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chansons

A peine

3 Décembre 2015, 04:27am

Publié par vertuchou

A peine le jour s'est levé,
A peine la nuit va s'achever
Que déjà, ta main s'est glissée,
Légère, légère.
A peine sorti du sommeil,
A peine, à peine tu t'éveilles
Que déjà, tu cherches ma main
Que déjà, tu frôles mes reins.

L'aube blafarde, par la fenêtre,
L'aube blafarde, va disparaitre.
C'est beau : regarde par la fenêtre.
C'est beau : regarde le jour paraitre.

A chaque jour recommencé,
A se vouloir, à se garder,
A se perdre, à se déchirer,
A se battre, à se crucifier.
Passent les vents et les marées.
Mille fois perdus, déchirés,
Mille fois perdus, retrouvés,
Nous restons là, émerveillés.

Mon indocile, mon difficile
Et puis docile, mon si fragile,
Tu es la vague où je me noie,
Tu es ma force, tu es ma loi.

A peine le temps s'est posé,
Printemps, hiver, automne, été.
Tu t'en souviens ? C'était hier,
Printemps, été, automne, hiver.
A peine tu m'avais entrevue,
Déjà, tu m'avais reconnue.
A peine je t'avais souri
Que déjà, tu m'avais choisie.

Ton indocile, ta difficile
Et puis docile, ta si fragile,
Je suis la vague où tu te noies,
Je suis ta force, je suis ta loi.

Dans la chambre, s'est glissée l'ombre.
Je t'aperçois dans la pénombre.
Tu me regardes, tu me guettes.
Tu n'écoutais pas, je m'arrête.
Au loin, une porte qui claque.
Il pleut, j'aime le bruit des flaques.
Ailleurs, le monde vit, ailleurs
Et nous, nous vivons là, mon cœur
Et je m'enroule au creux de toi
Et tu t'enroules au creux de moi.

Le temps passe vite à s'aimer.
A peine l'avons-nous vu passer
Que déjà, la nuit s'est glissée,
Légère, si légère.
Ta bouche à mon cou, tu me mords.
Il fait nuit noire au dehors.
Ta bouche à mon cou, je m'endors.
Dans le sommeil, je t'aime encore.

A peine je suis endormie
Que déjà, tu t'endors aussi.
Ton corps, à mon corps, se fait lourd.
Bonsoir, bonne nuit, mon amour…

Paroles: R. Romanelli. Musique: Barbara

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Grands soirs

25 Novembre 2015, 04:20am

Publié par vertuchou

Tes grains de beauté dans le dos
Je les ai comptés un par un
Comme les points dans ces jeux idiots
Qu'on relie pour faire un dessin

Et pour ta peau de léopard
Moi j'aurais marché sur les mains
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?

Rappelle toi que l'on riait
Nous étions ivres un jour sur deux
Tu dansais, moi je titubais
Et nous en prenions jusque aux yeux

Mais quand c'est fini c'est trop boire
Quand c'est rendre tout ce trop plein
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?


Et toute la nuit sur cette place
S'embrasser au cœur de la foule
Ta mèche que la brise agace
Comme une petite vague qui roule

Était-ce le vent de l'histoire
La promesse des beaux lendemains
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?

Tes grains de beauté dans le dos
C'est à peine si je m'en souviens
C'est comme les fleurs, comme les photos
C'est comme les vieux horaires de train

C'est comme rangé dans un tiroir
Ça fane, ça jaunit, ça déteint
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?

Alex Beaupain

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Je te promets

5 Novembre 2015, 04:36am

Publié par vertuchou

Je te promets le sel au baiser de ma bouche

Je te promets le miel à ma main qui te touche
Je te promets le ciel au dessus de ta couche
Des fleurs et des dentelles pour que tes nuits soient douces

Je te promets la clé des secrets de mon âme
Je te promets ma vie de mes rires à mes larmes
Je te promets le feu à la place des armes
Plus jamais des adieux rien que des au-revoirs

J'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil
J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel
J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent
J'te promets une histoire différente des autres
J'ai tant besoin d'y croire encore

Je te promets des jours tout bleus comme tes veines
Je te promets des nuits rouges comme tes rêves
Des heures incandescentes et des minutes blanches
Des secondes insouciantes au rythme de tes hanches

Je te promets mes bras pour porter tes angoisses
Je te promets mes mains pour que tu les embrasses
Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir
J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoir

J'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil
J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel
J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent
J'te promets une histoire différente des autres
Si tu m'aides à y croire encore

Et même si c'est pas vrai, si on te l'a trop fait
Si les mots sont usés, comme écris à la craie
On fait bien des grands feu en frottant des cailloux
Peut-être avec le temps à la force d'y croire
On peut juste essayer pour voir

Et même si c'est pas vrai, même si je mens
Si les mots sont usés, légers comme du vent
Et même si notre histoire se termine au matin
J'te promets un moment de fièvre et de douceur
pas toute le nuit mais quelques heures ...

