Coups de cœur
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Vendémiaire
Hommes de l'avenir souvenez-vous de moi Je vivais à l'époque où finissaient les rois Tour à tour ils mouraient silencieux et tristes Et trois fois courageux devenaient trismégistes Que Paris était beau à la fin de septembre Chaque nuit devenait une vigne...
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I cried for you
You're beautiful so silently It lies beneath a shade of blue It struck me so violently When I looked at you But others pass, the never pause, To feel that magic in your hand To me you're like a wild rose They never understand why I cried for you When...
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J’ai en moi comme une brume
Oui, j’ai en moi comme une brume Qui n’est rien et qui ne détient La saudade d’aucune chose Ni le désir d’un bien quelconque. Je suis enveloppé par elle Comme un brouillard pourrait le faire Et je vois luire la dernière étoile Par-dessus le rebord de...
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Éloge du lointain
Dans la source de tes yeux vivent les nasses des pêcheurs de la mer délirante. Dans la source de tes yeux la mer tient sa parole. J’y jette, cœur qui a séjourné chez des humains, les vêtements que je portais et l’éclat d’un serment: Plus noir au fond...
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De La Main Gauche
Je t'écris de la main gauche Celle qui n'a jamais parlé Elle hésite, est si gauche Que je l'ai toujours caché e Je la mettais dans ma poche Et là, elle broyait du noir Elle jouait avec les croches Et s'inventait des histoires Je t'écris de la main gauche...
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The dark end of the street
At the dark end of the street that is where we always meet hiding in shadows where we don't belong living in darkness, to hide alone You and me, at the dark end of the street You and me I know a time has gonna take it's toll we have to pay for the love...
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Si tu viens
Si tu viens, je prendrai tes lèvres dès la porte, Nous irons sans parler dans l’ombre et les coussins, Je t’y ferai tomber, longue comme une morte, Et, passionnément, je chercherai tes seins. À travers ton bouquet de corsage, ma bouche Prendra leur pointe...
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À la mort
Tôt ou tard tu viendras – pourquoi pas maintenant ? Je suis en grand malheur et je t’appelle. ma lumière est éteinte, mon portrait est béant - Pour toi si simple et si belle. Tu peux prendre la forme qui te convient : flèche empoisonnée, trouant le vide,...
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Jamais plus / Nunca mais
Jamais plus Tu marcheras dans les chemins de la nature Jamais plus tu ne pourras sentir Invulnérable, réelle et dense - Pour toujours perdu Ce que plus que tout tu as cherché La plénitude de chaque présence. Et ce sera toujours le même rêve, la même absence...
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Une salve d’avenir
J’ai ancré l’espérance Aux racines de la vie Face aux ténèbres J’ai dressé des clartés Planté des flambeaux A la lisière des nuits Des clartés qui persistent Des flambeaux qui se glissent Entre ombres et barbaries Des clartés qui renaissent Des flambeaux...
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Harmonie du soir
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ; Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ; Le violon frémit...
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Juste le temps de vivre
Il a dévalé la colline Ses pieds faisaient rouler des pierres Là-haut entre les quatre murs La sirène chantait sans joie Il respirait l'odeur des arbres Il respirait de tout son corps La lumière l'accompagnait Et lui faisait danser son ombre Pourvu qu'ils...
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Sonnet CXVI
Je ne veux à l'union de deux âmes sincères Admettre empêchement. L'amour n'est point l'amour S'il change en trouvant ailleurs le changement, Ou s'éloigne en trouvant en l'autre l'éloignement. Oh non ! il est un phare au regard immuable Fixé sur la tempête...
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Tristesse de septembre
Quand le vent automnal sonne le deuil des chênes, Je sens en moi, non le regret du clair d’été, Mais l’ineffable horreur des floraisons prochaines. C’est par l’avril futur que je suis attristé ; Et je plains les forêts puissantes, condamnées A verdir...
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Feuillage du coeur
Sous la cloche de cristal bleu De mes lasses mélancolies, Mes vagues douleurs abolies S’immobilisent peu à peu : Végétations de symboles Nénuphars mornes des plaisirs, Palmes lentes de mes désirs, Mousses froides, lianes molles. Seul, un lys érige d’entre...
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Moritura
Dans la terre torride une plante exotique, Penchante, résignée : éclos hors de saison, Deux boutons fléchissaient, l'air grave et mystique ; La sève n'était plus pour elle qu'un poison. Et je sentais pourtant de la fleur accablée S'évaporer l'effluve...
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Le poète est un ouvrier
On gueule au poète: "On voudrait t’y voir, toi, devant un tour ! C’est quoi, les vers ? Du verbiage ! Mais question travail, des clous !" Peut-être bien en tout cas le travail est ce qu’il y a de plus proche de notre activité. Moi aussi je suis une fabrique....
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Un Homme Heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment Sont-il toujours un peu les mêmes ? Ils ont quand ils s'en viennent Le même regard d'un seul désir pour deux. Ce sont des gens heureux. Pourquoi les gens qui s'aiment Sont-il toujours un peu les mêmes ? Quand ils ont leurs...
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Donnez-moi
Donnez-moi pour ma vie toutes les vies Donnez-moi toutes les douleurs de tout le monde ; Je vais les transformer en espoir. Donnez-moi toutes les joies même les plus secrètes parce que, sinon, comment les saurait-on ? Il faut que je les conte. Donnez-moi...
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Ma vie / Mein Leben
Ma vie n’est pas cette heure abrupte vers quoi tu me vois me hâter. Je suis un arbre devant mon décor, je ne suis que l’une de mes nombreuses bouches, et celle qui se clôt la première. Je suis la pause entre deux notes qui s’harmonisent mal : la note...
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Emportez-moi
Emportez-moi dans une caravelle, Dans une vieille et douce caravelle, Dans l'étrave, ou si l'on veut, dans l'écume, Et perdez-moi, au loin, au loin. Dans l'attelage d'un autre âge, Dans le velours trompeur de la neige. Dans l'haleine de quelques chiens...
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Trahison fidèle
Tu as écrit : « Me voici, fidèle à l’écho de ta voix, taciturne, inexprimé. » Je sais ton âme tendue juste au gré des soies chantantes de mon luth : C’est pour toi seul que je joue. Écoute en abandon et le son et l’ombre du son dans la conque de la mer...
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Vénus, étoile du soir
La nuit vient nous ravir en ses puissants arcanes ; L'ombre avec des frissons envahit les platanes ; De légères vapeurs montent des chemins creux. Les vieillards sont assis, et les voix alternées Sous le feuillage obscur se perdent égrenées. C'est l'heure...
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De toi, je n’ai rien oublié
De toi, je n’ai rien oublié. Ce geste, quand tu te penches et enlèves tes lunettes pour m’embrasser. L’odeur de tes cheveux, le goût de ta salive, la brûlure de tes mains. Le désir qui te change imperceptiblement, donnant un éclat fauve à tes prunelles....
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Je suis la dangereuse et la très douce...
Je suis la dangereuse et la très douce. Celle qui tourbillonne mais ne change jamais. Je suis la puissance et l’innocence, la tempête et l’embellie. Le printemps tenace et le sang sur la neige. L’amante aux gestes lents, aux yeux plein de lumière. Celle...