Coups de cœur
Top articles
-
J’emporte comme un fardeau léger…
J’emporte comme un fardeau léger, Comme une gerbe de fleurs et de feuilles, Toute l’ombre de ton verger, Toute la lumière de ton seuil ; Le poids est si doux qu’il m’enivre D’un baiser de lys sur la bouche ; Faut-il donc tout ceci pour, enfin, que tu...
-
Elle était venue
Elle était venue sur les marches tièdes Et s’était assise. Sa tête gentille était inclinée Un peu de côté ; Ses mains réunies étaient endormies Au creux de la jupe ; Et elle croisait ses jambes devant elle, L’un des pieds menus pointant vers le ciel....
-
La passante
O toi qui t’en allais dans le soir taciturne O toi qui t’en allais, O toi qui remuais De la tristesse en toi comme une eau dans une urne, O toi dont la tristesse attira ma tristesse, Nous qui nous en allions Parmi la rue où le jour baisse, Évitant de...
-
Je l’oeilladais mi-nue, échevelée
Je l’oeilladais mi-nue, échevelée, Par un pertuis dérobé finement, Mon coeur battait d’un tel débattement Qu’on m’eût jugé comme en peur déréglée. Or’ j’étais plein d’une ardeur enflammée, Ore de glace en ce frissonnement. Je fus ravi d’un doux contentement,...
-
Le front aux vitres
Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin Ciel dont j’ai dépassé la nuit Plaines toutes petites dans mes mains ouvertes Dans leur double horizon inerte indifférent Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin Je te cherche par...
-
Regarde-moi
Regarde-moi Je suis légère à nouveau Vois l'océan, la lumière, Combien ce paysage est beau Combien le Ciel et la Terre, Est immense Et que la vie en nous, fleurit, et recommence. Nos ombres Ont respiré ensemble Et dans ton âme je suis sans mesure Tu es,...
-
On m'a jeté tant de pierres.
On m'a jeté tant de pierres, Que plus aucune ne m'effraie Le piège s'est fait haute tour, Haute parmi les hautes tours. Je remercie ceux qui l'ont construite, Qu'ils cessent de s'inquiéter de s'attrister. De tous les côtés, je vois l'aube plus tôt. Et...
-
Selon les règles du jeu
Selon les règles du jeu il s'allonge contre elle et presse la bouche contre son front, ses paupières, ses joues, son cou, ses épaules. Ses épaules son cou ses paupières. Peau brûlante goût de sel résistance de la chair dès que les lèvres s'y appuient...
-
Entrailles
t’écrire, c’est t’étreindre et faire de ma plume le prolongement de ta présence en mon sein. je t’écris pour ne plus te quitter. quand tu n’es pas là, que tout n’est que vide et absence, que ton odeur, la tendresse de ta voix et la brillance de ton esprit...
-
Une Femme est l'amour
Une femme est l'amour, la gloire et l'espérance ; Aux enfants qu'elle guide, à l'homme consolé, Elle élève le cœur et calme la souffrance, Comme un esprit des cieux sur la terre exilé. Courbé par le travail ou par la destinée, L'homme à sa voix s'élève...
-
À Samuel Paty
Paraît qu'on s'habitue Aux larmes de la nation Ce matin, j'me suis tu Sous l'coup de l'émotion Paraît qu'on s'habitue Quand l'infâme est légion Tous ces hommes abattus Pour les traits d'un crayon Paraît qu'on s'habitue À défendre à tout prix Les 3 mots...
-
La peur
On dit qu'avant d'entrer dans la mer, une rivière tremble de peur. Elle regarde en arrière le chemin qu'elle a parcouru, depuis les sommets, les montagnes, la longue route sinueuse qui traverse des forêts et des villages, et voit devant elle un océan...
-
Que tu es belle, mon amie, que tu es belle !
Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes, Derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de la montagne de Galaad. Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, Qui remontent...
-
Le corps humain
Le corps humain est étrange, imparfait et imprévisible. Le corps humain a bien des secrets et ne les divulgue à personne, sauf à ceux qui ont appris à attendre. Le corps humain a des oreilles. Le corps humain a des mains. Le corps humain est créé à l’intérieur...
-
Dans ma poitrine / En mi pecho
Dans ma poitrine, les voix de l'univers nichent... Je suis la fille perdue de Babel à la recherche de son père, le fils du vent... Quelle est la langue que chante mon âme... Quel est le battement que mon sang crie... Où est le pays de mon cœur fatigué......
-
Midi en hiver
En ce moment où j'étais déjà heureux (Que Dieu me pardonne une parole si grande et si terrible) qui mena presque jusqu'aux larmes ma joie fugace ? Sans doute direz-vous : «Certaine belle créature qui passait par là et qui t'a souri ?» En fait, ce n'est...
-
Chansons de l’amoureuse sur les toits
La nuit peut bien tomber sur la ville endormie et, tempête, emporter les toits, les arbres et les enseignes mortes, je ne céderai pas, dit-elle, comme ceux qui, voyant venir la fin de la partie, s’effacent et consentent à mourir avant que le joueur baisse...
-
La bouche
Ni sa pensée, en vol vers moi par tant de lieues, Ni le rayon qui court sur son front de lumière, Ni sa beauté de jeune dieu qui la première Me tenta, ni ses yeux – ces deux caresses bleues ; Ni son cou ni ses bras, ni rien de ce qu’on touche, Ni rien...
-
Nous sommes allongés
Nous sommes allongés l’un contre l’autre. Henry dit que je suis enroulée autour de lui, comme un chat. J’embrasse sa gorge, j’aperçois sa gorge comme sa chemise ouverte, je ne peux plus parler tant le désir me trouble. Je lui murmure à l’oreille d’une...
-
Je vais à travers ton corps comme par le monde
Je vais à travers ton corps comme par le monde, ton ventre est une place ensoleillée, tes seins sont deux églises où l’on célèbre le sang et ses mystères parallèles, mes regards te couvrent comme du lierre, tu es une ville que la mer assiège, une muraille...
-
Genoux ouverts je veille
Genoux ouverts je veille. Je dis ton nom de temps en temps pour en voir l’effet. Ton nom d’homme nu, ton nom d’homme que j’aime. Si je ferme les yeux, j’y vois la nuit. Une étoile proche me gouverne. Je suis sûre de ce désir. Demain je te dirais seulement...
-
Midi
La rue Surcouf s'étend, pluvieuse ; Au loin, un charcutier-traiteur. Une Américaine amoureuse Écrit à l'élu de son cœur. La vie s'écoule à petits coups ; Les humains sous leur parapluie Cherchent une porte de sortie Entre la panique et l'ennui (Mégots...
-
Une femme en harmonie / A Woman in harmony
Une femme en harmonie avec son esprit, Est comme une rivière qui coule. Elle va où elle veut sans prétention, Et arrive à sa destination, Prête à être elle-même, Et seulement elle-même. Maya Angelou A Woman in harmony with her spirit is like a river flowing....
-
Sérénade du Passant
Mignonne voici l’Avril Le soleil revient d’exil ; Tous les nids sont en querelles, L’air est pur, le ciel léger, Et partout on voit neiger Des plumes de tourterelle. Fuis, le miroir séduisant, Où tu nattes à présent, L’or de tes cheveux de fée ; Laisse...
-
De toute évidence, elle se croyait seule
De toute évidence, elle se croyait seule. Elle sortait de son bain et n’avait passé qu’un large pantalon de marin et une courte veste échancrée qui laissait ses bras nus. Elle tordait maintenant ses cheveux humides : au creux de ses bras bougeait une...