Le poème se nourrit de mouvements
Le poème se nourrit de mouvements ; mouvements de cet être intérieur
que certains appelleraient « âme ». Son rythme est celui de la vague.
Son destin est de traverser.
Andrée Chedid
Coups de cœur
Le poème se nourrit de mouvements ; mouvements de cet être intérieur
que certains appelleraient « âme ». Son rythme est celui de la vague.
Son destin est de traverser.
Andrée Chedid
Le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré. Les poèmes ont toujours de grandes marges blanches, de grandes marges blanches de silence où la mémoire ardente se consume pour recréer un délire sans passé. Leur principale qualité est non pas, je le répète, d'invoquer, mais d'inspirer. Tant de poèmes d'amour sans objet réuniront, un beau jour, des amants.
On rêve sur un poème comme on rêve sur un être. La compréhension, comme le désir, comme la haine, est faite de rapports entre la chose à comprendre et les autres, comprises ou incomprises.
C'est l'espoir ou le désespoir qui déterminera pour le rêveur éveillé, pour le poète, l'action de son imagination. Qu'il formule cet espoir ou ce désespoir et ses rapports avec le monde changeront immédiatement. Tout est au poète objet à sensations et, par conséquent, à sentiments. Tout le concret devient alors l'aliment de son imagination et l'espoir, le désespoir passent, avec les sensations et les sentiments, au concret.
Paul Eluard : L'Évidence poétique (1939).
Donnez-vous des rendez-vous partout,
-Dans les champs, dans les choux,
-Faites-vous des baisers tout de suite,
-Des serments sur le grand huit.
-Le temps passe à toute vitesse,
-Roulez jeunesse.
Louis Chedid
Le secret de la poésie ne consiste pas tant à offrir de la beauté
qu'à unir, à faire communiquer intimement l'âme des hommes.
Vicente Aleixandre Merlo
Les mots qui vont surgir savent
de nous ce que nous ignorons d'eux.
--- René Char
Un poème est une personne nue.
Bob Dylan
Sans Poésie - libre, follement libre - l'univers serait boule morte.
La poésie aux lèvres rouges : la potion magique pour guérir, peut-être,
l'angoisse électrique de l'inconnu qui écrivit une certaine heure de fièvre
sur les murs de Mai 1968 : « Y a-t-il une vie avant la mort ? »
André Laude
J’appelle poésie ce qui vous frappe comme un couteau au coeur.
Cioran
Le poète perce quelques trous
dans l'os du langage
pour en faire une flûte.
Ce n'est rien
mais ce rien parle de l'éternel.
Christian Bobin, Noireclaire
La poésie est ce rien – mais un rien qui annule le reste – qui
nous engage "entièrement" sur cette scène vide;
André du Bouchet