Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vertuchou.over-blog.com

La baie de Genève à l'aube

5 Janvier 2011, 06:03am

Publié par vertuchou

de Genève à l'aube, 1918 huile sur toile 61,2 x 128 cm

 

 Ferdinand Hodler, Baie de Genève à l'aube

(détail)

1918, huile sur toile  61,2 x 128 cm

Voir les commentaires

Valse

4 Janvier 2011, 05:37am

Publié par vertuchou

 


 

Voir les commentaires

Variations autour d'un verre d'eau

3 Janvier 2011, 04:28am

Publié par vertuchou


Le verre d'eau entre mes mains

et toi sur mes lèvres

mes mains sur le verre d'eau

et mes lèvres sur toi

Le verre d'eau sur mes lèvres

et toi entre mes mains

mes lèvres sur mes mains

toi dans le verre d'eau

le verre d'eau en toi

et mes mains sur mes lèvres4484594463_d70e36b9f9.jpg

mes lèvres sur le verre d'eau

mes mains sur toi.

 

Jorge E. Eielson

 

link

Voir les commentaires

Voeux

2 Janvier 2011, 08:40am

Publié par vertuchou

Il a plu,
nous nous sommes plus revus
la neige est tombée,
tes traces se sont effacées

Au détour d'une image,
ton souvenir jaillit
dans le quotidien
de l'oubli

Etait-ce toi
la personne
venue chercher
un poème jadis partagé ?
   
Pourtant
je te sais partie
à travers les hautes herbes
de la vie

Mais je ne peux m'empêcher
de t'écrire
et de formuler
tous mes voeux de bonheur

 

dark-58

Voir les commentaires

Primero de Enero / Le 1er janvier

1 Janvier 2011, 04:10am

Publié par vertuchou

Las puertas del año se abren,
como las del lenguaje,
hacia lo desconocido.
Anoche me dijiste:
mañana
habrá que trazar unos signos,
dibujar un paisaje, tejer una trama
sobre la doble página
del papel y del día.
Mañana habrá que inventar,
de nuevo,
la realidad de este mundo.


 Les portes de l'année s'ouvrent
comme celles du langage
jusqu'à l'inconnu.
Hier soir tu m'as dit :
demain,
 nous aurons à tracer quelques signes,
dessiner un paysage, disposer une trame
 sur la double page
du papier et du jour.
Demain, il faudra inventer
de nouveau la réalité de ce monde.


Ya tarde abrí los ojos.
Por el segundo de un segundo
sentí lo que el azteca,
acechando
desde el peñón del promontorio,
por las rendijas de los horizontes,
el incierto regreso del tiempo.

J'ai ouvert mes yeux tard.
Pendant une seconde d'une seconde
J'ai senti ce que les Aztèques ressentent,

 Étant à l'affût

 Sur la crête du promontoire,

le retour incertain de temps

par les fentes des horizons. 

 
.


No, el año había regresado.
Llenaba todo el cuarto
y casi lo palpaban mis miradas.
El tiempo, sin nuestra ayuda,
había puesto,
en un orden idéntico al de ayer,
casas en la calle vacía,
nieve sobre las casas,
silencio sobre la nieve.


Non, l'année était revenue.
Elle remplissait toute la chambre
et presque mes regards la palpaient.
Le temps, sans notre aide
avait placé
dans  un ordre identique à celui d'hier,
maisons dans la rue vide,
neige sur les maisons,
silence sur la neige.


Tú estabas a mi lado,
aún dormida.
El día te había inventado
pero tú no aceptabas todavía
tu invención en este día.
Quizá tampoco la mía.
Tú estabas en otro día.


Tu étais à mon côté,
encore endormie.
Le jour t'avait inventé
mais tu n'avais pas encore accepté
ton invention dans ce jour.
ni probablement mon invention, non plus.
Tu étais dans un autre jour.


