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Que savent-ils de l'amour

30 Avril 2020, 01:29am

Publié par vertuchou

Que savent-ils de l'amour ceux qui croient que celui-ci n'offre que des terres paisibles et rassurantes ? Ceux qui pensent que la jouissance, l'euphorie des corps suffisent ? Ceux qui ignorent que l'amour se perpétue au-delà des sens, qu'il s'enracine à la fois dans la volupté et dans l'ailleurs ? Que l'amour tient du toucher, de l'odorat, du goût, de tous les sens, mais va plus loin encore ? Mystérieux comme la vie, pétri de folie et de sagesse.
Andrée Chedid, Le message

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Amour, amour

29 Avril 2020, 01:48am

Publié par vertuchou

Amour, amour
Maudit tourment
Pourquoi n’as-tu pas fleuri
En haut de tous les arbres ?

En haut de tous les arbres,
Sur les feuilles du noyer,
On t’aurait cueilli,
Tous les garçons et les filles

Puisque j’en ai cueilli moi aussi
Et je l’ai lâché
J’en ai cueilli moi aussi
Et je l’ai lâché

Mais j’en cueillerai encore
Si j’en peux trouver de bon
De bon, de beau,
Mon vieil amoureux

Pour lui, mon vieil amoureux
Je ferais tout dans ce monde
Je viderais la mer
Avec une cuillère

Je pêcherais des perles
Du fond marin
Et je nouerais une couronne de perles
Pour mon vieil amoureux

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Zadok the Priest

28 Avril 2020, 01:33am

Publié par vertuchou

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La cueillette

27 Avril 2020, 01:19am

Publié par vertuchou

Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette.
Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé,
Roses pâles d'amour qui couronnent ta tête,
S'effeuillent chaque été ?

Leurs tiges vont plier au grand vent qui s'élève.
Des pétales de rose ont chu dans le chemin.
O Belle, cueille-les, puisque nos fleurs de rêve
Se faneront demain !

Mets-les dans une coupe et toutes portes closes,
Alanguis et cruels, songeant aux jours défunts,
Nous verrons l'agonie amoureuse des roses
Aux râles de parfums.

Le grand jardin est défleuri, mon égoïste,
Les papillons de jour vers d'autres fleurs ont fui,
Et seuls dorénavant viendront au jardin triste
Les papillons de nuit.

Et les fleurs vont mourir dans la chambre profane.
Nos roses tour à tour effeuillent leur douleur.
Belle, sanglote un peu… Chaque fleur qui se fane,
C'est un amour qui meurt !

Guillaume Apollinaire

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La poésie. Elle s’adresse à

26 Avril 2020, 01:43am

Publié par vertuchou

La poésie. Elle s’adresse à ce qui en nous est le plus secret, le plus humble, le plus nu.

La poésie a pour moi aussi cette place particulière et singulière, ouvrant au sein de la

langue, un territoire étranger.

Esther Tellermann

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Tout le monde a le droit / Cualquiera tiene derecho

25 Avril 2020, 01:40am

Publié par vertuchou

Tout le monde a le droit
de dire ce qu’il pense.
Tout le monde a le droit
à condition d’être en accord avec
les lois, les traditions,
les collègues,
celui qui paye ton salaire,
le voisin d’en face et le gouvernement.

-------------- Ana María Rodas

Cualquiera tiene derecho
a decir lo que piensa.
Cualquiera tiene derecho
siempre que estén de acuerdo
las leyes, las costumbres,
los colegas,
el que te paga el sueldo,
el vecino de enfrente y el gobierno.

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La Polonaise héroïque, opus 53

24 Avril 2020, 01:55am

Publié par vertuchou

Frédéric Chopin, La Polonaise héroïque, opus 53 en la bémol majeur par Daniil Kharitonov .

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Il y a des moments où les femmes sont fleurs

23 Avril 2020, 01:16am

Publié par vertuchou

Il y a des moments où les femmes sont fleurs ;
On n'a pas de respect pour ces fraîches corolles...
Je suis un papillon qui fuit des choses folles,
Et c'est dans un baiser suprême que je meurs.

Mais il y a parfois de mauvaises rumeurs ;
Je t'ai baisé le bec, oiseau bleu qui t'envoles,
J'ai bouché mon oreille aux funèbres paroles ;
Mais, Muse, j'ai fléchi sous tes regards charmeurs.

Je paie avec mon sang véritable, je paie
Et ne recevrai pas, je le sais, de monnaie,
Et l'on me laissera mourir au pied du mur.

Ayant traversé tout, inondation, flamme,
Je ne me plaindrai pas, délicieuse femme,
Ni du passé, ni du présent, ni du futur !

Charles Cros

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Pardonnez-moi

22 Avril 2020, 01:26am

Publié par vertuchou

Pardonnez-moi. Je me débats depuis si longtemps. Pardonnez-moi, je n’en pouvais plus. Je voudrais être encore près de vous, vous dire que je vous aime, vous embrasser. Je sais que je vous parais absurde. Et aussi que je suis égoïste. Mais je suis devant vous tremblante, parce que j’ai peur de vous effrayer et de vous faire mal. Et que je ne sais plus du tout me maîtriser. Votre douceur me confond. Vous ne savez pas ce que c’est que d’être brûlée, et d’avoir sous les lèvres vos mains si douces, ou vos doux cheveux noirs, ou le duvet qui est sur vos joues, juste au-dessus de l’oreille. Il y a des mois que je m’interdis d’y penser. Je n’ai jamais aimé une femme comme je vous aime, Edith. [...] Je n’ai pas beaucoup de scrupules, d’ordinaire. Il ne m’est pas jusqu’ici arrivé de penser d’une fille : laisse-la, tu n’as pas le droit. Si je l’ai pensé de vous, ce n’est pas par devoir mais par tendresse. »

Lettre de Dominique Aury adressée à Edith Thomas, dimanche 27 octobre 1946.
*

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Le chant du printemps

21 Avril 2020, 02:04am

Publié par vertuchou

Dans la maison des peintures,
Commence le chant
Et se déploie,
S’effeuillent les fleurs, se suffisent les chants.

Le chant serpente,
Les grelots des tambourins
Vont et viennent,
Et leur répondent
Nos maracas fleuris
S’effeuillent les fleurs,
Se suffisent les chants.

Parmi les fleurs
Chante le beau faisan,
Et son chant se défait
Dans le ventre des eaux.
Ils lui font réponse
Les aras au plumage roux,
Le bel ara dans la beauté du chant.

Œuvre peinte est ton cœur,
Tu entres dans le chant,
Et frappes tes tambours,
Toi qui chantes,
Dans la maison du printemps,
Toi le pourvoyeur de plaisir.

Effeuille les roses,
Les fleurs de cacao,
Et toi qui chantes,
Dans la maison du printemps,
Toi le pourvoyeur de plaisir.

Tu fais offrande de fleurs,
De fleurs délicates,
Toi le pourvoyeur de plaisir,
Toi prince Nezahualcoyotzin !
Mon cœur le sait bien,
Elles se donnent pour durer,
Pour parer ton corps,
Les fleurs du printemps.

De là-bas,  ils viennent tous,
Du Lieu de la Dualité,
Dans le ventre du ciel,
Et toi aussi, dont les fleurs
Donnent le plaisir,
Toi, prince Nezahualcoyotzin !
Mon cœur le sait bien,
Elles se donnent pour durer,
Pour parer ton corps,
Les fleurs du printemps

Nezahualcoyotl

 

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