Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vertuchou.over-blog.com

Tu n’étais pas là

5 Novembre 2010, 05:24am

Publié par vertuchou

J’ai fait l’amour avec toi
des centaines de fois

et pourtant
tu n’étais pas là

J’ai imaginé…

tes doigts agiles
qui jouaient du piano
sur ma peau
devenue fébrile

J’ai senti…

la caresse de tes mains
sur ma blanche poitrine
dans mes cheveux d’airain
et sur ma bouche fine

Tes caresses…

ont fait briller mes yeux
trembler mes lèvres
brûler mon corps
chanter mon âme

 

Ton corps…
tremblant
me perdait dans le néant
de l’ivresse
de ta tendresse

J’aurais voulu te faire goûter…

à la caresse de mon soleil
à la fraîcheur de mon vent
au murmure de ma rivière
à la beauté de mes vallées
à l’intimité de ma forêt

Mais…

ton coeur s’est déchiré
sur les barbelés qui m’entourent

 

lake03


J’ai fait l’amour avec toi
des centaines de fois

et pourtant
tu n’étais pas là


Nadia Gosselin

 


Voir les commentaires

La marée haute

4 Novembre 2010, 04:00am

Publié par vertuchou

La route chante
Quand je m'en vais
Je fais trois pas
La route se tait

La route est noire
À perte de vue
Je fais trois pas
La route n'est plus

Sur la marée haute
Je suis montée
La tête est pleine
Mais le coeur n'a
Pas assez

Mains de dentelle
Figure de bois
Le corps en brique
Les yeux qui piquent

Mains de dentelle
Figure de bois
Je fais trois pas
Et tu es là

Sur la marée haute
Je suis montée
La tête est pleine
Mais le coeur n'a
Pas assez

 

Lhasa  de Sela

 

 

   

Lhasa  de Sela  "La marée haute"
Animation : Mikołaj Pasiński

Voir les commentaires

Grenade

3 Novembre 2010, 01:50am

Publié par vertuchou

(...)
Homme qui es venu jusqu’à moi,
tel le fleuve descendant,
sur un voilier planté d’un mât de lettres,
quand passeras-tu les colonnes de la mer ?
 Rien ne te brûlera qui ne me brûle aussi,
plus vivants que jamais
nous goûterons la chair du verbe
au centre du ciel.
Nos bouches se mordront,
nous nous couvrirons
avec l’herbe de sang bleue
au pied des grenadiers d’Iran.
De notre nuit de lumière
que les passeurs de mots
auront ralliée coulera la multitude.
Dans le fond de nos gorges,
les déserts jailliront en saisons orangées,
 vertes, framboisées.
 Nos corps épuisés sur les cailloux d’écume,
 pour finir marqueront sur l’aube
les langages perdus.

Sylvie Saliceti

 

link

Voir les commentaires

Souvenir

2 Novembre 2010, 06:11am

Publié par vertuchou

Son image, comme un songe,
Partout s'attache à mon sort ;
Dans l'eau pure où je me plonge
Elle me poursuit encor :
Je me livre en vain, tremblante,
À sa mobile fraîcheur,
L'image toujours brûlante
Se sauve au fond de mon cœur.

Pour respirer de ses charmes
Si je regarde les cieux,
Entre le ciel et mes larmes,
Elle voltige à mes yeux,
Plus tendre que le perfide,
Dont le volage désir
Fuit comme le flot limpide
Que ma main n'a pu saisir.


Marceline Desbordes-Valmore

Voir les commentaires

Éloge de la Jeune Fille

1 Novembre 2010, 06:05am

Publié par vertuchou

(...)

Ceci est réservé à la seule Jeune Fille.

A celle à qui tous les maris du monde sont promis,  mais qui n'en tient pas encore.

A celle dont les cheveux libres tombent en arrière, sans empois, sans fidélité,

et les sourcils ont l'odeur de la mousse.

