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chansons

De velours et de soie

11 Février 2018, 02:17am

Publié par vertuchou

Les fleurs sauvages
Les océans du monde
Les îles blondes
M'avaient toujours tenté

Finis les grands voyages
Finis les ciels oranges
Tous les frissons étranges
Tu me les as donnés

De velours et de soie
Comme ta chair parfumée
De lumière et de velours
Comme tes yeux

De rose et de lumière
Comme le goût de ta bouche
De sang et de rose fraîche
Comme tes joues

De feu, d'or et de sang
Comme un baiser que tu me donnes
D'argent de feu et d'or
Comme ton corps qui s'abandonne

De soleil et d'argent
Tes cheveux dans le vent mauve
De plaisir et de soleil
Comme une nuit dans tes bras

Boris Vian
 

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Ta source

14 Janvier 2018, 02:51am

Publié par vertuchou

Elle naît tout en bas d'un lieu géométrique
À la sentir couler, je me crois à la mer
Parmi les poissons fous, c'est comme une musique
C'est le printemps et c'est l'automne et c'est l'hiver

L'été, ses fleurs mouillées au rythme de l'extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l'amour n'a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n'ont plus besoin d'enfants

Elles coulent les sources, en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées, celles qu'on n'ouvre plus
Sous des linges qu'on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques, ça me fait croire qu'il a plu

Qui que tu sois, toi que je vois, de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n'en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l'improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens

Ta dune, je la vois, je la sens qui m'ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s'en va
Qui s'en va et revient mieux que l'imaginable
Ta source, tu le sais, ne s'imagine pas

Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la Terre
Ta source s'est perdue au fond de ma poitrine

Ta source... je l'ai bue

Léo Ferré

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Qui ?

21 Décembre 2017, 02:08am

Publié par vertuchou

Qui frôlera tes lèvres
Et vibrant de fièvre
Surprenant ton corps
Deviendra ton maître
En y faisant naître
Un nouveau bien-être
Un autre bonheur ?

Qui prendra la relève
Pour combler tes rêves
Et sans un remords
D'un éclat de rire
Saura te conduire
À mieux me détruire
Au fond de ton cœur ?

Qui peut être cet autre
Qui sera cet intrus ?
Dans tout ce qui fut nôtre
Quand je ne serais plus?

Qui prendra ta faiblesse
Avec des caresses
Et des mots d'amour
En couvrant d'oubli
Nos jours de folies ?
Qui prendra ta vie
Au bout de mes jours ?

Nous vivons à vingt ans d'écart
Notre amour est démesuré
Et j'ai le cœur au désespoir
Pour ces années
Car lorsque mes yeux seront clos
D'autres yeux vont te contempler
Aussi je lutte avec ce mot
De ma pensée

Qui sans que tu protestes
Refera les gestes
Qui ne sont qu'à nous
Lorsque je t'embrasse
Lorsque je t'enlace
Qui prendra ma place
Autour de ton cou ?

Qui connaîtra tes scènes
De folie soudaine
Ou bien de courroux ?
Qui aura la chance
D'avoir ta présence
Souvent quand j'y pense
Je deviens jaloux

Qui ? nul ne peut le dire
Qui ? nous n'en savons rien
Et mon cœur se déchire
En pensant que quelqu'un

Te prendra un je t'aime
Et par ce je t'aime
Je le sais déjà
Il prendra ta bouche
Il prendra ta couche
Et m'enterrera
Pour la seconde fois

Charles Aznavour

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La vie, c'est comme une dent

9 Décembre 2017, 03:00am

Publié par vertuchou

La vie, c'est comme une dent
D'abord on y a pas pensé,
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis,
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie.

