la tempête
Peter Balke
1804-1887
La tempête
vers 1862
huile sur panneau de bois
12 x 16,5 cm
Coups de cœur
Peter Balke
1804-1887
La tempête
vers 1862
huile sur panneau de bois
12 x 16,5 cm
Shall I compare thee to a summer’s day?
Thou art more lovely and more temperate:
Rough winds do shake the darling buds of May,
And summer’s lease hath all too short a date:
Sometime too hot the eye of heaven shines,
And often is his gold complexion dimm’d;
And every fair from fair sometime declines,
By chance or nature’s changing course untrimm’d;
But thy eternal summer shall not fade
Nor lose possession of that fair thou owest;
Nor shall Death brag thou wander’st in his shade,
When in eternal lines to time thou growest:
So long as men can breathe or eyes can see,
So long lives this and this gives life to thee.
Shakespeare
Brad Mehldau
When it rains
extrait de l'album "Largo"
2001
Les trois cavaliers sont venus
Qui apportaient de l'inconnu
Dans leurs manteaux que tourmentait le vent.
Quand ils ont vu la cité des vivants,
Taciturnes,
Ils ont serré plus fort leur fardeau sur leur coeur;
Et leurs chevaux miroitants de sueur
Ont henni vers le ciel nocturne.
Alors ils sont repartis au galop
Dans l'ombre et la clarté
Et nul ne saura ce qu'ils apportaient
Aux plis de leurs manteaux.
Robert-Edward Hart
Jean-Sébastien Bach
1685 - 1750
Cantate du café
vers 1734
"Schweigt stille, plaudert nicht"
BWV 211
choeur final
Madeleine Vogt, soprano
Matthias Schubotz, tenor
Holger Krause, basse
Gewandhausorchester de Leipzig
Que voulez-vous la porte était gardée
Que voulez-vous nous étions enfermés
Que voulez-vous la rue était barrée
Que voulez-vous la ville était matée
Que voulez-vous elle était affamée
Que voulez-vous nous étions désarmés
Que voulez-vous la nuit était tombée
Que voulez-vous nous nous sommes aimés
Paul ELUARD
Poésie, pardonne-moi pour avoir fait comprendre
que tu n'es pas fait seulement de mots.
Roque Dalton
Je l'ai trouvée devant ma porte,
Un soir, que je rentrais chez moi.
Partout, elle me fait escorte.
Elle est revenue, la voilà,
La renifleuse des amours mortes.
Elle m'a suivie, pas à pas.
La garce, que le Diable l'emporte !
Elle est revenue, elle est là
Avec sa gueule de carême
Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le cœur à la traîne,
Elle nous fait le cœur à pleurer,
Elle nous fait des matins blêmes
Et de longues nuits désolées.
La garce ! Elle nous ferait même
L'hiver au plein cœur de l'été.
Dans ta triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T'as la mine du désespoir,
Tu n'es pas belle à regarder.
Allez, va t-en porter ailleurs
Ta triste gueule de l'ennui.
Je n'ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j'y suis !
Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m'en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l'heure blême
Et jusqu'à mon souffle dernier,
Je veux encore dire "je t'aime"
Et vouloir mourir d'aimer.
Elle a dit : "Ouvre-moi ta porte.
Je t'avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes.
Je suis revenue, me voilà.
Ils t'ont récité leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants,
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine.
Eh ! bien, c'est fini, maintenant."
Depuis, elle me fait des nuits blanches.
Elle s'est pendue à mon cou,
Elle s'est enroulée à mes hanches
Elle se couche à mes genoux.
Partout, elle me fait escorte
Et elle me suit, pas à pas.
Elle m'attend devant ma porte.
Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude...
Barbara
Besame Mucho
adapté par Avishai Cohen
(contrebasse)
avec
Omri Mor (piano) et Amir Bresler (batterie)
Garana Jazz Festival, Roumanie (2011).
La mer est arrivée au pied de ma maison
tout était d’un calme absolu
plus de rivages, plus de rocs d’acier, plus d’horizon
on dirait que le navire a chaviré trop de fois
Je me rappelais de ces marins qui fixent le soleil avant de mourir
Bénédicte disait toujours “qu’un voyage long est un sacrifice”
Alors je me suis rappelé que j’étais immortel
Et perché sur ce nuage
je regardais pour la dernière fois
le soleil s’éloigner
Edgar Georges