Coups de cœur
Top articles
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Métamorphose
Quelquefois la nuit, singulièrement après l'amour, je deviens insecte. Si l'homme de ses deux mains étrangle doucement la taille, elle s'étire et fond jusqu'à devenir un pivot excessivement grêle, mais solide comme un filin d'acier, exactement de la hauteur...
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Je crois que l'un des plus beaux cadeaux
Je crois que l'un des plus beaux cadeaux que nous pourrons faire à nos enfants est celui qui leur révèlera le bonheur d'approfondir. Que ce soit à travers la lecture, les arts, une pratique artisanale, un sport, une religion, peu importe : à un moment,...
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Les clairs de lune - III
La mer est grise, calme, immense, L'oeil vainement en fait le tour. Rien ne finit, rien ne commence Ce n'est ni la nuit, ni le jour. Point de lame à frange d'écume, Point d'étoiles au fond de l'air. Rien ne s'éteint, rien ne s'allume L'espace n'est ni...
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Le mot et la chose
Madame quel est votre mot Et sur le mot et sur la chose On vous a dit souvent le mot On vous a fait souvent la chose Ainsi de la chose et du mot Vous pouvez dire quelque chose Et je gagerais que le mot Vous plaît beaucoup moins que la chose Pour moi voici...
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Algún día / Un jour
Algún día escribiré un poema que no mencione el aire ni la noche; un poema que omita los nombres de las flores, que no tenga jazmines o magnolias. Algún día te escribiré un poema sin pájaros ni fuentes, un poema que eluda el mar y que no mire a las estrellas....
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La poésie n'est pas un divertissement
La poésie n'est pas un divertissement, ni une forme d'art. C'est plutôt notre objectif en tant qu'espèce. Alors que la parole est ce qui nous différencie au sein du monde animal, la poésie est la forme la plus haute de la parole, elle est pour ainsi dire...
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La Dame de Carreau
TOUT jeune, j’ai ouvert mes bras à la pureté. Ce ne fut qu’un battement d’ailes au ciel de mon éternité, qu’un battement de cœur amoureux qui bat dans les poitrines conquises. Je ne pouvais plus tomber. Aimant l’amour. En vérité, la lumière m’éblouit....
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Les pas
Tes pas, enfants de mon silence, Saintement, lentement placés, Vers le lit de mas vigilance Procèdent muets et glacés. Personne pure, ombre divine, Qu’ils sont doux tes pas retenus! Dieux!... tous les dons que je devine Viennent à moi sur ces pieds nus!...
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Retrouvailles inédites
Ceux que j' appelle Par leur nom Et qui n' ont plus de nom Ceux qui sont devenus Ceux que j' aimais beaucoup, Les ai-je aimés assez ? Et puis te revoilà clos sur le monde Partagé entre une aurore Et de nouveaux succès, Tel un cheval qui piaffe Dans un...
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Tu es dans le milieu de la nuit profonde
Tu es dans le milieu de la nuit profonde Un rivage mort à la mer muette, Un rivage mort: Jamais plus Tu es dans le milieu de la nuit profonde Tu es dans le milieu de la nuit profonde Le ciel dans lequel, astre, tu brûlas, Un ciel où nul dieu jamais plus...
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Etait-il vrai ... ?
Etait-il vrai que la couleur des yeux changeait pendant l’amour, ainsi que la taille et le pigment des aréoles, lesquelles secrétaient un doux nectar semblable à du miel ? Etait-il vrai que le Mont de Vénus, soumis à une douce et régulière pression, s’exhaussait...
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Ma renarde
Ma renarde, pose ta tête sur mes genoux. Je ne suis pas heureux et pourtant tu suffis. Bougeoir ou météore, il n'est plus de cœur gros ni d'avenir sur terre. Les marches du crépuscule révèlent ton murmure, gîte de menthe et de romarin, confidence échangée...