Boris Vian

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La mélancolie

7 Septembre 2017, 03:09am

Publié par vertuchou

" LA MELANCOLIE
C'est un' rue barrée
C'est c'qu'on peut pas dire
C'est dix ans d'purée
Dans un souvenir
C'est ce qu'on voudrait
Sans devoir choisir
LA MELANCOLIE
C'est un chat perdu
Qu'on croit retrouvé
C'est un chien de plus
Dans le mond' qu'on sait
C'est un nom de rue
Où l'on va jamais
LA MELANCOLIE
C'est se r'trouver seul
Plac' de l'Opéra
Quand le flic t'engueule
Et qu'il ne sait pas
Que tu le dégueules
En rentrant chez toi
C'est décontracté
Ouvrir la télé
Et r'garder distrait
Un Zitron' pressé
T'parler du tiercé
Que tu n'a pas joué
LA MELANCOLIE
LA MELANCOLIE
C'est voir un mendiant
Chez l'conseil fiscal
C'est voir deux amants
Qui lis'nt le journal
C'est voir sa maman
Chaqu' fois qu'on s'voit mal
LA MELANCOLIE
C'est revoir Garbo
Dans la rein' Christine
C'est revoir Charlot
A l'âge de Chaplin
C'est Victor Hugo
Et Léopoldine
LA MELANCOLIE
C'est sous la teinture
Avoir les ch'veux blancs
Et sous la parure
Fair' la part des ans
C'est sous la blessure
Voir passer le temps
C'est un chimpanzé
Au zoo d'Anvers
Qui meurt à moitié
Qui meurt à l'envers
Qui donn'rait ses pieds
Pour un revolver
LA MELANCOLIE
LA MELANCOLIE
C'est les yeux des chiens
Quand il pleut des os
C'est les bras du Bien
Quand le Mal est beau
C'est quelquefois rien
C'est quelquefois trop
LA MELANCOLIE
C'est voir dans la pluie
Le sourir' du vent
Et dans l'éclaircie
La gueul' du printemps
C'est dans les soucis
Voir qu'la fleur des champs
LA MELANCOLIE
C'est regarder l'eau
D'un dernier regard
Et faire la peau
Au divin hasard
Et rentrer penaud
Et rentrer peinard
C'est avoir le noir
Sans savoir très bien
Ce qu'il faudrait voir
Entre loup et chien
C'est un DESESPOIR
QU'A PAS LES MOYENS
LA MELANCOLIE
LA MELANCOLIE "

Léo Ferré

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Attendons que ma joie revienne

14 Août 2017, 02:37am

Publié par vertuchou

Attendons que ma joie revienne
Et que se meure le souvenir
De cet amour de tant de peine
Qui n'en finit pas de mourir.
Avant de me dire je t'aime,
Avant que je puisse te le dire,
Attends donc que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire.

Laisse-moi. Le chagrin m'emporte
Et je vogue sur mon délire.
Laisse-moi. Ouvrez cette porte.
Laisse-moi. Je vais revenir.
J'attendrai que ma joie revienne
Et que soit mort le souvenir
De cet amour de tant de peine
Pour lequel j'ai voulu mourir.
J'attendrai que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire,
Que le vent ait séché ma peine
Et la nuit calmé mon délire.

Il est, paraît-il, un rivage
Où l'on guérit du mal d'aimer.
Les amours mortes y font naufrage,
Epaves noires du passé.
Si tu veux que ma joie revienne,
Qu'au matin, je puisse sourire
Vers ce pays où meurt la peine,
Je t'en prie, laisse-moi partir.
Il faut de mes amours anciennes
Que périsse le souvenir
Pour que, libérée de ma chaîne,
Vers toi, je puisse revenir.

Alors, je t'en fais la promesse,
Ensemble nous irons cueillir
Au jardin fou de la tendresse
La fleur d'amour qui va s'ouvrir
Mais c'est trop tôt pour dire je t'aime,
Trop tôt pour te l'entendre dire.
La voix que j'entends, c'est la sienne.
Ils sont vivants, mes souvenirs.
Pardonne-moi: c'est lui que j'aime.
Le passé ne veut pas mourir

Barbara

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Nous voyageons de ville en ville

20 Juillet 2017, 02:44am

Publié par vertuchou

Nous voyageons de ville en ville
Nous représentons des motos
Des bicyclettes et des bateaux
La route est notre domicile
Un jour ici, un jour ailleurs
Nous vivons libres et sans attache
Lutins farfelus et potaches
Courant de bonheur en bonheur

Préférant au pire le meilleur
La bonne humeur à la tristesse
Les jolies filles aux laideronesses
Et le plaisir à la douleur

Nous voyageons de fille en fille
Nous butinons de coeurs en coeurs
A tire d'ailes, dans chaque port
A corps perdus dans chaque ville
Notre vie c'est le vent du large
L'odeur du pain, le goût du vin
Le soleil pâle des matins
Le soleil noir des soirs d'orage

Le sourire d'une enfant sage
La sieste dans le foin coupé
L'amour fou au milieu des blés
Et le vent frais sur le visage

Nous voyageons de ville en ville
Nos lendemains sont incertains
Une blonde vous tend la main
C'est à nouveau la vie facile
Un jour ici, un jour ailleurs
Notre vie comme un romance
S'élance sur un air de chance
Courant de bonheur en bonheur

Préférant le joie au malheur
L'intelligence à la bêtise
A l'hypocrisie la franchise
Aux gendarmes les gens de coeur

Nous voyageons de fête en fête
On nous désigne de la main
On nous appelle les forains
En vérité on est poètes
Un jour sérieux, un jour rieurs
Notre vie joue en alternance
La tragédie de l'existence
Et la comédie du bonheur

Amis à la vie, à la mort
Princes sans peur et sans reproche
Chevaliers sans un sou en poche
Par contre notre coeur est d'or

Nous voyageons de ville en ville
Du Val-de-Loire au bord du Rhin
On nous appelle les forains
La route est notre domicile

Nous voyageons de ville en ville
Du Val-de-Loire au bord du Rhin
On nous appelle les forains
La route est notre domicile !

