Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vertuchou.over-blog.com

chansons

Les Marquises

27 Mai 2020, 01:32am

Publié par vertuchou

Ils parlent de la mort comme tu parles d’un fruit
Ils regardent la mer comme tu regardes un puits
Les femmes sont lascives au soleil redouté
Et s’il n’y a pas d’hiver, cela n’est pas l’été
La pluie est traversière, elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise, le temps s’immobilise
Aux Marquises

Du soir, montent des feux et des points de silence
Qui vont s’élargissant, et la lune s’avance
Et la mer se déchire, infiniment brisée
Par des rochers qui prirent des prénoms affolés
Et puis, plus loin, des chiens, des chants de repentance
Et quelques pas de deux et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise et l’alizé se brise
Aux Marquises

Le rire est dans le cœur, le mot dans le regard
Le cœur est voyageur, l’avenir est au hasard
Et passent des cocotiers qui écrivent des chants d’amour
Que les sœurs d’alentour ignorent d’ignorer
Les pirogues s’en vont, les pirogues s’en viennent
Et mes souvenirs deviennent ce que les vieux en font
Veux-tu que je te dise : gémir n’est pas de mise
Aux Marquises

Jacques Brel

 

Voir les commentaires

Amour, amour

29 Avril 2020, 01:48am

Publié par vertuchou

Amour, amour
Maudit tourment
Pourquoi n’as-tu pas fleuri
En haut de tous les arbres ?

En haut de tous les arbres,
Sur les feuilles du noyer,
On t’aurait cueilli,
Tous les garçons et les filles

Puisque j’en ai cueilli moi aussi
Et je l’ai lâché
J’en ai cueilli moi aussi
Et je l’ai lâché

Mais j’en cueillerai encore
Si j’en peux trouver de bon
De bon, de beau,
Mon vieil amoureux

Pour lui, mon vieil amoureux
Je ferais tout dans ce monde
Je viderais la mer
Avec une cuillère

Je pêcherais des perles
Du fond marin
Et je nouerais une couronne de perles
Pour mon vieil amoureux

Voir les commentaires

J'aimerais tant savoir

5 Avril 2020, 01:59am

Publié par vertuchou

J'aimerais tant savoir comment tu te réveilles,
J'aurais eu le plaisir de t'avoir vue dormir
La boucle de cheveux autour de ton oreille,
L'instant, l'instant précieux où tes yeux vont s'ouvrir.
On peut dormir ensemble à cent lieues l'un de l'autre,
On peut faire l'amour sans jamais se toucher,
L'enfer peut ressembler au paradis des autres
Jusqu'au jardin désert qu'on n'avait pas cherché.

Quand je m'endors tout seul, comme un mort dans sa barque,
Comme un vieux pharaon je remonte le Nil.
Les années sur ma gueule ont dessiné leur marque,
Mes grands soleils éteints se réveilleront-ils ?
On dit depuis toujours "le soleil est un astre,
Il se lève à cinq heures ou sept heures du matin",
Mais chaque heure pour moi n'est qu'un nouveau désastre,
Il n'est pas sûr du tout qu'il fera jour demain.

Je ne suis jamais là lorsque tu te réveilles,
Alors je parle seul pour faire un peu de bruit,
Mes heures s'éternisent et sont toutes pareilles,
Je ne distingue plus ni le jour ni la nuit,
Je ne crois pas en Dieu mais j'aime les églises
Et ce soir je repense au gisant vénitien
Qui me ressemblait tant... Mais la place était prise
Toi seule sais vraiment pourquoi je m'en souviens.

Bernard Dimey

Voir les commentaires

Le temps de vivre

20 Mars 2020, 01:57am

Publié par vertuchou

Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres, mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie
Viens, je suis là, je n'attends que toi
Tout est possible, tout est permis
Viens, écoute ces mots qui vibrent
Sur les murs du mois de mai
Ils nous disent la certitude
Que tout peut changer un jour
Viens, je suis là, je n'attends que toi
Tout est possible, tout est permis
Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres, mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie

Georges Moustaki

Voir les commentaires

Grands soirs

28 Février 2020, 01:45am

Publié par vertuchou

 

Tes grains de beauté dans le dos
Je les ai comptés un par un
Comme les points dans ces jeux idiots
Qu'on relie pour faire un dessin
Et pour ta peau de léopard
Moi j'aurais marché sur les mains
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin?
 
Rappelle toi que l'on riait
Nous étions ivres un jour sur deux
Tu dansais, moi je titubais
Et nous en prenions jusqu'aux yeux
Mais quand c'est fini c'est trop boire
Quand c'est rendre tout ce trop plein
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin?
 
