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chansons

De La Main Gauche

27 Mars 2013, 05:45am

Publié par vertuchou

Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais parlé
Elle hésite, est si gauche
Que je l'ai toujours cachée

Je la mettais dans ma poche
Et là, elle broyait du noir
Elle jouait avec les croches
Et s'inventait des histoires

Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais compté
Celle qui faisait des fautes
Du moins on l'a raconté

Je m'efforçais de la perdre
Pour trouver le droit chemin
Une vie sans grand mystère
Où l'on se donnera la main

Des mots dans la marge étroite
Tout tremblant qui font de dessins
Je me sens si maladroite
Et pourtant je me sens bien

Tiens voilà, c'est ma détresse
Tiens voilà, c'est ma vérité
Je n'ai jamais eu d'adresse
Rien qu'une fausse identité

Je t'écris de la main bête
Qui n'a pas le poing serré
Pour la guerre elle n'est pas prête
Pour le pouvoir n'est pas douée

Voilà que je la découvre
Comme un trésor oublié
Une vie que je recouvre
Pour les sentiers égarés

On prend tous la ligne droite
C'est plus court, ho oui, c'est plus court
On ne voit pas qu'elle est étroite
Il n'y a plus de place pour l'amour

Je voulais dire que je t'aime
Sans espoir et sans regrets
Je voulais dire que je t'aime, t'aime
Parce que ça semble vrai

 


Chanson écrite par  Danielle Messia

musique  de Danielle Messia et Jean Fredenucci

 

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Un Homme Heureux

11 Mars 2013, 05:10am

Publié par vertuchou

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-il toujours un peu les mêmes ?
Ils ont quand ils s'en viennent
Le même regard d'un seul désir pour deux.
Ce sont des gens heureux.

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-il toujours un peu les mêmes ?
Quand ils ont leurs problèmes,
Ben y'a rien à dire,
Y'a rien à faire pour eux.
Ce sont des gens qui s'aiment.

Et moi j'te connais à peine,
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux.
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux.
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne,
Il faut me l'dire au fond des yeux.
Quelque soit le temps que ça prenne,
Quelque soit l'enjeu,
Je veux être un homme heureux.

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles ?
Ils ont un monde à eux
Que rien n'oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle.

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils tou]ours un peu cruels ?
Quand ils vous parlent d'eux,
Y'a quelque chose qui vous éloigne un peu.
Ce sont des choses humaines.

Refrain
Je veux être un homme heureux

William Sheller

 

 

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le baiser

21 Février 2013, 05:02am

Publié par vertuchou

Amour, s'élevant des brumes,
promets-moi ceci et seulement ceci
Que le souffle sacré me touche
comme un chant du vent,
douce communion d'un baiser


Soleil, flirtant à travers le gris,
entre et atteins-moi d'un rayon
tombant qui s'évanouirait en silence
Juste pour me montrer
comment faire don de mon cœur

Et arriva un chœur cristallin,
apparut pendant mon sommeil pour m'appeler de mon nom
Et lorsqu'il descendit et s'approcha
en disant : "Le temps de mourir est passé",
un nouveau chant fut alors chanté
jusqu'à ce que quelque part nos souffles s'unissent


Etoiles, éclatant dans le ciel,
entendez le cri de mort de la triste nova,
souvenir chatoyant.
Venez me soutenir
alors que vous m'apprenez à voler


Soleil, filtrant à travers le gris
entre et atteins-moi d'un rayon
tombant qui s'évanouirait en silence
Juste pour me montrer
comment faire don de mon cœur


Et plus tard hôtes étincelants
venez combler mes rêves, descendez sur des rayons ardents
Je les ai vus tomber dans leur clarté
là où gisent nos pauvres corps
Apaisez-nous doucement et dites :
« Nous allons essuyer vos larmes »

Amour, s'élevant des brumes,
promets-moi ceci et seulement ceci
Que le souffle sacré me touche
comme un chant du vent
douce communion d'un baiser

Judee Sill

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La nuit je mens

12 Février 2013, 05:29am

Publié par vertuchou

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née

À la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d'eau

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose

Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho ...

