Le mot ne désigne pas
...”Le mot ne désigne pas, il attend. Des forces sont cachées dessous.
Le langage est un apparent paysage, le langage
est comme la terre creuse sous nos pieds”...
Valère Novarina, Lumières des corps
Coups de cœur
...”Le mot ne désigne pas, il attend. Des forces sont cachées dessous.
Le langage est un apparent paysage, le langage
est comme la terre creuse sous nos pieds”...
Valère Novarina, Lumières des corps
La poésie est le journal d’un animal marin
qui vit sur terre et qui voudrait voler
Carl Sandburg
« Ce qui nous dépasse, et dont nous portons le grain
aussi certainement que nous portons notre corps,
cela s’appelle : Poésie. »
Andrée Chedid
« Le poème est comme Le Sphinx, il interroge. »
André Frénaud, Gloses à la sorcière
Le point extrême où tend le poète est de pouvoir dire
Fiat lux et que la lumière soit.
Georges Seferis, journal
« Toute mon œuvre de poète repose
sur cette conviction que l’art,
la poésie n'expriment pas l'existence
ou l'être humain mais les complètent.
Exprimer une chose, c'est toujours
n'en dire qu'une partie,
fort heureusement d'ailleurs.
Quand je parle, je ne m'exprime pas,
je me projette.
La poésie, l'art, sont donc
un prolongement de l'existence.
Par eux, je ne cherche pas à reproduire
la réalité ni même à la saisir,
mais à en inventer une autre
qui va éclore et continuer
à se déployer hors et en avant
de celle dont elle vient. »
Adonis
Ce que j’aimerais dire à chacun, c’est que la poésie nous aide à vivre mieux
et nous réconcilie avec la mort. C’est mon bonheur, ma gourmandise.
Stéphane Hessel
[...] sous chaque Mot de la poésie moderne gît une sorte de géologie existentielle,
où se rassemble un contenu total du Nom, et non plus son contenu électif
comme dans la prose et dans la poésie classiques. [...]
Le Mot a ici une forme générique, il est une catégorie.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boîte de Pandore
d’où s’envolent toutes les virtualités du langage ; il est donc produit et consommé
avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée.
Cette Faim du Mot, commune à toute la poésie moderne,
fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
Roland Barthes, Le Degré zéro de l’écriture
« Mourir à soi, revenir autre, il me semble que c’est justement,
l’expérience même de la poésie. »
André Frénaud, Notre inhabilité fatale
A quoi rêvent les routes, sinon de voyager pour leur propre compte ?
Le poème, en définitive, m’apparaît comme une barque détachée de la rive,
et qui plonge imperceptiblement avant d’épouser le fil du courant.
Marc Alyn