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chansons

Voyageur

14 Septembre 2014, 04:43am

Publié par vertuchou

Pas moi qui ai fait les voyages
C'est les voyages qui m'ont fait
Entre passeur et passage
C'est le métier qui me plait
Voir passer les caravanes
Mélanger l'ocre et le sang
Écouter près des Chamans
Les origines du temps
Pas moi qui ai fait les voyages
C'est les voyages qui m'ont fait
Entre passeur et passage
C'est le métier qui me plait
Dans le langage tambour
Il y a des dialectes inconnus
Pour dessiner les contours
D'une cité disparue
Pas moi qui ai fait les voyages
C'est les voyages qui m'ont fait
Entre passeur et passage
C'est le métier qui me plait
Pour chercher dans les racines
Le goût subtil des fruits
Et même dans les usines
La mécanique des mélodies
Pas moi qui ai fait les voyages
C'est les voyages qui m'ont fait
Entre passeur et passage
C'est le métier qui me plait
Alors jouons sur la rime
Entre le fleuve et la mer
Un voyageur anonyme
M'attendra pour prendre un verre
Trafiquant de métaphores
Insurgé de l'univers
Passage du mal d'aurore
Entre la mort et la mer
Pas moi qui ai fait les voyages
C'est les voyages qui m'ont fait
Entre passeur et passage
C'est le métier qui me plait
Pas moi qui ai fait les voyages
C'est les voyages qui m'ont fait
Entre passeur et passage
C'est le métier qui me plait

Bernard Lavilliers

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Le Diable "Ça va"

24 Août 2014, 04:12am

Publié par vertuchou

Un jour, un jour le diable vint sur Terre
Un jour le diable vint sur Terre
Pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le diable, il a tout entendu
Et après avoir tout vu, et après avoir tout entendu
Il est retourné chez lui, là-bas.
Et là-bas, on avait fait un grand banquet
A la fin du banquet, il s'est levé le diable, il a prononcé un discours
Ça va, il y a toujours un peu partout des feux illuminant la Terre
Ça va, les hommes s'amusent comme des fous
Au dangereux jeu de la guerre
Ça va, les trains déraillent avec fracas
Parce que des gars pleins d'idéal mettent des bombes sur les voies
Ça fait des morts originales, ça fait des morts sans confession
Des confessions sans rémission, ça va
Rien ne se vend mais tout s'achète, l'honneur et même la sainteté
Ça va, les États se muent en cachette en anonymes sociétés
Ça va, les grands s'arrachent les dollars venus du pays des enfants
L'Europe répète l'Avare dans un décor de mil neuf cent
Ça fait des morts d'inanition et l'inanition des nations, ça va
Les hommes, ils en ont tant vu que leurs yeux sont devenus gris
Ça va, et l'on ne chante même plus dans toutes les rues de Paris
Ça va, on traite les braves de fous et les poètes de nigauds
Mais dans les journaux de partout, tous les salauds ont leur photo
Ça fait mal aux honnêtes gens et rire les malhonnêtes gens
Ça va, ça va, ça va, ça va !

Jacques Brel

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Dans mon lit

12 Août 2014, 04:12am

Publié par vertuchou

Quand je rentre chez moi le soir
Je me lave les pieds sans retard
Et j'enfile mon pyjama rayé
Pour aller me coucher
Sitôt que je suis dans mes draps
C'est la fin de tous les tracas
Dès que je mets ma tête sur l'oreiller
Je commence à rêver

Il m'arrive des trucs terribles le soir dans mon lit
Je tire des lions comme à la cible et je bouffe des grizzlis
Dans les journaux de la ville
J'ai ma photographie en grand format et
Les femmes s'offrent à moi
J'escalade des montagnes et je bats des records
Je trafique de la came du pôle sud au pôle nord
Et la Reine d'Angleterre
Me suggère de remplacer le Prince Consort
Je franchis le mur du son
Sans ressentir un frisson
Je donne des interviews
Et l'on me trouve un talent fou des salles entières m'acclament debout
Je suis le premier pilote à prendre la fusée
Qui va porter sur la lune la recette du boeuf braisé
Je suis un vrai surhomme
Je sais voler de succès en succès

L'autre jour j'accours au bureau
Et je raconte tout de go
Les exploits de mon esprit mutin
Devant tous les copains
Y avait Gaby la secrétaire
Qu'écoutait sans en avoir l'air
Et qui murmure oui tout ça c'est merveilleux
Mais je vous propose bien mieux