Estabas a mi lado
y yo te veía, como nieve,
dormida entre las apariencias.
El tiempo sin nuestra ayuda,
inventa casas, calles, árboles,
mujeres dormidas.


Tu étais à mon côté
et je te voyais, comme neige,
endormie entre les apparences.
Le temps sans notre aide,
 invente des maisons, des rues, des arbres,
des femmes endormies.


Cuando abras los ojos
caminaremos, de nuevo,
entre las horas y sus invenciones
y al demorarnos en las apariencias
daremos fe del tiempo y sus conjugaciones.


Quand tu ouvriras tes yeux
nous marcherons, encore une fois,
parmi les heures et leurs inventions.
et après avoir pris du retard dans les apparences
nous donnerons  foi au temps et à ses conjugaisons.


Abriremos las puertas de este día,
entraremos en lo desconocido.


Nous ouvrirons les portes de ce jour,
nous entrerons dans l'inconnu.

 

Octavio Paz


 

 

    

 

 

Voir les commentaires

Il y a

31 Décembre 2010, 06:07am

Publié par vertuchou

Il y a en terre noire
Des menhirs fourchus
Appelés pierres-lyres
Qui chantent
Au soleil couchant.
Il y a dans le ciel
Des oiseaux sans ailes
Coeurs volants
Qui se taisent
Quelle que soit l’heure.
………………………….
Il y a dans l’ombre
Traversant les murs
Le silence d’un homme
Plus criblé de mots
Que le ciel d’étoiles.

 

Louis Guillaume

 

link

Voir les commentaires

Deux étrangers

30 Décembre 2010, 05:27am

Publié par vertuchou

 

Il regarde le firmament

et voit une étoile

qui le regarde !

 

Il regarde la vallée

et voit sa tombe

qui le regarde !


Il regarde une femme

qui le tourmente et l’attire,

mais elle ne le regarde pas !


Il se regarde dans le miroir

et voit un étranger, comme lui,

qui le regarde !


Mahmoud Darwich

 

link

Voir les commentaires

Love Me Like A River Does

29 Décembre 2010, 06:14am

Publié par vertuchou

  
Love me like a river does
Cross the sea
Love me like a river does
Endlessly
Love me like a river does
Baby don’t rush
you’re no waterfall
Love me that is all
 
Love me like a roaring sea
Swirls about
Love me like a roaring sea
Wash me out
Love me like a roaring sea
Baby don’t rush
you’re no waterfall
Love me that is all
 
Love me like the earth itself
Spins around
Love me like the earth itself
Sky above below the ground
Love me like the earth itself
Baby don’t rush
you’re no waterfall
Love me that is all

Melody Gardot 

Voir les commentaires

Le combat délivre

28 Décembre 2010, 06:05am

Publié par vertuchou.over-blog.com


J'ai racheté la nuit
Avec une cigale
Avec un coq
À la crête foudroyée

J'ai ramoné la nuit
Au surplis de l'aube
Par un essaim de rêves
Je l'inquiétais

 

Nicholas-Waton015


J'ai escorté la nuit
Pour me faire à ses plages
J'ai tailladé l'ardoise
Avec le cri

Mais la nuit est la nuit
Et la nuit demeure
Sa part de jour
Encore en sa nuit.

 

Andrée Chedid

Voir les commentaires

Sosie décalqué

27 Décembre 2010, 06:50am

Publié par vertuchou

Chaleur estivale

L’autre de ton existence,
celui que tu voudrais être,
que tu ne seras jamais,
que tu ne peux pas faire exister.

Règles, conventions arbitraires
Façonnage de l’esprit invalidant
Altération du cerveau
Doublure négative
Miroir de notre société

Le blanc et le noir
s’entremêlent sans cesse,
ne te laissent aucun répit,
aucun choix.
P02

Tu dois être autre
Un autre sosie décalqué par la raison
Comme moi

Sybille Rembard

Voir les commentaires