Michel Legrand

https://www.youtube.com/watch?v=oRIB-q76arM

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Ton visage

25 Mai 2017, 10:56am

Publié par vertuchou

Des yeux bruns pour le jour, des yeux verts pour l'amour, ton visage
Des yeux que j'aimerai pour deux éternités, ton visage
Une bouche à jamais douce comme un secret, ton visage
Il est beau, il est chaud, il est ma fleur de peau, ton visage
En me fermant les yeux, je le devine au creux des nuages

J'ai dû fermer les yeux, j'aurais dû faire un noeud aux nuages
Le vent s'est retourné et la pluie m'a soufflé ton visage
Et je me suis saoulé pour tâcher d'oublier ton visage
Mais il reste collé dressé sur mon passé, qui s'ennuie mon passé
Et je le redessine et le vent le ressouffle, ton visage

Je suis capitaine d'un bateau de peine qui ne coulera jamais
J'ai deux fois la peine de son capitaine qui ne s'embarqueront plus

Et je me suis saoulé pour tâcher d'oublier ton visage
Et je me saoule encore à jeun et à tribord, quel voyage
Hier c'était demain, demain ce sera toujours ton visage
Il s'entête à coller comme un drapeau mouillé en retraite
Et je le redessine et le vent le ressouffle, ton visage

Des yeux bruns pour le jour, des yeux verts pour l'amour, ton visage
Des yeux que j'aimerai pour deux éternités, ton visage
Il est beau, il est chaud, il est ma fleur de peau, ton visage
En me fermant les yeux, je le devine au creux des nuages
Des yeux bruns pour le jour, des yeux verts pour l'amour, ton visage

TON VISAGE
paroles: Jean-Pierre Ferland
musique: Paul de Margerie

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Parce que je t’aime

21 Mai 2017, 02:46am

Publié par vertuchou

C'est parce que ton épaule à mon épaule,
Ta bouche à mes cheveux
Et ta main sur mon cou,
C'est parce que, dans mes reins,
Quand ton souffle me frôle,
C'est parce que tes mains,
C'est parce que joue à joue,
C'est parce qu'au matin,
C'est parce qu'à la nuit,
Quand tu dis “viens”, je viens.
Tu souris, je souris.

C'est parce qu'ici ou là,
Dans un autre pays,
Pourvu que tu y sois,
C'est toujours mon pays.
C'est parce que je t'aime
Que je préfère m'en aller.
C'est mieux, bien mieux, de se quitter
Avant que ne meure le temps d'aimer.

C'est parce que j'ai peur de voir s'endeuiller
Les minutes, les heures, les secondes passées,
C'est parce que je sais qu'il faut un presque rien
Pour défaire une nuit et se perdre au matin.
Je ne laisserai pas pencher sur notre lit
Ni l'ombre d'un regret, ni l'ombre d'un ennui.
Je ne laisserai pas mourir au fil des jours
Ce qui fut toi et moi, ce qui fut notre amour.
Pour qu'il ne soit jamais emporté par le temps,
Je l'emporte moi-même. Il restera vivant.

Oh laisse-moi, je t'aime
Mais je préfère m'en aller.
C'est mieux, tu sais, de se quitter
Avant que ne meure le temps d'aimer.

J'en ai vu, comme nous, qui allaient à pas lents
Et portaient leur amour comme on porte un enfant.
J'en ai vu, comme nous, qui allaient à pas lents
Et tombaient à genoux, dans le soir finissant.
Je les ai retrouvés, furieux et combattant
Comme deux loups blessés. Que sont-ils maintenant ?

Ca, je ne veux pas. Je t'aime.
Je ne veux pas nous déchirer.
C'est mieux, tu sais, de nous quitter
Avant que ne meure le temps d'aimer.
C'est mieux, bien mieux, de nous quitter
Avant que ne meure le temps d'aimer…

Barbara

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The Light From One

8 Mars 2017, 02:54am

Publié par vertuchou

I am holding your torch
I won't hold it no more
You can have it, take it, use it

I am holding your torch
I won't hold it no more
You can have it, take it, use it

I'll need both my hands to hold my own
I need only one light

I'm in your room
We've been here for weeks now
Your windows are painted
With nothing real
I hear music, filtering through it all
I press my ear against the wall

I'll need both my hands to hold my own
I need only one light

Before it gets dark
Before it's all gone
I know I have to put yours down
The light is going dim
My torches, they are both fading

I'll need both my hands to hold my own
I need only one light

I'll need both my hands to hold my own
I need only one light

I'll need both my hands
I'll need both my hands
I'll need both my hands
I'll need both my hands

I'll need both my hands to hold my own
I need only one light

Ane Brun

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