Il m'arrive un truc terrible ce soir dans mon lit
J'ai le trac c'est infernal je me sens petit petit
Pas question que je dorme
Gaby est là étendue près de moi et
Je suis pas plus fier que ça
Quand ça m'arrivait en rêve je savais comment faire
Je tombais sans coup férir des filles aux seins de fer
Mais Gaby me regarde
Et ça me fait des trucs dans l'estomac
Elle s'approche un peu
Elle a de grands yeux bleus
Et de longs cheveux blonds
Qui s'entortillent dans les boutons de mon pyjama en toile d'avion
Mais voilà qu'elle m'embrasse et je sens tout tourner
Plus de lion, fini la chasse je suis ratatiné
Adieu mes rêves sages
Plus d'aventure et pourtant je sens bien

Que celle-là recommencera
Demain soir et après demain... Jusqu'à la fin des fins!

Boris Vian

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Malenfance

30 Juin 2014, 04:42am

Publié par vertuchou

Moi qui rêvais étant enfant

Que je vivrais plus de mille ans

Que j’irais plus loin que le vent

Moi qui ne rêvais qu’océans

Parce que mes rêves étaient trop grands

Quand j’y pense

J’ai parcouru les continents

Du plus petit jusqu’au plus grand

Connu toutes sortes de gens,

J’ai vu des couchers de soleil

Qui devaient se croire sans pareils

D’importance

D’arrogance

Mais c’est à toi que je pense

Malenfance

Malenfance

J’en ai gardé souvenance

Je ne t’oublierai jamais.

J’ai vu plus que je ne verrai

Et des châteaux et des palais

Plus grands que je ne les rêvais

Palais se croyant éternels

C’était l’argent griffant le ciel

Quand j’y pense

J’ai vu des femmes et des diamants

Lequel de l’autre était l’amant ?

Toi la beauté à toi l’orient.

Ensemble on cru naïvement

Pour eux s’arrêterait le temps

La puissance

La jouvence

Mais c’est à toi que je pense

Malenfance

Malenfance

J’en ai gardé souvenance

Je ne te t’oublierai jamais

Leny Escudero

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Je connais des bateaux

5 Juin 2014, 05:05am

Publié par vertuchou

Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants les entraînent trop fort.
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
À ne jamais risquer une voile au dehors.
Je connais des bateaux qui oublient de partir:
Ils ont peur de la mer à force de vieillir.
Et les vagues jamais ne les ont séparés,
Leur voyage est fini avant de commencer.
Je connais des bateaux tellement enchaînés
Qu'ils en ont désappris comment se regarder.
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment sûrs de ne pas se quitter.
2.- Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux
Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux.
Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu
Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux.

Je connais des bateaux qui n'ont jamais fin
De s'épouser encore tous les jours de leur vie
Et qui ne craignent pas parfois de s'éloigner
L'un de l'autre un moment pour mieux se retrouver.
Je connais des bateaux qui reviennent au port,
Labourés de partout mais plus graves et plus forts.
Je connais des bateaux étrangement pareils
Quand ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui reviennent d'amour,
Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour,
Sans jamais replier leurs ailes de géants
Parce qu'ils ont le coeur à taille d'océan!

Jean-Claude Giannada

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Mon amant de Saint-Jean

12 Mai 2014, 04:55am

Publié par vertuchou

Je ne sais pourquoi elle allait danser
à Saint Jean au musette
Mais quand ce gars lui a pris un baiser
Elle frissonnait, était chipée
Comment ne pas perdre la tête
Serré par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Elle qui l'aimait tant
Elle le trouvait le plus beau de Saint Jean
Elle restait grisée
Sans volonté
Sous ses baisers
Sans plus réfléchir, elle lui donnait
Le meilleur de son être
Beau parleur chaque fois qu'il mentait
Elle le savait, mais elle l'aimait
Comment ne pas perdre la tête
Serré par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Elle qui l'aimait tant
Elle le trouvait le plus beau de Saint Jean
Elle restait grisée
Sans volonté
Sous ses baisers
Mais hélas, à Saint Jean comme ailleurs
Un serment n'est qu'un leurre
Elle était folle de croire au bonheur
Et de vouloir garder son cœur
Comment ne pas perdre la tête
Serré par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Elle qui l'aimait tant,
Elle le trouvait le plus beau de Saint Jean,
Elle restait grisée
Sans volonté
Sous ses baisers
Elle qui l'aimait tant
Elle le trouvait le plus beau de Saint Jean,
Il ne l'aime plus
C'est du passé
N'en parlons plus
Il ne l'aime plus
C'est du passé
N'en parlons plus

