On ne peut revenir sur l’insulte
On ne peut revenir sur l’insulte, alors qu’on peut revenir de sa gentillesse,
et il vaut mieux abuser de celle-ci que d’user une seule fois de l’autre.
Bernard-Marie Koltes, Dans La solitude des champs de coton
Coups de cœur
On ne peut revenir sur l’insulte, alors qu’on peut revenir de sa gentillesse,
et il vaut mieux abuser de celle-ci que d’user une seule fois de l’autre.
Bernard-Marie Koltes, Dans La solitude des champs de coton
Bord de mer
Bord de chair
reflets chargés
du poids des regards
rencontrés sur la voie
inspirante des humanités
s'incrustent dans la mémoire
de l'oeuvre caressée
s'insinuent dans mes veines
portées sur l'horizon
quand s'ouvre le jour
laissant la nuit
sur une portée d'air frais.
Huguette Bertrand.
Je suis fatigué de l'amour et de tes lèvres
ce sont des coquelicots nés la nuit
donne-moi donc tes lèvres
que je puisse savoir dormir
Skipwith Cannéll
Si j'avais dit à la mer ce que je ressens pour toi, elle aurait quitté ses rivages, ses coquillages, ses poissons, et m'aurait suivi.
Nizar Kabbani
Tu es tombé dessus par hasard
un jour
Dans mes pensées
et tu es tombé dedans
maintenant tu y vis
peut-être par hasard
ou peut-être par amour
Elisabetta Barbara De Sanctis
Il y a une solitude de l’espace,
Une solitude de la mer,
Une solitude de la mort,
Mais ce sont compagnie
Comparées à ce site plus profond,
Cette intimité polaire :
Une Âme face à Elle-même
Infinité finie.
Emily Dickinson
La poésie est le miroir brouillé de notre société.
Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue.
Louis Aragon
Quand la vie m'étire à n'en plus finir
j'étire l'avenir jusqu'à demain
j'étire demain pour en finir avec l'avenir
j'étire mes mots pour allonger le verbe
je m'étire dans mon verbe pour conjuguer le désir
à l'être
et n'être plus que l'étirement d'un désir
sur une distance allongée posée sur le temps
un temps étiré par le hasard d'une rencontre
une rencontre qui s'étire sur le devenir
comme si demain n'existait pas
Pour en finir
le verbe me plonge dans ce désir de l'être
en son devenir
Huguette Bertrand