Je te promets le sel au baiser de ma bouche
Je te promets le miel à me main qui te touche
Je te promets le ciel au dessus de ta couche
Des fleurs et des dentelles pour que tes nuits soient douces...

Jean-Jacques Goldman

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Betty

20 Octobre 2015, 03:04am

Publié par vertuchou

Tu n'as pas sommeil
Tu fumes et tu veilles
T'es toute écorchée
T'es comme un chat triste
Perdu sur la liste
Des objets trouvés
La nuit carcérale
Tombant sur les dalles
Et ce lit glacé
Aller et venir
Soleil et sourire
Sont d'l'autre coté

Ces murs, ces grillages
Ces portes et ces cages
Ces couloirs, ces clés
Cette solitude
Si dure et si rude
Qu'on peut la toucher
Ce rayon de lune
Sur le sol allume
Visage oublié
De celui que t'aimes
Qui tire sur sa chaîne
Comme un loup blessé

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'ont couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Je sais, tu vas rester là
T'aimerais plus t'réveiller, plus jamais rêver

Je te dis je t'aime
Dans ce court poème
Dans ce long baiser
Tu es ma frangine
Juste une féminine
Que j'avais rimée
Je te donne ma force
Mes mots et mes notes
Pour te réchauffer
Je haie la morale
Les prisons centrales
Les maisons d'arrêt

Je n'ai pas sommeil
Je fume et je veille
Et j'ai composé
Une chanson d'amour
Une chanson secours
Pour l'autre côté
Pour ceux que l'on jette
Dans les oubliettes
Dans l'obscurité
Pendant qu'les gens dorment
Au fond du conforme
Sans se réveiller

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'ont couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Tu sais, on s'retrouvera, là
Ailleurs, en plein soleil ...

Bernard Lavilliers

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Au revoir mon amour

19 Septembre 2015, 05:16am

Publié par vertuchou

Ça fait bientôt une heure
Que tu es arrivée
Que je t'ai vue t'asseoir
À côté
Ça fait bientôt une heure
Sans oser te parler
Et soudain il arrive
Et vous vous en allez

Au revoir mon amour
Peut-être un autre jour
Peut-être une autre année
Au revoir mon amour
La vie n'est pas finie
La vie n'est pas passée

C'est une autre aujourd'hui
Qui s'avance vers moi
C'est une autre et c'est toi
Qui me passe à côté


C'est un nouveau visage
Dont les yeux sont fermés
Qui ne veut pas me connaître
Ni m'aimer

Au revoir mon amour
Peut-être un autre jour
Peut-être une autre année
Au revoir mon amour
La vie n'est pas finie
La vie n'est pas passée

Où peux-tu te trouver
Aujourd'hui ou es-tu
Prête à ne pas me voir
Où es-tu ?
Te prépares-tu chez toi
À ne pas me rencontrer
Ou bien à m'ignorer
Où es-tu ?

À plus tard mon amour
Peut-être un autre jour
Peut-être une autre année
À plus tard mon amour
Nous avons tout le temps
Je ne suis pas pressé
Peut-être mon amour
Mieux vaut ne pas s'aimer
Qu'un jour ne plus s'aimer.

 

Dominique A

 

 

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Les gens qui doutent

15 Septembre 2015, 04:13am

Publié par vertuchou

J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur cœur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils nous semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas “comme il faut”
Ceux qui, avec leurs chaînes
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du cœur
Pour n'avoir pas su dire :
“Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur”

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants

Ceux qui sans oriflamme
Et daltoniens de l'âme
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'histoire
Leur rende les honneurs

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui doutent
Mais voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie :
“Merci d'avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu

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L'instant de grâce

5 Septembre 2015, 04:22am

Publié par vertuchou

Dans nos mains,
On serre les mêmes rêves, les mêmes intentions,
Dessinant les contours d'un seul horizon,
Oh, Dieu que c'est bon...

Sous nos yeux,
La foule qui s'avance dans un mélange,
Faire partir de la danse, saisir le mouvement,
Oh, Dieu que c'est grand...

C'est ici, je le sens... C'est L'instant...
C'est ici et maintenant!
Que tout se passe....
A la merci d'un présent, que rien ne menace.

En ce point culminant, et qui nous dépasse,
C'est ici et maintenant!
L'instant de grâce...

Sous nos peaux, sa fait battre le sang,
Sa le change en or.
Et suspendre le temps comme une petite mort,
Oh, Dieu que c'est fort...

C'est trop court,
Ces moments de magie, qu'ils durent toujours...
On espère l'infini, allé sans retour à l'amour.