paroles Léon Agel

musique : Emile Carrara

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Paint It Black

4 Mai 2014, 03:56am

Publié par vertuchou

I see a red door
And I want it painted black
No colors anymore
I want them to turn black
I see the girls walk by
Dressed in their summer clothes
I have to turn my head
Until my darkness goes
I see a line of cars
And they're all painted black
With flowers and my love
Both never to come back
I've seen people turn their heads
And quickly look away
Like a newborn baby
It just happens everyday
I look inside myself
And see my heart is black
I see my red door
I must have it painted black
Maybe then, I'll fade away
And not have to face the facts
It's not easy facing up
When your whole world is black
No more will my green sea
Go turn a deeper blue
I could not foresee this thing
Happening to you
If I look hard enough
Into the setting sun
My love will laugh with me
Before the morning comes
I see a red door
And I want it painted black
No colors anymore
I want them to turn black
I see the girls walk by
Dressed in their summer clothes
I have to turn my head
Until my darkness goes
I wanna see it painted
Painted black
Black as night
Black as coal
I wanna see the sun
Blotted out from the sky
I wanna see it painted, painted, painted
Painted black, yeah

The Rolling Stones

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Si j'étais moi

20 Mars 2014, 04:39am

Publié par vertuchou

Si j'étais moi,
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur
Si j'étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur
Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous
Si j'étais moi
Ni les démons que je cache
Les idées noires, les flammes que je crache
Ne me feraient peur
Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous
Si j'étais moi
Tout ce que j'ai sur le cour
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur
Si j'étais moi
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ferait mon bonheur

Zazie

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Mes lèvres

28 Février 2014, 04:50am

Publié par vertuchou

Mes lèvres sont mortes d’ivresse,
Embrasées dans un tourbillon,
Carillonnant plein de promesses,
En confettis et cotillons

Alors que tout autour de moi,
Semblait vibrer, tourbillonner,
Dans des éclats de rires gras,
Mes lèvres se sont desséchées

Je les avais brûlées pour toi,
Fardées de rouge et puis d’étoiles,
Amassées, cachées sous mon voile,
A l’aube en te croyant mon roi.

Mes lèvres sont mortes à minuit

Bien sûr, tu m’avais prévenue,
Venant après de moi, que toi,
Tu ne te mettrais pas à nu,
Que tu venais par désarroi,

Mais tes mains, tu me les tendais,
Tes mains trop grandes et tes doigts d’or,
Je les ai laissés me serrer,
Ils sont à la taille de mon corps.

Mes lèvres sont mortes à minuit

Quand dans ta nuit, tu m’as couchée,
C’est à ma bouche que tu pressais,
Ta tête lourde et ta douleur,
J’étais ton ange, ta douceur

Veilleuse de nuit, j’ai posé
Mes doigts sur tes yeux enfoncés,
Car je les sentais exploser,
Tes yeux, au creux de ta pensée.

Mes lèvres sont mortes à minuit

Ton ange, dans ce tourbillon,
Rêvait, quand ses lèvres ont pris feu,
Elles brûlaient pour le réveillon
Dans une brèche de tes yeux

Mes lèvres sont mortes à minuit
Au premier son du carillon,
Dont les douze coups m’ont réduite
En une pluie de cotillons

Mes lèvres sont mortes à minuit.

L (de son vrai nom Raphaële Lannadère)

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De la main gauche

28 Janvier 2014, 04:32am

Publié par vertuchou

Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais parlé
Elle hésite, elle est si gauche
Que je l'ai toujours cachée
Je la mettais dans ma poche
Et là elle broyait du noir
Elle jouait avec les croches
Et s'inventait des histoires
Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais compté
C'est celle qui faisait les fautes
Du moins, on me l'a raconté
Je m'efforçais de la perdre
Pour trouver le droit chemin
Une vie sans grand mystère
Où l'on n'se donne pas la main
Des mots dans la marge étroite
Tout tremblants qui font des dessins
Je me sens si maladroite
Et pourtant, je me sens bien
Tiens voilà, c'est ma détresse
Tiens voilà, c'est la vérité
Je n'ai jamais eu d'adresse
Rien qu'une fausse identité
Je t'écris de la main bête
Qui n'a pas le poing serré
Pour la guerre, elle n'est pas prête
Pour le pouvoir, n'est pas douée
Voilà que je la découvre
Comme un trésor oublié
Une vue que je recouvre
Pour les sentiers égarés
On prend tous la ligne droite
C'est plus court, oh oui, c'est plus court
On n'voit pas qu'elle est étroite
Qui n'y a plus d'place pour l'amour
Je voulais dire que je t'aime
Sans espoir et sans regrets
Je voulais dire que je t'aime
T'aime, parce que ça sonne vrai

Chanson de Danielle Messia Musique coécrite avec Jean Fredenucci

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