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J’ai faim de tes cheveux…

22 Septembre 2012, 06:00am

Publié par vertuchou

J’ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche,
sans manger je vais par les rues, et je me tais,
sans le soutien du pain, et dès l'aube hors de moi
je cherche dans le jour le bruit d'eau de tes pas.
Je suis affamé de ton rire de cascade,
et de tes mains couleur de grenier furieux,
oui, j'ai faim de la pâle pierre de tes ongles,
je veux manger ta peau comme une amande intacte,
et le rayon détruit au feu de ta beauté,
je veux manger le nez maître du fier visage,
je veux manger l'ombre fugace de tes cils,
j'ai faim, je vais, je viens, flairant le crépuscule
et je te cherche, et je cherche ton cœur brûlant
comme un puma dans le désert de Quitratùe.

 

Pablo Neruda

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La poésie est la rencontre

21 Septembre 2012, 05:35am

Publié par vertuchou

La poésie est la rencontre de deux mots

que personne n'aurait pu imaginer ensemble.

 

Federico Garcia Lorca

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Paysage catalan (Le Chasseur)

20 Septembre 2012, 05:06am

Publié par vertuchou

Joan-Miro_Paysage-catalan_Le-Chasseur_.jpg

 

Joan Miró

Paysage catalan (Le Chasseur)

    1924


huile sur toile
  64,8 cm × 100,3 cm

 

link

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Expériences

19 Septembre 2012, 05:41am

Publié par vertuchou

Je marchais seul
par dessus les étoiles
et crachais le feu
que les hommes pleurent encore

 

Je vivais comme un Etre
démuni d’espérance
et soufflait dans le vide
jusqu’à ne plus souffrir

 

J’éprouvais tous les maux
comme on aime les autres
et soulevait l’Ordalie
sur un Géant d’Acier

 

Je dormais sans dormir
dans les limbes d’antan
et voyageait sans vivre
au firmament d’un corps

 

Je parlais mille langues
inconnues et immondes
et me réveillait nu
au milieu de l’Aurore


J’avais encore espoir

que le temps m’abandonne
et voulais terminer
avec l’infiniment perdu

 

Winston Perez

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Les amants / Die Liebenden

18 Septembre 2012, 05:46am

Publié par vertuchou

Regarde comme ils grandissent l’un vers l’autre :
dans leurs veines tout devient esprit.
Leurs corps tremblent comme des axes
autour desquels tournent chaleur et ardeur.
Des assoiffés, et on leur donne à boire,
Ouvre les yeux et regarde : on leur donne à voir.
Laisse-les sombrer l’un dans l’autre,
Pour se dépasser l’un l’autre.

 


Sieh, wie sie zueinander erwachsen:
in ihren Adern wird alles Geist.
Ihre Gestalten beben wie Achsen,
um die es heiß und hinreißend kreist.
Dürstende, und sie bekommen zu trinken,
Wache und sieh : sie bekommen zu sehn.
Laß sie ineinander sinken,
um einander zu überstehn.

 

Rainer Maria Rike

 

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Curiosity Killed the Cat

17 Septembre 2012, 05:14am

Publié par vertuchou

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La poésie, c'est de savoir

16 Septembre 2012, 05:38am

Publié par vertuchou

La poésie, c'est de savoir dire qu'il pleut quand il fait beau

et qu'il fait beau quand il pleut.

 

Raymond Queneau

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Voyage du silence

15 Septembre 2012, 05:38am

Publié par vertuchou

Voyage du silence
De mes mains à tes yeux

Et dans tes cheveux
Où des filles d’osier
S’adossent au soleil
Remuent les lèvres
Et laissent l’ombre à quatre feuilles
Gagner leur cœur chaud de sommeil.

 

Paul Éluard

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Zadok the Priest

14 Septembre 2012, 05:22am

Publié par vertuchou

 

 

  

hymne de couronnement (Coronation Anthem)

composé par Georg Friedrich Haendel,

 


Orchestre et choeurs symphoniques de la BBC

dirigé par Sir Andrew Davis

 

Zadok the priest, and Nathan the prophet
anointed Solomon king.
And all the people rejoic'd, rejoiced and said:
God save the king! Long live the king!
May the king live for ever!
Amen! Amen! Alleluia!

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Jamais

13 Septembre 2012, 05:07am

Publié par vertuchou

Jamais, avez-vous dit, tandis qu'autour de nous
Résonnait de Schubert la plaintive musique ;
Jamais, avez-vous dit, tandis que, malgré vous,
Brillait de vos grands yeux l'azur mélancolique.

Jamais, répétiez-vous, pâle et d'un air si doux
Qu'on eût cru voir sourire une médaille antique.
Mais des trésors secrets l'instinct fier et pudique
Vous couvrit de rougeur, comme un voile jaloux.

Quel mot vous prononcez, marquise, et quel dommage !
Hélas ! je ne voyais ni ce charmant visage,
Ni ce divin sourire, en vous parlant d'aimer.

Vos yeux bleus sont moins doux que votre âme n'est belle.
Même en les regardant, je ne regrettais qu'elle,
Et de voir dans sa fleur un tel coeur se fermer.

Alfred de Musset

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