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Les gens pensent que l'intimité c'est le sexe

4 Août 2021, 01:19am

Publié par vertuchou

 Les gens pensent que l'intimité c'est le sexe. Mais l'intimité concerne la Vérité. Lorsque vous réalisez que vous pouvez dire votre Vérité à quelqu'un, lorsque vous pouvez vous montrer à lui/elle tel(le) que vous êtes réellement, et que sa réponse est : Tu es en sécurité avec moi, c'est cela l'intimité.

Christiane Singer
 

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Choeur d’amour

3 Août 2021, 01:16am

Publié par vertuchou

Ici l’on passe
Des jours enchantés !
L’ennui s’efface
Aux cœurs attristés
Comme la trace
Des flots agités.

Heure frivole
Et qu’il faut saisir,
Passion folle
Qui n’est qu’un désir,
Et qui s’envole
Après le plaisir !

Gérard de Nerval

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Qu'est-ce que nous recherchons

2 Août 2021, 01:13am

Publié par vertuchou


Qu'est-ce que nous recherchons donc dans l'amour,

pour que ça nous fasse si mal quand nous ne l'avons pas ?


Diane Meur, Les villes de la plaine

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Un seul regard

1 Août 2021, 01:10am

Publié par vertuchou

Un seul regard reprend tous les regards
Un seul mot libère tous les échos
Un seul geste rompt l'unique fièvre
Un seul geste rouvre toutes les veines

Nul sang n'est perdu nulle chair vaine

François Cheng

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Le pavillon français

31 Juillet 2021, 01:06am

Publié par vertuchou

Henri Le Sidaner,  Le Pavillon français, Trianon, Versailles, 1920  Huile sur toile. 92 x 73 cm

Henri Le Sidaner, Le Pavillon français, Trianon, Versailles, 1920 Huile sur toile. 92 x 73 cm

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Le meilleur moment des amours

30 Juillet 2021, 01:03am

Publié par vertuchou

Le meilleur moment des amours
N'est pas quand on a dit : "Je t'aime"
Il est dans le silence même
À demi rompu tous les jours ;

Il est dans les intelligences
Promptes et furtives des cœurs ;
Il est dans les feintes rigueurs
Et les secrètes indulgences ;

Il est dans le frisson du bras
Où se pose la main qui tremble,
Dans la page qu'on tourne ensemble
Et que pourtant on ne lit pas.

Heure unique où la bouche close
Par sa pudeur seule en dit tant ;
Où le cœur s'ouvre en éclatant
Tout bas, comme un bouton de rose ;

Où le parfum seul des cheveux
Parait une faveur conquise !
Heure de la tendresse exquise
Où les respects sont des aveux.


Sully Prudhomme

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La poésie augmente le sentiment de la réalité

29 Juillet 2021, 01:01am

Publié par vertuchou

La poésie augmente le sentiment de la réalité
La poésie est une forme de mélancolie
La poésie est l'expression de l'expérience de la poésie
La poésie doit résister à l'intelligence presque avec succès
Toute poésie est expérimentale
La poésie est un faisan qui disparaît dans le fourré.

Wallace Stevens

 

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Quoi ?

28 Juillet 2021, 01:58am

Publié par vertuchou

Quoi ?
Qu’es-tu pour moi ?
Que sont pour moi tes doigts
et tes lèvres ?
Qu’est pour moi le son de ta voix ?
Qu’est pour moi ton odeur
avant l’étreinte
et ton parfum
pendant l’étreinte
et après ?
Qu’es-tu pour moi ?
Que suis-je pour toi ?
Que suis-je ?

Erich Fried

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Andante con moto

27 Juillet 2021, 01:55am

Publié par vertuchou

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Étoile la gitane

26 Juillet 2021, 01:53am

Publié par vertuchou

Presse ta bouche pourpre sur la mienne,
Étoile, la gitane !
Et sous l’or solaire du grand midi
Je mordrai à la pomme.


Par les verts oliviers de la colline,
Il est une tour maure
Qui rappelle le teint de ta peau brune
Fleurant miel et aurore.


Ton corps brûlé au soleil me dispense
Le divin aliment
Qui fait fleurir le cours d’eau apaisé
Et s’étoiler les vents.


Pourquoi t’es-tu livrée, lumière brune ?
Pourquoi m’as-tu donné remplis
D’amour ton sexe de lys
Et la rumeur de tes seins ?


Serait-ce pour mon air si triste ?
(O ma lourde démarche !)
Ou si ma vie t’a fait pitié
Qui à chanter se fane ?


Pourquoi n’as-tu préféré à mes plaintes
Les cuisses en sueur
D’un saint Christophe campagnard, lentes
Dans l’amour et superbes ?


Danaïde des voluptés, tu es
Un Sylvain féminin
Dont les baisers ont le parfum des blés
Grillés par le soleil.


Obscurcis-moi les yeux avec ton chant.
Laisse ta chevelure
S’épandre solennelle comme un voile
D’ombre sur la verdure.


Rougis pour moi de ta bouche sanglante
Tout un ciel d’amour
Où sur un fond de chair luit la violette
Étoile des douleurs.


Mon Pégase andalou est le captif
De tes yeux ouverts.
Il s’envolera dolent et pensif
Lorsqu’il les verra morts.


Quand tu ne m’aimerais pas, moi je t’aime
Pour ton regard sombre
Ainsi que pour sa rosée l’alouette
Aime le jour nouveau.


Presse ta bouche pourpre sur la mienne,
Étoile, la gitane !
Et laisse-moi sous le feu de midi
Mordre à la pomme.

Federico Garcia Lorca 

 

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