Et toute la nuit sur cette place
S'embrasser au cœur de la foule
Ta mèche que la brise agace
Comme une petite vague qui roule
Était-ce le vent de l'histoire
La promesse des beaux lendemains
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin?
 
Tes grains de beauté dans le dos
C'est à peine si je m'en souviens
C'est comme les fleurs, comme les photos
C'est comme les vieux horaires de train
C'est comme ranger dans un tiroir
Ça fane, ça jaunit, ça déteint
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin?
 

Alex  Beaupain

Voir les commentaires

Fernando de Noronha

13 Février 2020, 01:32am

Publié par vertuchou

Et dans la nuit nous éclairons nos pas, à la lumière blanche d’un téléphone, nous remontons la pente comme ça.

Ce soir à Fernando de Noronha, nous avons regardé le soleil tomber dans l’océan pour la quatrième fois.
Chaque fois c’est pareil, une fille regarde la lumière orange, elle positionne sa main pour faire semblant de tenir un point minuscule entre ses doigts, chaque fois il y a un couple en haut des rochers à cet endroit, chaque fois sur nos lèvres il y a la cachaça, la menthe, le citron vert, chaque fois le cœur se serre.
Tout le monde voit la même chose en même temps. Tout le monde ressent, pareil et différent.
La suite c’est comme après les feux d’artifice, les gens repartent à l’envers vers la ville et les lumières, les restaurants ventilateurs, Bota Fogo, téléviseurs. Vers des chambres d’hôtels inconnues, des carrelages ensablés sous les pieds nus, des chargeurs d’Iphone inconstants, des best-sellers laissés par des couples allemands.

Et nous éclairons nos pas, à la lumière blanche d’un téléphone, nous remontons la pente comme ça.

Nous sommes tous les quatre, dans la nuit noire, sur le chemin de terre, nos pieds dans la poussière qui dérapent.
Toi tu es l’aîné.
Tu marches devant avec moi.
En septembre tout changera pour toi.
Pour la première fois, tu partiras seul dans les rues de Paris.
Ce soir dans la pente tu me parles.
Tu ne parles pas si souvent.
En sortant des théâtres, des cirques, des salles de cinéma, parfois je pensais ça.
Tu gardais les choses pour toi.
À la fin des anniversaires, en recherchant tes affaires, en me penchant pour lacer tes chaussures à terre.
Je me retrouvais avec toi dans la rue, avec toi et tes cheveux trempés du chahut, transpirant d’avoir tellement couru. Et tu disais oui c’était bien. C’était bien.

Tu ne posais pas de questions. Les avions, les serpents, l’amour, les étoiles filantes.
Mais ce soir tu me parles dans la pente.
Et je garde ça pour moi. Mélangé au citron vert, à la menthe, à la cachaça.
Et je me demande si dans ma vie une seule fois je me sentirai plus proche de toi.
Que maintenant, à cet instant.

Dans la nuit nous éclairons nos pas à la lumière blanche d’un téléphone, nous remontons la pente comme ça.

Vincent Delerm

 

Voir les commentaires

L'espoir

24 Janvier 2020, 02:05am

Publié par vertuchou

Sur la noirceur du soleil,
Sur le sable des marées
Sur le calme du sommeil
Sur mon amour retrouvé
Le soleil se lève aussi
Et plus fort que sa chaleur
Plus la vie croit en la vie
Plus s'efface la douleur

Pour ces semaines très noires,
Pour ces belles assassinées
Pour retrouver la mémoire
Pour ne jamais oublier
Il faut te lever aussi
Il faut chasser le malheur
Tu sais que parfois la vie
A connu d'autres couleurs

Et si l’espoir revenait
Tu le croiras jamais
Dans le secret, dans l'amour fou
De toutes tes forces, va jusqu'au bout
Et si l'espoir revenait ?

Sur mes doutes et ma colère
Sur les nations déchainées
Sur ta beauté au réveil
Sur mon calme retrouvé
Le soleil se lève aussi
J'attendais cette lumière
Pour me sortir de la nuit
Pour oublier cet enfer

Pour voir ce sourire d'enfant
Pour ces cahiers déchirés
Pour enfin que les amants
N'aient plus peur de s'enlacer
Le soleil se lève aussi
Le soleil se lève aussi
Le Soleil .....

Et si l’espoir revenait
Tu le croiras jamais
Dans le secret, dans l'amour fou
De toutes tes forces, va jusqu'au bout
Et si l'espoir revenait ?