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Le château de l’espérance
Ta pâle chevelure ondoie Parmi les parfums de ta peau Comme folâtre un blanc drapeau Dont la soie au soleil blondoie. Las de battre dans les sanglots L’air d’un tambour que l’eau défonce, Mon coeur à son passé renonce Et, déroulant ta tresse en flots,...
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En toi, la terre / En ti, la tierra
PETITE rose, rose menue, parfois, minuscule et nue, on dirait que tu tiens dans une seule de mes mains, que je vais t’y emprisonner et à ma bouche te porter, mais soudain mes pieds touchent tes pieds et ma bouche tes lèvres, tu as grandi, tes épaules...
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Amour et poésie
Tu es la voix qui répond à ma voix, sans elle aucun poème ne peut fasciner l’écho qui mêle la rumeur des amants à la poussière des siècles. Tu es celle avec qui je vais mot à mot enlacé donner corps à notre chant, prendre langue et mesurer la démesure...
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A celle qui est voilée
Tu me parles du fond d'un rêve Comme une âme parle aux vivants. Comme l'écume de la grève, Ta robe flotte dans les vents. Je suis l'algue des flots sans nombre, Le captif du destin vainqueur ; Je suis celui que toute l'ombre Couvre sans éteindre son coeur....
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Le matin du départ
Le matin du départ, dans le petit salon [...], j’ai cru voir vos yeux fixés sur moi se troubler et devenir humides. Cela vous faisait donc un peu de chagrin de voir celui qui vous aime tant s’éloigner pour bien longtemps peut-être ? Pour moi, j’étais...
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Acte de foi
Elle croit des choses qu'on ne lui a jamais dites Ni même murmurées à l'oreille Des extravagances telles qu'on frissonne Elle s'imagine tenir dans sa main droite La terre ronde rude obscure Comme une orange sanguine qui fuit La vie y est douce et profonde...
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La mer
Loin des grands rochers noirs que baise la marée, La mer calme, la mer au murmure endormeur, Au large, tout là-bas, lente s'est retirée, Et son sanglot d'amour dans l'air du soir se meurt. La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage, Au profond de son...
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Que fais-tu maintenant ?
Que fais-tu maintenant ? Es-tu assise, pensive, ton doux regard perdu par-delà tes fenêtres ? Est-ce que tu penses à moi ? Songes-tu à mes mains qui caressent ta peau ? Songes-tu à ma bouche qui embrasse la tienne ? Penses-tu que notre amour n'en vaudrait...
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14-18 Folie meurtrière
14-18 C’était la grande guerre Ils ont vécu l’enfer C’était la grande guerre La folie meurtrière Par un beau jour d’été Sous un ciel bleu d’azur Le clairon a sonné Pour la grande aventure Ils partirent faire la guerre Au nom de la patrie Ils étaient jeunes...
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J’aime ton visage
J’aime ton visage qui brouille les repères du cœur et les saisons de la tendresse — ton visage en désarroi, plus frais, plus emmêlé, plus trouble que les chantiers bousculés du dégel, pareil à la mue du ciel de juin et à l’alpage qui boit sa neige — ton...
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Poème 20
Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit. Écrire, par exemple: « La nuit est étoilée et les astres d’azur tremblent dans le lointain. » Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante. Je puis écrire les vers les plus tristes cette nuit. Je...
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Elle marche dans sa beauté
I. Elle marche dans sa beauté, semblable à la nuit des climats sans nuages et des cieux étoilés ; tout ce qu’ont de plus beau la lumière et l’ombre est réuni dans ses traits et dans ses yeux, brillant de ces molles et tendres clartés que refuse le ciel...
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A la nuit
Nuits où meurent l'azur, les bruits et les contours, Où les vives clartés s'éteignent une à une, Ô nuit, urne profonde où les cendres du jour Descendent mollement et dansent à la lune, Jardin d'épais ombrage, abri des corps déments, Grand cœur en qui...