C'est ici, je le sens... C'est l'instant...
C'est ici et maintenant!
Que tout se passe...
A la merci d'un présent, que rien ne menace.

En ce point culminant, et qui nous dépasse,
C'est ici et maintenant!
C'est ici et maintenant!
L'instant de grâce...

C'est ici et maintenant!
Que tout se passe,
C'est ici et maintenant!
L'instant de grâce...

Julie Zenatti

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Aime-moi

13 Août 2015, 04:59am

Publié par vertuchou

Aime-moi
Déshabille-toi
Aime-moi

Aime-moi
Et nue contre moi
Aime-moi

Même si les hommes d'avant moi
Et j'en meurs quand je les vois
T'ont aimée
Je t'aime

Aime-moi
Tandis qu'entre le
Soleil rouge

Aime-moi
Ton coeur bat
Et ton ventre bouge

Même si les femmes d'avant toi
Tu en pleures quand tu les vois
M'ont aimé
Je t'aime

Certains jours j'ai dans le coeur
Moins d'amour que de douleur
Je veux tout, même la couleur
De ton corps reprends-la-leur

Certains jours on a dans l'âme
Plus de drames que de douceurs
Je veux tout, même la pâleur
De tes yeux reprends-la-leur

Aime-moi
Le vent te caresse
Et te trouble

Aime-moi
Tu es ma faiblesse
Et mon double

Aime-moi
Tandis qu'entre le
Soleil rouge

Aime-moi
Ton coeur bat
Et ton ventre bouge

Aime-moi
Tes mains sur mon corps
Font main basse

Aime-moi
Encore et encore
Ma vie passe

paroles : Jean-Loup Dabadie, musique: Julien Clerc.

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Cette blessure

2 Août 2015, 04:45am

Publié par vertuchou

Cette blessure

Où meurt la mer comme un chagrin de chair

Où va la vie germer dans le désert

Qui fait de sang la blancheur des berceaux

Qui se referme au marbre du tombeau

Cette blessure d'où je viens

Cette blessure

Où va ma lèvre à l'aube de l'amour

Où bat ta fièvre un peu comme un tambour

D'où part ta vigne en y pressant des doigts

D'où vient le cri le même chaque fois

Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure

Qui se referme à l'orée de l'ennui

Comme une cicatrice de la nuit

Et qui n'en finit pas de se rouvrir

Sous des larmes qu'affile le désir

Cette blessure

Comme un soleil sur la mélancolie

Comme un jardin qu'on n'ouvre que la nuit

Comme un parfum qui traîne à la marée

Comme un sourire sur ma destinée

Cette blessure d'où je viens

Cette blessure

Drapée de soie sous son triangle noir

Où vont des géomètres de hasard

Bâtir de rien des chagrins assistés

En y creusant parfois pour le péché

Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure

Qu'on voudrait coudre au milieu du désir

Comme une couture sur le plaisir

Qu'on voudrait voir se fermer à jamais

Comme une porte ouverte sur la mort

Cette blessure dont je meurs

Léo Ferré.

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J'ai plongé dans le bruit

27 Juillet 2015, 04:02am

Publié par vertuchou

Je connais les couleurs qui se marient à toi
J'ai juré sur l'honneur tous des milliers de fois
J'ai plongé dans le bruit pour oublier tout ça
J'ai plongé dans le bruit pour oublier tout ça

J'ai revu la candeur qui se cachait là bas
Les reflets me déforment en des milliers de fois
J'ai prolongé la nuit et penser à tout ça
Prolongé la nuit à te regarder tout bas


Tout sera anormal, en ne regrettant rien
On se dira du mal, qu'on est pas comédien
Et on trouvera ça très bien
Et on trouvera ça très bien


Et portés par le vent, on a dansé pour voir
Dans des vagues de nuit, dans un dernier espoir
J'ai prolongé la nuit et penser à tout ça
Prolongé la nuit à te regarder tout bas
J'ai plongé dans le bruit pour oublier tout ça
J'ai plongé dans le bruit pour oublier tout ça


Tout sera anormal, en ne regrettant rien
On se dira du mal, qu'on n'est pas comédien
Qu'on est même un peu pâle à l'horizontal
Qui nous faisait du bien, tout deviendra vital


Et on trouvera ça très bien
Et on trouvera ça très bien
Et on trouvera ça très bien


Je connais les couleurs qui se marient à toi
J'ai juré sur l'honneur tous des milliers de fois
J'ai plongé dans le bruit pour oublier tout ça
J'ai plongé dans le bruit pour oublier tout ça


J'ai revu la candeur qui se cachait là bas
Les reflets me déforment en des milliers de fois
J'ai prolongé la nuit et penser à tout ça
Prolongé la nuit à te regarder tout bas.

Baden Baden

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