Pour la noirceur du soleil
Sur le sable des marées
Pour ta beauté au réveil
Pour mon calme retrouvé
Et si l’espoir revenait
Tu ne me croiras jamais
Dans le secret, dans l'amour fou
De toutes tes forces, va jusqu'au bout
Et si l'espoir revenait ?

Bernard Lavilliers, Jeanne Cherhal

 

Voir les commentaires

Prisonnière

4 Janvier 2020, 01:57am

Publié par vertuchou

"Oh mais c'est encore vous mon cher"
"Oh mais c'est encore vous mon cher"
Me dit-elle tout à coup
Me dit-elle tout à coup

Oh je me sens de vous prisonnière
Oh je me sens de vous prisonnière
Faites de moi ce que vous
Faites de moi ce que vous

Donnons-nous rendez-vous à la rivière
Donnons-nous rendez-vous à la rivière
Lavons-nous de la boue
Lavons-nous de la boue

Prenez-moi dans vos bras mon cher
Prenez-moi dans vos bras mon cher
Et oublions tout
Et oublions tout

Et tenons-nous debout dans la lumière
Et tenons-nous debout dans la lumière
Soyons prêts à tout
Soyons prêts à tout

Il en va de la vie, de nos mères
Il en va de la vie, de nos pères
Il en va de nous
Il en va de nous

Oh je me sens de vous prisonnière
Oh je me sens de vous prisonnière
Faites de moi ce que vous
Faites de moi ce que vous

Paroles : Philippe Djian / Stephan Eicher

Musique :  Stephan Eicher

Voir les commentaires

Lise

19 Décembre 2019, 01:05am

Publié par vertuchou

Lise prend des airs
Qui déstabilisent
Les valises de Lise
Sont pleines d'air
Que veux-tu que je lui dise
Elle fait tout de travers
Elle fonctionne à l'envers
Sous ses airs de marquises
Les vers de Lise
Se lisent autour d'un verre
(Se lisent autour d'un verre)
Les vers de Lise
Se lisent autour d'un verre
(Se lisent autour...)
Elle ne manque pas d'air
Il faudrait que tu lises
Un ou deux de ses vers
Légers comme une brise
Lise, elle n'est jamais acquise
Ton cœur, elle te le brise
Ton âme, elle te la perd
En écrivant ses vers
Les vers de Lise
Se lisent autour d'un verre
(Les vers de Lise
Se lisent autour d'un verre)
Les vers de Lise
Se lisent autour d'un verre
(De Lise...)
Lise, une fille singulière
Elle te tourne à l'envers
Elle n'est pas si soumise
Elle te fait changer d'air
Lise, elle déguise ses vers
Pour ne pas être comprise
Pour ne pas être prise
Pour une terre à terre
Les vers de Lise
Se lisent autour d'un verre
(Les vers de Lise
Se lisent autour d'un verre)
Les vers de Lise
Se lisent autour d'un verre
(Se lisent autour...
...de Lise)

 Emilie Simon

Voir les commentaires

De la main gauche ?

21 Novembre 2019, 01:24am

Publié par vertuchou

Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais parlé
Elle hésite, elle est si gauche
Que je l'ai toujours cachée
Je la mettais dans ma poche
Et là elle broyait du noir.
Elle jouait avec les croches
Et s'inventait des histoires
Je t'écris De la main gauche
Celle qui n'a jamais compté
C'est celle qui faisait les fautes
Du moins, on l'a raconté.
Je m'efforçais de la perdre
Pour trouver le droit chemin
Une vie sans grand mystère
Où l'on n'se donne pas la main.
Des mots dans la marge étroite
Tout tremblants qui font des dessins.
Je me sens si maladroite
Et pourtant, je me sens bien.
Tiens voilà, c'est ma détresse
Tiens voilà, c'est la vérité.
Je n'ai jamais eu d'adresse
Rien qu'une fausse identité.
Je t'écris de la main bête
Qui n'a pas le poing serré
Pour la guerre, elle n'est pas prête
Pour le pouvoir, n'est pas douée.
Voilà que je la découvre
Comme un trésor oublié
Une vue que je recouvre
Pour les sentiers égarés.
On prend tous la ligne droite
C'est plus court, oh oui, c'est plus court
On n'voit pas qu'elle est étroite
Qui n'y a plus d'place pour l'amour.
Je voulais dire que je t'aime
Sans espoir et sans regrets
Je voulais dire que je t'aime
T'aime, parce que ça sonne vrai.

Danielle Messia

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>