Coups de cœur
Top articles
-
A mes flancs
À mes flancs sans savoir J'ai des hameçons qui choppent Des morceaux, du passé Et je traine mes lignes Mes harpons mes crochets Et je traine, mes regrets À mes flancs s'accumulent encore bien frétillants Les choix que je n'ai pas fait Les photos les cahiers...
-
Chanson Du Printemps
Sais-tu, mignonne! la pervenche Émaille déjà les buissons, Et les oiseaux de branche en branche Disent tout joyeux leurs chansons. Partout se réveille la vie Sous les chauds rayons du soleil: C’est le printemps, il nous convie Ensemble à fêter son réveil....
-
Tout à coup j’ai eu envie d’elle
Tout à coup j’ai eu envie d’elle et je me suis penchée sur elle. Je l’embrasse, je glisse ma main sous son tee-shirt, je caresse ses seins, j’y porte ma bouche. Les seins et l’amour. Bien sûr. Je comprends quelque chose que je ne savais pas. Tout se fait...
-
Qui pourrait décrire le désir
Qui pourrait décrire le désir quand il est aussi torride, chargé de succulences, impérieux ? Il échappe aux mots. Seule, peut-être, la musique peut rendre la puissance de la houle qui le porte, le souffle brûlant et les vibrations qu’il dégage. Il m’a,...
-
Non seulement c'étaient les seins d'une fille
Non seulement c'étaient les seins d'une fille qui n'avait jamais connu d'homme, mais ils étaient comme des fleurs qui vont s'ouvrir et permettaient de deviner combien ils seraient beaux une fois épanouis. Entre deux monticules qui dressaient leurs boutons...
-
À l’heure où, dans le ciel...
À l’heure où, dans le ciel, la Pléiade déroulait sa ceinture sertie de joyaux, j’arrivais à elle. Elle avait ôté ses vêtements comme pour dormir et guettait ma venue, habillée seulement d’une légère tunique. [..] Nous sortions de sa tente. En marchant,...
-
Sonnet 76
Pourquoi mes vers sont-ils si loin de la mode,Si dénués de variété, d’innovation ?Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil furtifSur des méthodes, des combinaisons nouvelles ?Pourquoi écrire, encore et toujours le même,Vêtant l’invention d’un habit reconnu,Si...
-
La poésie est parfois
La poésie est parfois comme une surface que l'on ne voit pas, un écrin transparent posé sur le monde ; aller au delà et c’est la couleur de l’intemporel que l’on peut voir transparaître, l’invisible que l’on peut écouter, son murmure bienveillant qui...
-
Cuir A-nall
-
Sur la mort de Marie
Comme on voit sur la branche au mois de May la rose En sa belle jeunesse, en sa première fleur Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur, Quand l'Aube de ses pleurs au poinct du jour l'arrose : La grâce dans sa fueille, et l'amour se repose, Embasmant...
-
Adieu, charmante cousine
Adieu, charmante cousine. Adieu, beauté incomparable ! Adieu, pure et céleste âme. Adieu, tendre et inséparable amie, femme unique sur la terre. Vous êtes le seul objet digne de mon cœur. Daignez vous rappeler quelquefois la mémoire d’un infortuné qui...
-
Ne m'aimez pas
En réponse à une lettre de Sainte-Beuve Ne m'aimez pas !... je veux pouvoir prier pour vous, Comme pour les amis dont le soir, à genoux, Je me souviens, afin qu'éloignant la tempête, Dieu leur donne un ciel pur pour abriter leur tête. Je veux de vos bonheurs...
-
Elle était évidente et belle
Elle était évidente et belle et sans artifice comme une rose pâle au soleil de juin. Dans la tiédeur ouatée de cette brasserie de la rue Jehan-de-Beauce, elle paraissait m'attendre tranquillement, sur la banquette de cuir sombre où sa robe de soie légère...
-
Rien, en Poésie, ne s'achève
Rien, en Poésie, ne s'achève. Tout est en route, à jamais. En d'autres temps, d'autres termes, d'autres élans, la Poésie, comme l'amour, se réinvente par-delà toute prescription. Ne sommes-nous pas, en premier lieu, des créatures éminemment poétiques...
-
Ma thématique
sur l'abscisse désordonnée de mes amours j'ai posé la circonférence d'une lune pleine sur les sinuosités de ma sauvagerie j'ai lâché des aigles brûlants et aimé sentir ma chair se détacher par petits bouts sur mes désirs parallèles j'ai tendu des ponts...
-
A l'instant il voulut être aimé d'elle
A l'instant il voulut être aimé d'elle. C'était aussi violent que mystérieux. Mais c'était vivre l'expérience la plus intéressante de la vie. Il n'était ni assez sot, ni si jeune, qu'il pût l'ignorer. Il ne l'ignorait pas, et, pactisant avec son mal,...
-
L'amour et la mort
... Éternité de l'homme, illusion ! chimère ! Mensonge de l'amour et de l'orgueil humain ! Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère, Il lui faut un demain ! Pour cet éclair de vie et pour cette étincelle Qui brûle une minute en vos cœurs étonnés, Vous...
-
Volontaire bannie comme moi
Volontaire bannie comme moi, et elle ne savait pas que derrière les rideaux je la regardais. Alors, écoutez, elle s’est approchée de la glace du petit salon, car elle a la manie des glaces comme moi, manie des tristes et des solitaires, et alors, seule...
-
Viole
Mon coeur, tremblant des lendemains, Est comme un oiseau dans tes mains Qui s’effarouche et qui frissonne. Il est si timide qu’il faut Ne lui parler que pas trop haut Pour que sans crainte il s’abandonne. Un mot suffit à le navrer, Un regard en lui fait...
-
Belle de nuit
Une rose à la boutonnière Et la cuisse dénudée, À l'aube d'un réverbère Elle semble épuisée. Le Rimmel à fondu Sur ses joues colorées, Jusqu'aux lèvres charnues Qui éclairent sa beauté. Son corsage gonflé Qui suinte d'ironie, D'un volume douillet Et pourtant...
-
Ceux qui se sont aimés pendant leur vie
"Ceux qui se sont aimés pendant leur vie et qui se font inhumer l'un à côté de l'autre ne sont peut-être pas aussi fous qu'on pense. Peut-être leurs cendres se pressent, se mêlent et s'unissent. [...] Ô ma Sophie, il me resterait donc un espoir de vous...
-
La cueillette
Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette. Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé, Roses pâles d'amour qui couronnent ta tête, S'effeuillent chaque été ? Leurs tiges vont plier au grand vent qui s'élève. Des pétales de rose ont chu dans...
-
C'est fait, belle Caliste
C'est fait, belle Caliste, il n'y faut plus penser : Il se faut affranchir des lois de votre empire ; Leur rigueur me dégoûte, et fait que je soupire Que ce qui s'est passé n'est à recommencer. Plus en vous adorant je me pense avancer, Plus votre cruauté,...
-
Nostalgie
Cela fait cent ans que je n’ai pas vu ton visage que je n’ai pas passé mon bras autour de ta taille que je ne vois plus mon visage dans tes yeux cela fait cent ans que je ne pose plus de question à la lumière de ton esprit que je n’ai pas touché à la...
-
Puis, dans la brève hésitation
Puis, dans la brève hésitation que nous marquâmes l’un et l’autre avant de repartir, nos épaules se touchèrent, s’effleurèrent presque consciemment, s’abandonnèrent l’une à l’autre, il était impossible que ce fût fortuit, nos regards se croisèrent encore...