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Articles avec #poetes d'aujourd'hui

Ardiente sombra / Ombre ardente

5 Avril 2010, 14:22pm

Publié par vertuchou


Abierto

irremediablemente

al  fruto descarnado

de tu ausencia,

atestado

de pieles nocturnas,

cargando moradas

de polvo y osamentas

heme aqui

viendo a la muerte

ocultar

et ruido profundo

de tu lampara.

 (....)

Juan Ojeda

 

 

Kandinsky EinigeKreise1926


Ouvert

irrémédiablement

au fruit décharné

de ton absence,

encombré

de chairs nocturnes,

emportant des demeures

de poussière et d'ossements

me voici, voyant la mort

cacher

le bruit profond

de ta flamme.

(…)

Juan Ojeda

 

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Chaleur estivale

3 Avril 2010, 19:13pm

Publié par vertuchou

 

 

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Sur la plage le parasol fermé pointe au firmament

Ma langue savoure les grains de sel sur mes lèvres moites

Mes pieds s’enfoncent dans le sable chaud

Le sommeil me guette

Le rêve m’attend

Le soleil grandit l’éternité de mes pensées.

Je répète jusqu’à l’hallucination les vers que tu as écrits pour moi,

une nuit à coté des étoiles.

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Sous l’astre de l’été

je revis notre amour : colonne ivre du temple de l’éternité

Les saisons se succèdent

Et moi,

je crois encore aux feux d’artifices.

Sybille Rembard

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L'insecte

31 Mars 2010, 20:55pm

Publié par vertuchou

De tes hanches à tes pieds

je veux faire un long voyage

Moi, plus petit qu’un insecte
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Je vais parmi ces collines,
elles sont couleur d’avoine
avec des traces légères
que je suis seul à connaître,
des centimêtres roussis,
de blafardes perspectives.

Là se dresse une montagne.
Jamais je n’en sortirai.
Ô quelle mousse géante!
Et un cratère, une rose
de feu mouillé de rosée!

par tes jambes je descends
en filant en spirale
ou dormant dans le voyage
et j’arrive à tes genoux,
à leur ronde dureté
pareille aux âpres sommets
d’un continent de clarté.

Puis je glisse vers tes pieds
et vers les huits ouvertures
de tes doigts, fuseaux pointus,
tes doigts lents, péninsulaires,
et je tombe de leur haut
dans le vide du drap blanc
où je cherche,insecte aveugle
et affamé ton contour
de brûlante poterie !

Pablo Néruda 

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Primevère de printemps

30 Mars 2010, 22:09pm

Publié par vertuchou

Chaleur estivale

Veillés par une primevère solitaire
nous nous sommes retrouvés à la lisière du monde.
Les pétales nous regardaient surpris
la terre encore blanche de neige
les rayons du soleil embrumés.
L’hiver est parti, tu l’as senti.


 

PP00

 

Nous avons osé le désir éphémère
ensemble
nous nous sommes laissés éblouir.
La chaleur de tes mains m’a caressée sans me toucher
pétale primitif
Ton regard m’a modelée
neige de printemps
Ton souffle a enluminé mon âme
rayon de certitudes
Tes mots ont su, pour un instant, orner notre futur
Eternellement embrumé.


Sybille Rembard

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Les passantes

27 Mars 2010, 07:49am

Publié par vertuchou


Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
on songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

  Antoine Pol

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Quelque chose, quelqu'un

26 Mars 2010, 16:02pm

Publié par vertuchou


Sur la pierre, sous la pierre,
les lucioles comme des lanternes du temps.
 Quelqu'un descend le talus, tu ne sais pas si c'est toi,
l'eau est chaude, la route aussi,
sur sa chair l'enfance scintille.
Petites étoiles...
immobiles.
 
Sylvie Fabre G.

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Quincaillerie

25 Mars 2010, 21:41pm

Publié par vertuchou

Dans une quincaillerie de détail en province
des hommes vont choisir
des vis et des écrous
et leurs cheveux sont gris et leurs cheveux sont roux
ou roidis ou rebelles.

La large boutique s'emplit d'un air bleuté,
dans son odeur de fer
de jeunes femmes laissent fuir
leur parfum corporel.

Il suffit de toucher verrous et croix de grilles
qu'on vend là virginales
pour sentir le poids du monde inéluctable.

Ainsi la quincaillerie vogue vers l'éternel
et vend à satiété
les grands clous qui fulgurent.

Jean Follain

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Si j’osais... Si seulement j’osais...

22 Mars 2010, 21:15pm

Publié par vertuchou

Si j’osais... Si seulement j’osais...

Je vous raconterais la façon dont votre ombre
Se glisse certains soirs, chez moi, dans la pénombre

Pour matérialiser mes rêves les plus fous
Défiant la bienséance, transgressant mes tabous ;
Le frôlement de vos mains, que j’imagine si douces
Qui m’attirent contre vous sans que je les repousse ;
Comment mon subconscient dessine votre image
Et bouscule ma vie, si rangée et si sage ;
Mes doigts sur votre nuque, qui plongent dans vos cheveux
Sentant que vos désirs se font plus impérieux ;
La façon dont vos lèvres embrasent tous mes sens,
Vos caresses qui me donnent cette étrange souffrance.
Je vous dirai ce feu qui consume nos corps
Dans la danse sensuelle que l’on invente alors...

Si j’osais... Si seulement j’osais...

Mais... Le temps passe, et l’aube se lève, déjà...
Rassurez-moi : je n’ai rien dit n’est-ce pas ?
Tenons-nous en aux convenances voulez-vous ?
Je vous souhaite le bonjour... Dîtes... Me permettez-vous ?

Ce soir... Laissez sortir votre ombre !

 

 

Claudie Becques

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Le discours à la première personne (extrait)

21 Mars 2010, 17:42pm

Publié par vertuchou

J’aurais tant voulu vous aider
Vous qui semblez autres moi-même
Mais les mots qu’au vent noir je sème
Qui sait si vous les entendez

Tout se perd et rien ne vous touche
Ni mes paroles ni mes mains
Et vous passez votre chemin
Sans savoir ce que dit ma bouche

 

Votre enfer est pourtant le mien
Nous vivons sous le même règne
Et lorsque vous saignez je saigne
Et je meurs dans vos mêmes liens

 

Quelle heure est-il quel temps fait-il
J’aurais tant aimé cependant
Gagner pour vous pour moi perdant
Avoir été peut-être utile

 

C’est un rêve modeste et fou
Il aurait mieux valu le taire
Vous me mettrez avec en terre
Comme une étoile au fond d’un trou

 

Aragon

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Le parcours

20 Mars 2010, 08:10am

Publié par vertuchou

D'obstacles en terrasses
De rameaux en ténèbres
Le parcours est sans pitié

Va main à main
avec tant d'autres
Leur feu ton feu
seront alliés

Avance
La terre prendra ta forme

Elle n'abolit que les miroirs !

Andrée Chedid

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