Alain Bashung

 

 

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L'invitation

4 Février 2013, 05:40am

Publié par vertuchou

Ah je brûle je brûle 
les tentacules m'attrapant du fond des enfers
me donnent la cruelle sensation de marcher 
pieds nus sur du verre
La bonté de ta main généreuse et parfaite 
qui me fait signe d'avancer
me donne l'aimable sensation d'être à la vie de nouveau convié, convié.

A la table des convives, convives
Qu'on vive jusqu'à ce que repu l'on en meurt
Tu m'invites à prendre ma place à partager le miel des honneurs de ton coeur.
Volontiers j'accepte le meilleur traitement
Que l'on réserve tout exclusivement
Aux invités le festin nu, qui fait les langues au soir se délier
se délier yeah

Oh je brûle je brûle 
de goûter à présent à tous ces nectars affolants
dont le poison noir et pourpre fait battre indécent le sang des amants.

Ton baiser confiant m'appelle à tout autre destin adoré,
me donne l'aimable sensation d'être à la vie de nouveau convié, convié.

Convié yeah

Ah qu'y puis qu'y puis je, la liqueur volatile
je veux toute la partager,
à la table des poètes, des assassins,
tout comme moi ici conviés.

Volontiers j'accepte le meilleur traitement
Que l'on réserve tout exclusivement
Aux invités le festin nu, qui fait les langues au soir se délier
se délier yeah
yeah yeah yeah...

Etienne Daho


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Le Fil

20 Janvier 2013, 05:37am

Publié par vertuchou

C'est un air détaché
Pour chanter le fil enchanté,
Qui, malgré nos airs fâchés,
Dit : "Tâchez de vivre attaché,
Les cœurs des cœurs approchés,
Accrochés par un fil caché.
Si le monde est démanché,
Tâchez de pas le lâcher."

[Refrain] :
Le joli fil entre nos cœurs passé,
Oh, le fil...
Le fil de nos sentiments enlacés,
Oh, le fil nous lie, nous relie.

Sur la Terre, tout est gâché,
Empêché, presque arraché,
Alors faut s'amouracher,
S'aimer, vivre attaché.
Politiciens éméchés,
Sachez qu'on peut se fâcher,
Qu'il faut pas ce fil toucher,
L'arracher ni l'effilocher.

[Refrain]

C'est un air détaché
Pour chanter le fil enchanté.

Le joli fil entre nos cœurs passé,
Oh, le fil...
Le fil de nos sentiments enlacés,
Oh, le fil...
Le fil qui nous sert à nous resserrer,
Oh, le fil...
Le fil tendu, entre nous, comme un lien,
Oh, le fil...
Qui nous tient, nous retient,
Le joli fil entre nos cœurs passé,
Oh, le fil...
Le fil tendu entre nous comme un lien,
Oh, le fil...
Qui nous tient, nous retient.

Alain Souchon



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Noir de monde

5 Janvier 2013, 05:54am

Publié par vertuchou

En moi gronde une ville
Grouille la foule dessaoulée
Ses envies au hachoir
À moi s’agrippent des grappes de tyrans
Des archanges aux blanches canines
Qu’on me disperse
Je suis noir de monde
Qu’on me dispense
Du son des leçons
Qu’on me dissipe

En moi se vautrent des divans
De l’aorte à la carotide
Circulent des rumeurs
À faire pâlir
Qu’on me disperse
Je suis noir de monde
Qu’on me dispense
Du son des leçons
Qu’on me distribue
À tous les Jésus

Je voudrais t’aimer comme un seul homme
Arrêter d’inonder la Somme
Avoir l’amour en bandoulière
L’amour en bandoulière

