Vertuchou.over-blog.com
Coups de cœur
Sur une page
Sur une page rose
Une page bleue
Une page pleine d’évidences
De désirs en partance
D’amoureux soupirs
Troublants
Troublés
Légers
Gracieux
Comme les baisers du vent
Sous le drapeau du ciel
Et la fleur d’aquarelle
Aux lèvres du printemps
- Jacques Higelin, “Je vis pas ma vie, je la rêve”
Il adossa Marie
Il adossa Marie contre sa poitrine et lui parla à l'oreille, lentement. Des mots usés, des mots neufs, des mots denses, chargés d'amour. Des mots inépuisables. Des mots simples, des mots vrais :
- Je t'aime. Tu es ce qui m'anime. Je n'ai aimé que toi."
Andrée Chedid Le message
Vous parler ?
Vous parler ? Non. Je ne peux pas.
Je préfère souffrir comme une plante,
Comme l'oiseau qui ne dit rien sur le tilleul.
Ils attendent. C'est bien. Puisqu'ils ne sont pas las
D'attendre, j'attendrai, de cette même attente.
Ils souffrent seuls. On doit apprendre à souffrir seul.
Je ne veux pas d'indifférents prêts à sourire
Ni d'amis gémissants. Que nul ne vienne.
La plante ne dit rien. L'oiseau se tait. Que dire ?
Cette douleur est seule au monde, quoi qu'on veuille.
Elle n'est pas celle des autres, c'est la mienne.
Une feuille a son mal qu'ignore l'autre feuille.
Et le mal de l'oiseau, l'autre oiseau n'en sait rien.
On ne sait pas. On ne sait pas. Qui se ressemble ?
Et se ressemblât-on, qu'importe. Il me convient
De n'entendre ce soir nulle parole vaine.
J'attends - comme le font derrière la fenêtre
Le vieil arbre sans geste et le pinson muet...
Une goutte d'eau pure, un peu de vent, qui sait ?
Qu'attendent-ils ? Nous l'attendrons ensemble.
Le soleil leur a dit qu'il reviendrait, peut-être...
Sabine Sicaud
La poésie est la connaissance du réel incréé
La poésie est la connaissance du réel incréé.
(…)
Le poète ne peut pas longtemps demeurer dans la strastosphère du Verbe.
Il doit se lever dans de nouvelles larmes et pousser plus avant dans son ordre.
René Char
Je claque mon cri
Je claque mon cri dans tes cuisses
contester la mort,
ou peut-être parce qu'à chaque fois que tu m'embrasses
finis de me donner naissance
Massimo Pastore
ti sbatto il mio grido dentro le cosce
per contestare la morte,
o forse perché ogni volta che mi baci
finisci di partorirmi
Pavane pour une infante defunte
J'hésite sur quel mot choisir
J'hésite sur quel mot choisir, car je ne peux en choisir que quelques-uns et chacun doit être essentiel, mais rappelez-vous que l'opération terrestre la plus vive est contenue dans une syllabe, voire même dans un regard
Emily Dickinson
Woodline
Je suis habitée par un cri
Je suis habitée par un cri.
Chaque nuit il sort, les ailes battantes,
A la recherche, avec ses crochets, de quelque chose à aimer.
Je suis terrifiée par cette chose noire qui dort en moi ...
Sylvia Plath
/image%2F0674225%2F20220915%2Fob_08c258_raoul-dufy-atelier-au-torse.jpg)
/image%2F0674225%2F20220915%2Fob_2666f9_tumblr-7a0c3e6b568cc0f148ca89cd6d0c708.jpg)