Suite pour orchestre n°3 en ré majeur
Jean-Sébastien Bach
Suite pour Orchestre n°3 en ré majeur
BWV 1068 - Gavotte I et II, Bourrrée et Gigue
Orchestre de chambre HERZLIYA
sous la conduite de Frank-Michael Erben
Coups de cœur
Jean-Sébastien Bach
Suite pour Orchestre n°3 en ré majeur
BWV 1068 - Gavotte I et II, Bourrrée et Gigue
Orchestre de chambre HERZLIYA
sous la conduite de Frank-Michael Erben
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Charles Baudelaire
Je t’offre un verre d’eau glacée
N’y touche pas distraitement
Il est le prix d’une pensée
Sans ornement
Tous les plaisirs de l’amitié
Combien cette eau me désaltère
Je t’en propose une moitié
La plus légère
Regarde Je suis pur et vide
Comme le verre où tu as bu
Il ne fait pas d’être limpide
Une vertu
Plus d’eau Mais la lumière sage
Donne à mon présent tout son prix
Tel, un poète où Dieu s’engage
Et reste pris
Odilon Jean-Périer
Henri Matisse
Vue sur Notre-Dame
1914
Huile sur toile
147,3 X 94,3 cm
La poesie, c'est ce qui interdit d'enfermer.
Une parole ouverte a la semblance d'une porte dans l'air.
Hubert Juin
Dans la lumière pâle des matinées striées de velours,
Dans l'air chaud et las qui pèse sur les rues de la ville,
Dans la dentelle des nuages bleutés languissants au creux du firmament,
Dans l'immensité du ciel offert derrière la fenêtre,
Dans la poussière qui danse avec grâce sous les assauts des vents millénaires,
Dans l'horizon qui engloutit lune et soleil jour après jour, nuit après nuit,
Dans les hurlements de chaque gorge, de chaque poumon, qui s'échouent contre les murs blancs,
Dans chaque mot tu, dans chaque silence qui emplit les paupières,
Partout, ton absence.
Plus que tout, ton absence.
Béatrice Gueritault
The Aurora from TSO Photography on Vimeo.
Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.
Par delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec presque rien, j'ai
refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'aurais refait la sienne tout aussi aisément.
Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.
Peut-être me direz-vous : « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?
Charles Baudelaire
Jean-Sébastien Bach
1685-1750
"Ich ruf zu dir Herr Jesu Christ"
BWV 639
(Je t'appelle, seigneur Jésus-Christ)
Piano: Anne Queffélec