En moi gronde une ville
Grouille la foule dessaoulée
Ses envies au hachoir
À moi s’agrippent des grappes de tyrans
Des archanges aux blanches canines
Tueurs de mémoire à la conscience obèse
Jouent du Varèse

Qu’on me disloque
Qu’on me dispatche
Qu’on m’évapore
Qu’on me disperse
Je suis noir de monde
Qu’on me dispense
Du son des leçons
Qu’on me distribue
À tous les Jésus

Je voudrais t’aimer comme un seul homme
Arrêter d’inonder la Somme
Avoir l’amour en bandoulière
L’amour en bandoulière

Qu’on me disloque
Qu’on me disperse
Qu’on m’évapore
Qu’on me disperse

 

Alain Bashung

 

 

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1, 2, 3

22 Décembre 2012, 05:04am

Publié par vertuchou

1,2,3
Y en a 1 de trop
C'est pas toi c'est l'autre

Assis en face un soir
Beau comme un étranger
On a échangé un regard
Et maintenant je veux t'échanger

1,2,3
C'était mieux à 2
Les yeux dans les yeux

Mais pas 2 sans trois
Je veux vivre sans toi
Ou bien tout se trouble

Je croise son double au détour des rues
Quand je suis dans tes bas
Je ne vois plus que lui

Assis en face un soir
Beau comme un étranger
On a échangé un regard
Et maintenant je veux t'échanger

Assis en face un soir
Beau comme un étranger
On a échangé un regard
Et je veux t'échanger

je veux t'échanger

1,2,3
Mon soleil c'était toi
Je suis perdue

3,2,1
C'est trois fois mieux toute seule
Sans compte à régler
Et puis de deux perdus
10 de retrouvés

Dix de retrouvés


Camille

 

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La carte du tendre

4 Décembre 2012, 05:31am

Publié par vertuchou

Le long du fleuve qui remonte

Par les rives de la rencontre

Aux sources d'émerveillement

On voit dans le jour qui se lève

S'ouvrir tout un pays de rêve

Le tendre pays des amants

On part avec le cœur qui tremble

Du bonheur de partir ensemble

Sans savoir ce qui nous attend

Ainsi commence le voyage

Semé d'écueils et de mirages

De l'amour et de ses tourments

 

Quelques torrents de médisance

Viennent déchirer le silence

Essayant de tout emporter

Et puis on risque le naufrage

Lorsque le vent vous mène au large

Des îles d'infidélité

Plus loin le courant vous emporte

Vers les rochers de la discorde

Et du mal à se supporter

Enfin la terre se dénude

C'est le désert de l'habitude

L'ennui y a tout dévasté

 

Quand la route paraît trop longue

Il y a l'escale du mensonge

L'auberge de la jalousie

On y déjeune de rancune

Et l'on s'enivre d'amertume

L'orgueil vous y tient compagnie

Mais quand tout semble à la dérive

Le fleuve roule son eau vive

Et l'on repart à l'infini

Où l'on découvre au bord du Tendre

Le jardin où l'on peut s'étendre

 

Georges Moustaki

 

 

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Juste le temps de vivre

22 Novembre 2012, 05:13am

Publié par vertuchou

Il a dévalé la colline
Ses pieds faisaient rouler des pierres
Là-haut entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie

 

Il respirait l'odeur des arbres
Il respirait de tout son corps
La lumière l'accompagnait
Et lui faisait danser son ombre

 

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il sautait à travers les herbes
Il a cueilli deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil

 

Les canons d'acier bleu crachaient
De courtes flammes de feu sec
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l'eau

 

Il y a plongé son visage
Il riait de joie il a bu
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il s'est relevé pour sauter

 

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Une abeille de cuivre chaud
L'a foudroyé sur l'autre rive
Le sang et l'eau se sont mêlés

 

Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil

 

Le temps de rire aux assassins
Le temps d'atteindre l'autre rive
Le temps de courir vers la femme.
Juste le temps de vivre.

 

Boris Vian

 

 

 

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