Nuages passant
Caspar David Friedrich (1774-1840)
Nuages passant
1821
huile sur toile,
0.183 m. x 0.245 m
Coups de cœur
Caspar David Friedrich (1774-1840)
Nuages passant
1821
huile sur toile,
0.183 m. x 0.245 m
Regards échangés
tendresse partagée
sans aller plus loin
que le chemin
de l'amitié
je te regarde
fixant ton visage
dans ma mémoire
tu ne prononces
aucun mot
la tristesse envahit
tes yeux
tu a compris avant moi
que la douleur
l'emportera à l'heure
de la séparation
La Cruauté possède un Coeur Humain,
Et la Jalousie, un Visage Humain,
La Terreur, la Forme Humaine du Divin,
Et le Secret, le Vêtement Humain.
Le Vêtement Humain est un Métal forgé,
La Forme Humaine, une Forge embrasée,
Le Visage Humain, une Fournaise scellée,
Le Coeur Humain, sa Gorge affamée.
William Blake
L’amour des mots est en quelque façon nécessaire
à la jouissance des choses. Francis PONGE
Vida, mi vida, déjate caer,
déjate doler, mi vida,
déjate enlazar de fuego,
de silencio ingenuo, de piedras verdes
en la casa de la noche,
déjate caer y doler, mi vida
Vie, ma vie, laisse-toi choir,
laisse-toi endolorir, ma vie,
laisse-toi prendre au noeud du feu,
du silence ingénu, des pierres vertes
dans la maison de la nuit,
laisse-toi choir et endolorir, ma vie.
Alejandra PIZARNIK
A grands coups d'avirons de douze pieds, tu rames
En vers... et contre tout - Hommes, auvergnats, femmes.
Tu n'as pas vu l'endroit et tu cherches l'envers.
Jeune renard en chasse... Ils sont trop verts - tes vers
C'est le vers solitaire. - On le purge. - Ces Dames
Sont le remède. Après tu feras de tes nerfs
Des cordes-à-boyau ; quand, guitares sans âmes,
Les vers te reviendront déchantés et soufferts.
Hystérique à rebours, ta Muse est trop superbe,
Petit cochon de lait, qui n'as goûté qu'en herbe,
L'âcre saveur du fruit encore défendu.
Plus tard, tu colleras sur papier tes pensées,
Fleurs d'herboriste, mais, autrefois ramassées...
Quand il faisait beau temps au paradis perdu.
Tristan CORBIERE
Antonio Vivaldi, Les Quatre Saisons, l'hiver-1
Transcription: Franck Krawczyk
La poésie fruit défendu
Belladone mortelle
Dans la débordante
Mangeoire universelle
Anne PERRIER