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Coups de cœur
Look of love / le regard d'amour
The look of love is in your eyes
a look your smile can't disguise
the look of love
is saying so much more than these words could ever say
and what my heart has heard, well it takes my breath away
I can hardly wait to hold you, feel my arms around you
how long I have waited
waited just to love you, now that I have found you
don't ever go
You've got the
Look of love, it's on your face
a look that time can't erase
be mine tonight
let this be just the start of so many nights like this
let's take a lover's vow and then seal it with a kiss
I can hardly wait to hold you, feel my arms around you
how long I have waited
waited just to love you, now that I have found you
don't ever go
don't ever go
I love you so…
paroles de Hal David
Le serpent qui danse
Que j’aime voir chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau !
Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,
Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain
Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer
À te voir marcher en cadence
Belle d’abandon
On dirait un serpent qui danse
Au bout d’un bâton
Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant
Et ton corps se penche et s’allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ces vergues dans l’eau
Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants
Quand l’eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents
Je crois boire un vin de Bohème,
Amer et vainqueur
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon cœur !
Charles Baudelaire
Plus jamais
Plus jamais de chambre pour nous,
Ni de baisers à perdre haleine
Et plus jamais de rendez-vous
Ni de saison, d'une heure à peine,
Où reposer à tes genoux.
Pourquoi le temps des souvenirs
Doit-il me causer tant de peine
Et pourquoi le temps du plaisir
M'apporte-t-il si lourdes chaînes
Que je ne puis les soutenir ?
Rivage, oh ! rivage où j'aimais
Aborder le bleu de ton ombre,
Rives de novembre ou de mai
Où l'amour faisait sa pénombre
Je ne vous verrai plus jamais.
Plus jamais. C’est dit. C'est fini
Plus de pas unis, plus de nombre,
Plus de toit secret, plus de nid,
Plus de lèvres où fleurit et sombre
L'instant que l'amour a béni.
Quelle est cette nuit dans le jour ?
Quel est dans le bruit ce silence ?
Mon jour est parti pour toujours,
Ma voix ne charme que l'absence,
Tu ne me diras pas bonjour.
Tu ne diras pas, me voyant,
Que j'illustre les différences,
Tu ne diras pas, le croyant,
Que je suis ta bonne croyance
Et que mon coeur est clairvoyant.
Mon temps ne fut qu'une saison.
Adieu saison vite passée.
Ma langueur et ma déraison
Entre mes mains sont bien placées
Comme l'amour en sa maison.
Adieu plaisirs de ces matins
Où l'heure aux heures enlacée
Veillait un feu jamais éteint.
Adieu. Je ne suis pas lassée
De ce que je n'ai pas atteint.
Louise de Vilmorin
Treasure Island
Auburn
Tes yeux, tes cheveux indécis,
L'arc mal précis de tes sourcils,
La fleur pâlotte de ta bouche,
Ton corps vague et pourtant dodu,
Te donnent un air peu farouche
A qui tout mon hommage est dû.
Mon hommage, ah, parbleu ! tu l'as.
Tous les soirs, quels joie et soulas,
0 ma très sortable châtaine,
Quand vers mon lit tu viens, les seins
Roides, et quelque peu hautaine,
Sûre de mes humbles desseins.
Les seins roides sous la chemise,
Fière de la fête promise
A tes sens partout et longtemps.
Heureuse de savoir ma lèvre,
Ma main, mon tout, impénitents
De ces péchés qu'un fol s'en sèvre!
Sûre de baisers savoureux
Dans le coin des yeux, dans le creux
Des bras et sur le bout des mammes,
Sûre de l'agenouillement
Vers ce buisson ardent des femmes
Follement, fanatiquement !
Et hautaine puisque tu sais
Que ma chair adore à l'excès
Ta chair et que tel est ce culte
Qu'après chaque mort, - quelle mort ! -
Elle renaît, dans quel tumulte !
Pour mourir encore et plus fort.
Oui, ma vague, sois orgueilleuse
Car radieuse ou sourcilleuse,
Je suis ton vaincu, tu m'as tien :
Tu me roules comme la vague
Dans un délice bien païen,
Et tu n'es pas déjà si vague ?
Paul Verlaine
L'aéroplane
Victor Brauner
« L’aéroplane »
1965
Huile sur toile et bois découpé polychromé
476x390
Pour le moment
La vie est simple et gaie
Le soleil clair tinte avec un bruit doux
Le son des cloches s’est calmé
Ce matin la lumière traverse tout
Ma tête est une rampe allumé
Et la chambre où j’habite est enfin éclairée
Un seul rayon suffit
Un seul éclat de rire
Ma joie qui secoue la maison
Retient ceux qui voudraient mourir
Par les notes de sa chanson
Je chante faux
Ah que c’est drôle
Ma bouche ouverte à tous les vents
Lance partout des notes folles
Qui sortent je ne sais comment
Pour voler vers d’autres oreilles
Entendez je ne suis pas fou
Je ris au bas de l’escalier
Devant la grande porte ouverte
Dans le soleil éparpillé
Au mur parmi la vigne verte
Et mes bras sont tendus vers vous
C’est aujourd’hui que je vous aime
Pierre Reverdy
Les poèmes
Les poèmes sont des bouts d'existence incorruptibles
que nous lançons à la gueule répugnante de la mort.
René Char
La quête
Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fievre
Partir ou personne ne part.
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, meme mal
Tenter, sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile.
Telle est ma quête
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux.......
Brûle encore,bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler....
Pour atteindre l'inaccessible étoile.....
Jacques Brel
musique de Burt Bacharach -
interprété par Nina Simone
Un regard que ton sourire ne peut pas déguiser
Le regard d'amour dit bien plus que n'importe quel mot pourrait dire
Et ce que mon cœur avait entendu, et tu prends mon souffle
Ne peux pas attendre pour te tenir, sentir mes bras autour de toi
Combien de temps j´ai attendu.
J´ai attendu seulement pour t´aimer, maintenant que je t'ai trouvé.
Tu as le regard d'amour
C'est dans ton visage
Un regard qui le temps ne peut pas effacer
Sois à moi ce soir, que ce soit le début de nombreuses nuits comme ça.
Allons faire un serment d'amoureux, puis nous allons sceller avec un baiser.
Ne peux pas attendre pour te tenir, sentir mes bras autour de toi.
Combien de temps j´ai attendu...
J´ai attendu seulement pour t´aimer, maintenant que je t'ai trouvé.
Ne t'en va jamais !
Ne t'en va jamais !