Coups de cœur
Top articles
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Sais-tu si nous sommes encore loin de la mer ?
L’enfant buissonnier charmeur de sauterelles couché à la perpendiculaire de la canicule blanc-bleu l’ébouriffé à plat vendre sur l’été-feu du causse colle l’oreille à la tête étouffée d’août au-dessus de la dalle quaternaire sous les couches du temps...
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Valse jaune
Il y a du soleil dans la rue Moi j'aime le soleil mais j'ai peur des gens Et je reste caché tout le temps A l'abri des volets d'acier noir Il y a du soleil dans la rue Moi j'aime bien la rue mais quand elle s'endort Et j'attends que le jour soit mort...
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Je suis toutes les jeunes filles
Je suis toutes les jeunes filles qui volent au-dessus des herbes. Les prairies crépitent d’élytres, de graines et d’épis tranchants, elles parfument et brûlent, elles guérissent, elles donnent la mort. Je serai pour toi, l’unique. Je serai ton amour car...
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La poésie change le monde
La poésie change le monde de l'intérieur de chacun. Elle fait partie de l'être humain. C'est une donnée fondamentale, une valeur essentielle. Mais n'étant pas une valeur marchande, elle ne cesse depuis une vingtaine d'années de perdre du terrain...En...
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Unies tendrement
Unies tendrement seins contre seins, nous avons fondu dans un bien-être pareil à un engourdissement. A peine sortie du sommeil, j'avais de nouveau l'esprit embrumé. Puis la suite de nos gestes, du premier baiser la veille au soir jusqu'au moment de sombrer...
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Le désir qui fait que toute la surface de la peau
Le désir qui fait que toute la surface de la peau s'éclaire et désire la surface d'une autre peau dont on ne connait rien. On est intime avant même de se connaître. On ne peut plus se passer du regard de l'autre, de son sourire, de sa main, de ses lèvres....
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La belle aux cieux, dormant
Que vos rêves s'envolent et viennent jusqu'à moi, pour dévoiler ainsi vos désirs de l'instant me plongeant de la sorte dans le vif désarroi Ma place est-elle ici ou au cœur du néant ? Me perdrais-je dans vos yeux aux profondeurs de l'âme pour découvrir...
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Jusqu’à l’extrême regard
Ne pillez plus ces nouveaux jours quand le soleil verse son or sur nos chairs attendries par l'âge des pierres quand nos yeux pavoisent devant ce rêve emmitouflé dans un rayon de lune quand le galbe soyeusement apprivoisé cherche les contours de la main...
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A Jamais
A jamais, le sourire osé, rayonne devant. A jamais, pour atteindre tes yeux d’eau profonde. A jamais, Les douces cordes flottent devant, pour atteindre mes oreilles ouvertes. A jamais, L’esprit concentré sur le corps fait de bois. Savoir à jamais, ton...
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La bouche
Ni sa pensée, en vol vers moi par tant de lieues, Ni le rayon qui court sur son front de lumière, Ni sa beauté de jeune dieu qui la première Me tenta, ni ses yeux - ces deux caresses bleues ; Ni son cou ni ses bras, ni rien de ce qu'on touche, Ni rien...
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Juan Olmedo regarda les yeux
Juan Olmedo regarda les yeux de cette femme, qui étaient parfois bruns, parfois verts, mais toujours de la couleur des tempêtes, et dans le regard qu’ils lui renvoyèrent, il lut qu’il n’y avait qu’une chose à faire, aller de l’avant, toujours de l’avant,...
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Premier mai
C'est le Premier Mai. Debout, camarades ! Esclaves courbés sur les durs travaux Des grandes usines, Un peu de fierté monte en nos poitrines Avec le parfum des lilas nouveaux... C'est le Premier Mai. Marchons camarades ! Un grand souffle ardent passe en...
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Toi
Toi c’est un mot Toi c’est une voix Toi c’est tes yeux et c’est ma joie Toi c’est si beau Toi c’est pour moi Toi c’est bien là et je n’y crois Toi c’est soleil Toi c’est printemps Toi c’est merveille de chaque instant Toi c’est présent Toi c’est bonheur...
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Je ne t’ai jamais trouvée / Nunca te encontré
Je ne t’ai jamais trouvée, je t’ai toujours perdue, une éternité que je voyage en quête de la rencontre impossible pour te dire que c’est toi qui, baiser après baiser, taillade après taillade, a bâti mes rêves, forant l’abîme jusqu’à le transformer en...
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De tout, il resta trois choses
De tout, il resta trois choses : La certitude que tout était en train de commencer, la certitude qu’il fallait continuer, la certitude que cela serait interrompu avant que d’être terminé. Faire de l’interruption, un nouveau chemin, faire de la chute,...
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Je le suis.
Je le suis. Et quand il se retourne avant de se diriger vers la baie vitrée, il m’adresse un sourire, un sourire très bref mais inoubliable. Un sourire d’une seconde. Et moi, je fais tout entrer dans ce sourire : le souvenir de sa peau dans la nuit, les...
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En ces lourdes soirées où les images
En ces lourdes soirées où les images sur l’écran distillent la haine, l’enfer où les fenêtres n’absorbent plus notre reflet ton visage repose entre mes mains, et je berce avec lui les failles les douleurs qui broient nos mondes de rêves et d’illusions...
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Aube
J’ai embrassé l’aube d’été. Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent...
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A Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait déclose Sa robe de pourpre au soleil A point perdu cette vesprée Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vôtre pareil. Las ! voyez comme en peu d’espace, Mignonne, elle a dessus la place, Las !...
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La Tourterelle et le Ramier
Qu’on ne me parle plus d’Amour, ni de Plaisirs, Disait un jour la triste Tourterelle : Consacrez-vous, mon Âme, à d’éternels soupirs, J’ai perdu mon Amant fidèle. Arbres, Ruisseaux, Gazons délicieux, Vous n’avez plus de charmes pour mes yeux, Mon Amant...
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Rococo japonais – Le drageoir aux épices.
Ô toi dont l’œil est noir, les tresses noires, les chairs blondes, écoute-moi, ô ma folâtre louve J’aime tes yeux fantasques, tes yeux qui se retroussent sur les tempes ; j’aime ta bouche rouge comme une baie de sorbier, tes joues rondes et jaunes ; j’aime...
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Mes deux filles
Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe, L’une pareille au cygne et l’autre à la colombe, Belle, et toutes deux joyeuses, ô douceur ! Voyez, la grande soeur et la petite soeur Sont assises au seuil du jardin, et sur elles Un bouquet d’oeillets...
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Ondine
Ton rire est clair, ta caresse est profonde, Tes froids baisers aiment le mal qu’ils font ; Tes yeux sont bleus comme un lotus sur l’onde, Et les lys d’eau sont moins purs que ton front. Ta forme fuit, ta démarche est fluide, Et tes cheveux sont de légers...
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La poésie commence
La poésie commence lorsqu'un idiot dit de la mer : "On dirait de l'huile." Ce n'est nullement là une description plus exacte du calme plat, mais le plaisir d'avoir découvert une ressemblance, l'excitation d'un mystérieux rapport, le besoin de crier aux...
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Chef de section
Ma bouche aura des ardeurs de géhenne Ma bouche te sera un enfer de douceur et de séduction Les anges de ma bouche trôneront dans ton cœur Les soldats de ma bouche te prendront d’assaut Les prêtres de ma bouche encenseront ta beauté Ton âme s’agitera...