A celle qui a des seins et qui n'allaite pas ; un coeur et n'aime pas ; un ventre

pour les fécondités, mais décemment demeure stérile.

 

 

dia01

 

 

A celle riche de tout ce qui viendra ; qui va tout choisir, tout recevoir,

tout enfanter peut-être.

A celle qui, prête à donner ses lèvres à la tasse des épousailles, tremble un peu,

ne sait que dire, consent à boire, et n'a pas encore bu.

Victor Ségalen

 

Voir les commentaires

L’invitation au retour

31 Octobre 2010, 05:51am

Publié par vertuchou

Reviens au pays sans amour,
Pleurer sur tes anciennes larmes.

Reviens au pays sans douceur,
Où dort ton passé sous la cendre.

Ce que tu crus laisser mourir
Bondira de nouveau vers toi,
Car les pas sonnent, sur la route,
Du plus loin qu’on vienne et vieilli.

Tes recherches au loin sont vaines,
Puisque la distance et le temps,
Avec soi, ne permettent pas
De rapporter ce qu’on a trouvé.

Reviens au pays sans amour,
À la vie cruelle pour toi,
Avec une besace vide
Et ton grand coeur désabusé.

Jean Aubert Loranger

Voir les commentaires

Chasse nocturne

30 Octobre 2010, 06:15am

Publié par vertuchou

 will you think of me not as I am
but as I become:
alone in the woods;
                     alone
in the absence of me
absorbed into this slick of listening

 

 

penseras-tu à moi, non pas tel que je suis
mais tel que je deviens :

seul dans les bois ;
                     seul
en l’absence de moi

incorporé à l’insaisissable de l’écoute

 

 

John Burnside

 

traduction : Françoise Abrial

 

link

Voir les commentaires

Fin de partie

29 Octobre 2010, 00:44am

Publié par vertuchou

J'ai rêvé de toi
A  peine aperçue, tu te retirais
J'ai rêvé de toi
ombre fugace
Toi que je ne reverrai plus, je le sais

L'été est passé
la chaleur sourde n'est plus
la lune rousse s'est  dressée
 l'arc-en-ciel flamboyant

s'efface 

 

The-Island  

Le rideau tombe sur la pièce close
fin d'un entre-deux
d'une rencontre éphémère,
les acteurs s'éloignent
porteurs d'un fragment d'éternité

Sur l'île des songes
guettant ta longue silhouette
au soleil dormant
je continuerai à offrir
ton nom au vent de la nuit

 

 

 

Voir les commentaires

Le poème est le pas

28 Octobre 2010, 06:03am

Publié par vertuchou

Le poème est le pas
dont la parole rêve
quand le geste est perdu

Bernard Jakobiak

Voir les commentaires

If you go away

27 Octobre 2010, 06:08am

Publié par vertuchou

If you go away on this summer day
Then you might as well take the sun away
All the birds that flew in the summer sky
When our love was new and our hearts were high
When the days were young and the night was long
And the moon stood still for the night birds' song

If you go away
If you go away
If you go away

But if you stay I'll make you a day
Like no day has been or will be again
We'll sail the sun, we'll ride on the rain
And talk to the trees and worship the wind
But if you go I'll understand
Leave me just enough love to fill up my hand

If you go away
If you go away
If you go away

If you go away as I know you will
You must tell the world to stop turning
Till you return again, if you ever do
For good is love without loving you?
Can I tell you now as you turn togo
I'll be dying slowly till the next hello

If you go away
If you go away
If you go away

But if you stay I'll make you a night
Like no night has been or will be again
I'll sail on your smile, I'll ride on your touch
I'll talk your eyes that I love so much
But if you go I won't cry
For the good is gone from the world, goodbye

If you go away
If you go away
If you go away

If you away as I know you must
There'll be nothing left in this world to trust
Just an empty room full of empty space
Like the empty space I see on your face
And I'd have been a shadow of your shadow
If you might have kept me by your side

If you go away
If you go away
If you go away

Voir les commentaires