dès les premiers instants.

— Laurence Tardieu, Un temps fou

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Le premier jour de notre rencontre

21 Septembre 2016, 03:05am

Publié par vertuchou

Le premier jour de notre rencontre, je trouvais dans votre visage certains traits, certains passages moins doux, peut-être. Maintenant ce sont ceux-là que je préfère ; je ne les regarde jamais sans une tendresse immense, sans une grande envie de vous parler plus amicalement encore.
Il y a des gestes, des phrases, des mouvements de fonds que j’ai recueillis précieusement, sans que vous le sachiez : je me rappelle, le premier jour, votre façon de me regarder en face tout d’un coup — comme on regarde quelqu’un qui ment. Je me rappellerai toujours le son de votre voix, si simple, si grave et si drôle. […] Je n’oublierai jamais cette émotion qui m’a bouleversé, le soir du premier vendredi, lorsque, sentant mes coudes écorchés, j’ai compris tout à coup : « c’est que, plusieurs heures, je suis resté accoudé, penché sur elle ». […] Je me rappellerai encore bien d’autres choses plus belles, comme ces grands frissons qui vous traversent et vous font tant de mal et qui sont beaux pourtant. C’est ainsi que vous me faites mal et que je vous aime pourtant.

— Lettre d’Alain Fournier à Jeanne, 1910

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Chloé, vos lèvres sont douces

13 Septembre 2016, 03:18am

Publié par vertuchou

Chloé, vos lèvres sont douces. Vous avez un teint de fruit.

Vos yeux voient comme il faut voir et votre corps me fait chaud... I

l me faudra des mois, des mois, pour que je me rassasie des baisers à vous donner.

Il faudra des ans de mois pour épuiser les baisers que je veux poser sur vous,

sur vos mains, sur vos cheveux, sur votre cou...

Chloé, je voudrais sentir vos seins nus sur ma poitrine, mes deux mains croisées sur vous,

vos bras autour de mon cou, votre tête parfumée dans le creux de mon épaule,

et votre peau palpitante, et l'odeur qui vient de vous.

Boris Vian, L'écume des jours

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A l'instant il voulut être aimé d'elle

5 Septembre 2016, 03:15am

Publié par vertuchou

A l'instant il voulut être aimé d'elle. C'était aussi violent que mystérieux.

Mais c'était vivre l'expérience la plus intéressante de la vie.

Il n'était ni assez sot, ni si jeune, qu'il pût l'ignorer. Il ne l'ignorait pas,

et, pactisant avec son mal, il le pensa même avec une clarté extraordinaire.

Ceci expliquera qu'il ne se retint pas. Ni de la contempler, ni de la désirer.

Elle ne ressemblait à personne qu'il eût déjà aimé, elle ne réitérait pas un passé.

Mais elle était si jolie ! Il ne pouvait tout simplement pas la regarder.

Une silhouette, les traits d'un visage, une expression tendre, une indifférence

étaient le centre déclencheur d'une attraction.

Aline Ferney, La conversation amoureuse

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Elle aima ces instants où il était maladroit

24 Août 2016, 03:15am

Publié par vertuchou

Elle aima ces instants où il était maladroit, où il hésitait.
Elle comprenait qu'elle avait voulu cela plus que tout,
retrouver les hommes par un homme qui ne soit pas forcément
un habitué des femmes. Qu'ils redécouvrent ensemble
le mode d'emploi de la tendresse.
(…) Des larmes coulèrent le long de ses tempes.
Il embrassa ses larmes.
Et de ses baisers naquirent d'autres larmes aussi,
les siennes, cette fois-ci

David Foenkinos, La délicatesse.

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Pour ne pas que l’horizon nocturne ne nous déçoive

16 Août 2016, 03:17am

Publié par vertuchou

Pour ne pas que l’horizon nocturne ne nous déçoive,

je t’offre les fleurs de ma poésie d’un voix douce et suave.

Mes mots se posent sur toi comme des jolis dessous de soie

que je me ferai un plaisir d’ôter…

J’ai la nuit pour parcourir ta peau et je te promets de compter le nombre exact

de tes grains de beauté…

Je me plonge dans ton bain et j’entends l’eau de pluie tomber…

Correspondance des sables du désert, corps responsable des danses du désir…

On dit que faire l’amour c’est ne plus sentir, la différence entre donner

et prendre du plaisir.

Je t’écris une pleine page de caresses, pour même ta peau aime,

mes poèmes…

Souleymane Diamanka

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Ils se regardent

8 Août 2016, 03:44am

Publié par vertuchou

Ils se regardent, se regardent jusqu'aux larmes. Et pour la première fois de sa vie

elle dit les mots convenus pour le dire - les mots des livres, du cinéma, de la vie,

de tous les amants.

- Je vous aime.


Marguerite Duras, L'amant de la Chine du Nord

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Lettre à J.

31 Juillet 2016, 03:52am

Publié par vertuchou

Mon cœur, je te regarde.
Ton cœur pur, je le vois.
Je le contemple sur ton visage,
Dans ton corps, dans tes gestes.
Le temps s’arrête quand je te contemple,
Mon cœur s’ouvre comme une grenade,
Je voudrais qu’un moment tu sois en moi,
Pour voir ta beauté par mes yeux,
Sentir comme elle me déchire de douceur.
Il n’y a plus personne.
Quand je te regarde, personne qui te ressemble.
Je te contemple et tout ce temps
Un chemin s’ouvre dans le monde.
Il est haut, très étroit, on dirait
Une entaille profonde le long d’un arbre
Une échelle pour le ciel.
Il fait si beau, si bleu,
Presque immobile je file
Dans la brise, la caresse.
Je te vois, homme d’indicible beauté,
Mais peut-être est-ce mon visage
Que je regarde en toi, qui te regarde en moi.

...

Alina Reyes

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