Elégie
La nuit s'affole et puis recule
Je perds l'espoir et la clarté
Pour un poème qui me brûle
Et que jamais je n'écrirai.
Jamais il ne viendra, jamais,
Le beau silence que j'attends...
Saignent les doigts sur le papier,
Dans l'agonie des mots absents.
Et cette nuit restera vaine...
Pleurent les heures qui s'en vont,
Cruellement,, de vides pleines,
Et qui jamais ne reviendront.
Et recommence la torture
Des mots, calices d'infinis,
Qui vont fouillant mes déchirures
Et saccageant le cœur des nuits..
La nuit s'irrite et puis s'enflamme.
Ma main n'est plus qu'un cri muet,
Deuil d'un poème pour mon âme
Et que jamais je n'écrirai.
Christine Pawlowska
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