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An Ojibway Girl

6 Février 2020, 01:43am

Publié par vertuchou

Roland Reed An Ojibway Girl Minnesota, 1907

Roland Reed An Ojibway Girl Minnesota, 1907

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Ne fais à personne un signe de tête

5 Février 2020, 01:20am

Publié par vertuchou

Ne fais à personne un signe de tête,
Et le passé - n'y pense plus du tout.
Sois avec lui ce que je n'osais être :
N'effraie pas ses espoirs ainsi qu'un loup.
Sois avec lui ce que je n'ai pu être -
Aime sans mesure, aime jusqu'au bout !
1909

Marina Tsvetaieva

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Au café du canal

4 Février 2020, 01:34am

Publié par vertuchou

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Fugitive

3 Février 2020, 01:26am

Publié par vertuchou

Nous sommes étrangers et passons sur la terre
Comme un esquif léger qui fuit en se jouant
Sous les furtifs baisers d’une brise légère,
Et dans l’horizon bleu disparaît lentement;

Heureux si le sillon qu’il marque dans sa fuite
Demeure quelque temps après qu’il a passé;
Si quelque tourbillon n’efface tout de suite
Le chemin qu’en son cours rapide il a tracé;

Heureux si, dans les lieux d’où le sort nous entraîne,
Il nous demeure un coeur où nous vivions encor,
Un seul coeur qui nous suive en la plage lointaine
Que l’on nomme ici-bas le sépulcre d’un mort.
Octobre 1879.

Alice de Chambrier

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J’ai senti ma peau, mes seins

2 Février 2020, 01:09am

Publié par vertuchou

J’ai senti ma peau, mes seins, mon ventre, mes fesses brûler comme jamais, et j’ai su enfin ce qu’était le désir : cette impatience qui vous ravage et vous tord sous les draps, cette faim de caresses, de baisers, de mots, de gestes, de goûts, d’odeurs, cette envie de dire « tiens ! » « prends » et « donne », et de montrer, et de voir, et de lécher, de palper, de cramponner, de mordre, cette révolte des animaux et des objets, des chats, des sardines, des arbalètes, quand les petites femmes insignifiantes se mettent à gonfler de partout, à prendre un cul géant, des seins comme des melons, à s’ouvrir de partout, à haleter, à gémir, à couler, à rêver… C’était ça, le désir.

Françoise Rey Des camions de tendresse

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Juste un peu plus de vie

1 Février 2020, 01:54am

Publié par vertuchou

Juste un peu plus de vie
pour prendre l'amour par le goût
quand le goût a le goût d'aller dormir
près de la nuit
cette nuit qui veille sur l'amour
comme une vieille amante
échevelée au goût du jour
pas trop tannée
juste encore en vie
pour goûter aux nuits
échevelées par l'amour

Huguette Bertrand

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Concerto pour flûte en ré majeur S 225

31 Janvier 2020, 01:27am

Publié par vertuchou

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Soir tropical

30 Janvier 2020, 01:12am

Publié par vertuchou

Le soir est lumineux ; le soir est tendre et beau.
Le soleil s’est éteint ; la lune est sur les roses.
Une langueur pénètre au cœur même des choses…
Et les grands palmiers noirs rêvent au bord de l’eau.

Les jasmins ont mêlé leurs branches étoilées
Aux lianes en fleurs. L’haleine de l’été
Caresse les fruits lourds. La grave volupté
Laisse traîner son voile au détour des allées.

Là-bas, sur le chemin, pas un chant, pas un bruit.
Rien ne trouble la paix d’un bonheur qu’on écoute…
Viens sentir les parfums sur le bord de la route.
Et respirer mon âme éparse dans la nuit.

Ida Faubert

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Poésie : du langage

29 Janvier 2020, 01:17am

Publié par vertuchou

Poésie : "du langage chargé de sens au plus extrême degré possible".

 Ezra Pound

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Retrouvailles inédites

28 Janvier 2020, 01:59am

Publié par vertuchou

Ceux que j' appelle
Par leur nom
Et qui n' ont plus de nom

Ceux qui sont devenus
Ceux que j' aimais beaucoup,

Les ai-je aimés assez ?

Et puis te revoilà clos sur le monde
Partagé entre une aurore
Et de nouveaux succès,
Tel un cheval qui piaffe
Dans un essaim d' abeilles.

Dans ton antre
Comme un ventre
L' éclat parfumé
D' un thé
Une guitare
Et trois chansons
Dont nous savons qu'elles n' ont plus d' importance.

De plus loin revient la démesure
De nos gestes inscrits dans plus loin que l' aurore.
 
Ce chant partagé qui cherche ses dépositaires
Nous laisse en un clin d'oeil
L' art de nous bien taire.

Au delà des saisons,
Des éclats,
Du Pardon

Au delà de nous-mêmes
La Terre et ces moissons
Comme gorgée d' orange
Nous projettent en vermeil sur un grand tapis vert.

Une main blesse et joue la part de nous cachée.
Rien d' obscur, simple distance.

Rien de notre silence
N' atteint cette guitare
Qui de très loin se tait.

Et reste dans la mer
L' éclat de nos saisons
Qui n' ont plus de sanglots
Qui se rêvent à nouveau
Qui sont comme un sillon
Qui pèse sur le monde.

Dans l' étoffe, tous nos gestes froissés
Sont devenus des signes.
Ton sourire même est intérieur
Peut-être enfin libre de m' atteindre.

Et je chante au présent
Ton nom qui me dit oui.

Chacun a dans son coeur
Un cercle de lumière
Et sa part de sable
A l' ombre des enfants
Qui nous rejoignent en baisers doux.

Ainsi le ciel en toi se tait,
Et me donne à rêver
De ce qui t' habite.
 
Dans les volutes de juillet
Un enfant né
Des temps d' aurore.
 
Là-bas, très loin,
Dans les champs,
Avec les vagues
De marées hautes.

Martine Biard

 

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