Room in Brooklyn
Room in Brooklyn
Edward Hopper
1932
huile sur toile
Coups de cœur
Room in Brooklyn
Edward Hopper
1932
huile sur toile
Si de notre amour
Il ne restait rien
Si de notre amour fol
Nous étions orphelins
J'attendrai toujours
J'attendrai pour rien
Car vivre sans amour
Je ne le pourrai point
Si de notre amour, hélas,
il ne restait rien d'autre
qu'une goutte d'eau
Je serai là
toujours s'il le faut
Et si par malheur, hélas,
Nous n'étions l'un pour l'autre qu'un défunt duo
Je partirai bientôt
Si de notre amour
Il ne restait rien
Rien d'autre qu'un désert
Un désert sans fin
J'attendrai tous les jours
J'oublierai mon chagrin
Et j'apprendrai à vivre
Avec l'amour en moins
Si de notre amour, hélas,
il ne restait rien d'autre
qu'une goutte d'eau
Je serai là
Toujours s'il le faut
Et si par malheur, hélas,
Nous n'étions l'un pour l'autre qu'un défunt duo
Je partirai bientôt
Coralie Clément
Se voir le plus possible et s’aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu’un désir nous trompe, ou qu’un remords nous ronge,
Vivre à deux et donner son coeur à tout moment ;
Respecter sa pensée aussi loin qu’on y plonge,
Faire de son amour un jour au lieu d’un songe,
Et dans cette clarté respirer librement -
Ainsi respirait Laure et chantait son amant.
Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême,
Cest vous, la tête en fleurs, qu’on croirait sans souci,
C’est vous qui me disiez qu’il faut aimer ainsi.
Et c’est moi, vieil enfant du doute et du blasphème,
Qui vous écoute, et pense, et vous réponds ceci :
Oui, l’on vit autrement, mais c’est ainsi qu’on aime
Alfred de Musset
Le poète est toujours celui qui met les pieds dans le plat de l’existence,
qui renvoie le lecteur au plein cœur de sa réalité propre, subjective et historique,
son amour, sa mort, son voyage, sa langue.
De quoi s’évade-t-on ? Est-ce qu’il rêve celui qui questionne obstinément l’autre
qui simultanément l’habite et l’environne ?
Le poète a les yeux ouverts sur la réalité, dévorés par la réalité.
Jean-Pierre Siméon
Certains aiment la poésie
Certains,
Pas tout le monde.
Pas la majorité, mais une minorité.
Hormis les écoliers qui le doivent, et les poètes eux-mêmes.
Ca doit faire dans les deux sur mille.
Certains aiment.
Mais on aime aussi le potage aux vermicelles.
On aime les compliments et la couleur bleu clair.
On aime un vieux foulard.
On aime avoir raison.
On aime flatter un chien.
La poésie, mais qu’est-donc que la poésie ?
Plus d’une réponse brûlante a déjà été donnée.
Et moi je n’en sais rien.
Je n’en sais rien et je m’y accroche comme à une rampe de salut.
Wyslawa Szymborska
Henry Purcell (1659?-1695)
'Now that the sun hath veiled his light', Z193
* * * * * * *
paroles de Dr. William Fuller, Lord-Evêque de Lincoln
Now, now that the sun hath veil'd his light
And bid the world goodnight;
To the soft bed my body I dispose,
But where shall my soul repose?
Dear, dear God, even in Thy arms,
And can there be any so sweet security!
Then to thy rest, O my soul!
And singing, praise the mercy
That prolongs thy days.
Hallelujah!
* * * * * * * * *
Philippe Jaroussky
Andreas Scholl
& Ensemble Artaserse:
Alessandro Tampieri, Raúl Orellana - violons
Marco Massera - viole
Luis Beduschi, Margret Görner - flutes
Jean-Marc Philippe, Clémentine Humeau - hautbois
Christine Plubeau - viole de gambe
Richard Myron - bass viole de gambe
Claire Antonini - theorbe
Marco Horvat - theorbe/guitare
Yoko Nakamura - clavecin
À Mademoiselle Marie Laurencin.
Frôlée par les ombres des morts
Sur l'herbe où le jour s'exténue
L'arlequine s'est mise nue
Et dans l'étang mire son corps
Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l'on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D'astres pâles comme du laie
Sur les tréteaux l'arlequin blême
Salue d'abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs
Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales
L'aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons
Le nain regarde d'un air triste
Grandir l'arlequin trismégiste
Guillaume Apollinaire
La poésie est le journal d'un animal marin
qui vit sur terre et qui voudrait voler.
Carl Sandburg
Edward Hopper
Queensborough Bridge
1913
huile sur toile
66.7 x 96.8cm