Coups de cœur
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Je marche
Je marche entre la route et les champs pour rien il fait juste assez chaud et juste assez froid pour être bien les amandiers commencent à fleurir pendant que le soleil achève Février je marche pour n'aller nulle part juste pour marcher et je tiens tout...
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Tout le monde a le droit / Cualquiera tiene derecho
Tout le monde a le droit de dire ce qu’il pense. Tout le monde a le droit à condition d’être en accord avec les lois, les traditions, les collègues, celui qui paye ton salaire, le voisin d’en face et le gouvernement. -------------- Ana María Rodas Cualquiera...
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Comment une femme
Comment une femme pouvait-elle s'introduire aussi simplement dans le cœur d'un homme, juste par des regards, des sourires? Est-ce qu'il était possible de caresser le cœur sans même effleurer la peau ? C'était sans doute cela séduire. S'immiscer dans le...
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J’ai envie de t’embrasser, de te couvrir de baisers
"J’ai envie de t’embrasser, de te couvrir de baisers, j’ai envie de toi.Une envie qui est l’armature de toutes mes journées, qui est là,derrière tous les gestes, derrière toutes mes pensées,une envie qui peut se lire de partout : j’ai l’impression quetous...
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On peut embrasser une bouche
On peut embrasser une bouche, des yeux, mais comment embrasser un sourire, un regard, et surtout leur expression, leur lumière ? Comment posséder, non un corps, mais le mouvement de ce corps ? Elle tournait la tête vers lui et il regardait ses cheveux...
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D’une fontaine
Cette fontaine est froide, et son eau doux-coulante, À la couleur d’argent, semble parler d’Amour ; Un herbage mollet reverdit tout autour, Et les aunes font ombre à la chaleur brûlante. Le feuillage obéit à Zéphyr qui l’évente, Soupirant, amoureux, en...
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Un voilier passe…
Je suis debout au bord de la plage.Un voilier passe dans la brise du matin,et part vers l'océan.Il est la beauté, il est la vie.Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti ! » Parti vers où ?Parti de...
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Toi aussi
Toi aussi tu es colline Et sentier de rochers Brise dans les roseaux Et tu connais la vigne Qui se tait à la nuit. Tu es sans paroles. Il y a une terre taciturne Et ce n’est pas ta terre Sur arbres et collines. Des eaux et des campagnes. Tu es silence...
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Extase
Ainsi l’amour du Ciel ravit en ces hauts lieux Mon âme sans la mort, et le corps en ce monde Va soupirant çà bas à liberté seconde De soupirs poursuivant l’âme jusques aux Cieux. Vous courtisez le Ciel, faibles et tristes yeux, Quand votre âme n’est plus...
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La statue
Quand tu m’es apparue c’est la tête penchée et un doigt sur les lèvres. Joli corps de statue sur ton socle de grès, tu m’as jeté un sort, sorcière ! Tu m’as jeté un sort… Car tu m’as envoûté de corps et de pensées, un sourire sur les lèvres. Es-tu sainte...
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Sonnet I
Regarde ton miroir, et dis à ce visage Que les temps sont venus d’en former un nouveau ; Car si tu refusais d’en faire un aussi beau, Tu décevrais le monde et quelque vierge sage : Quelle belle, en effet, pour un moins doux fardeau, Dédaignerait ici ton...
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Le fruit défendu
Elle était le doux fruit, le doux fruit défendu, Dans ce jardin d’Eden où le bois pourfendu Refleurissait encor dans un parfum de roses, De rosée et d’air pur où l’or est peu de chose. Elle était le doux fruit, le doux fruit défendu, Belle tel un ange...
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Blason du con
Petit mouflard, petit con rebondi, Petit connin plus que lévrier hardi, Plus que le lion au combat courageux, Agile et prompt en tes folâtres jeux, Plus que le singe ou le jeune chaton, Connin vêtu de ton poil folâtron, Plus riche que la toison de Colcos,...
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Grands soirs
Tes grains de beauté dans le dos Je les ai comptés un par un Comme les points dans ces jeux idiots Qu'on relie pour faire un dessin Et pour ta peau de léopard Moi j'aurais marché sur les mains Que reste-t-il de nos grands soirs Quand s'en vient le petit...
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Une fourmi de dix-huit mètres
Une fourmi de dix-huit mètres Avec un chapeau sur la tête Ça n'existe pas, ça n'existe pas Une fourmi traînant un char Plein de pingouins et de canards Ça n'existe pas, ça n'existe pas Une fourmi parlant français Parlant latin et javanais Ça n'existe...
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S’en sont allées les neiges
S’en sont allées les neiges, déjà revient l’herbe aux campagnes et aux arbres la chevelure. La terre fait son changement et la décrue le long des rives laisse couler les fleuves. La Grâce avec les Nymphes, avec ses deux sœurs, ose conduire nue les danses....
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Tes yeux
J'ai peur de regarder tes yeux Tu ris et tes vives pupilles Brûlent comme du feu Et, comme des diamants, brillent. C'est si bon et si douloureux, Pourtant. De se plonger ardent Au fond de tes deux yeux. C'est si bon et si caressant De se livrer, vivant....
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Vivre ici
Quand je l’ai vue, je l’ai perdue La trace d’une hermine sur les vitres givrées. Une étoile, à peine une étoile, la lumière, Ses ongles sur le marbre éveillé de la nuit. Je ne parle plus pour personne, Le jour et la nuit se mêlent si bien dans la chevelure,...
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Vous êtes entrée chez moi
Vous êtes entrée chez moi, brutalement, comme une voleuse. Vous n’y avez laissé qu’un grand amour, un vide, une douleur. Je n’en ai pas été surpris, tout m’y préparait. J’ai souffert de crises morales trop violentes, trop fortes, depuis quelques années,...
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Plus jamais
Plus jamais de chambre pour nous, Ni de baisers à perdre haleine Et plus jamais de rendez-vous Ni de saison, d'une heure à peine, Où reposer à tes genoux. Pourquoi le temps des souvenirs Doit-il me causer tant de peine Et pourquoi le temps du plaisir...
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Arménie
Azur et argile, argile et azur, Que te faut-il de plus ? Pareil au shah myope Qui scrute sa bague turquoise, plisse plutôt les yeux Pour mieux voir le livre des argiles sonores, La terre écrite, le livre séreux, l’argile bien-aimée Qui nous tourmente...
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Si tu viens
Si tu viens, je prendrai tes lèvres dès la porte, Nous irons sans parler dans l'ombre et les coussins, Je t'y ferai tomber, longue comme une morte, Et, passionnément, je chercherai tes seins. A travers ton bouquet de corsage, ma bouche Prendra leur pointe...
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Nuit
Même la nuit la plus légère a ses enroulements qui feulent ses vacillements incertains la soierie du gibet Et pourtant dans l'irradiance de l'obscur on ouvre l'embrasure enrobé dans l'écartée des eaux où l'on frissonne à peine S'ouvrant le corps aux portes...
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Il n’y a plus de sens
Il n’y a plus de sens Que le corps n’ait dressé Parlez-moi de luxure Peaux aimantes Femmes crues Dans le salon ocre tous les tons Devancent la nuit. Mon amour d’infini en infini Gardons-nous otages Laissons du bout des doigts L’orgasme sur nos corps Ta...
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Je sors de mon appartement somptueux
L'hiver nous dévore cigarette en poudre d’or le bonjour de joconde dit bonjour à tout le monde la fatigue des animaux sonne sur les sacs de sel et de papillons d’air et de douleur mais la lumière carnivore et le bonjour de joconde il fait froid il fait...