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Coups de cœur
Ciel d’automne
Ciel d’automne
La hache traverse l’air ambré
Un cryptomère oscille
Sosêki
Amoureuse
Amoureuse, piètre mot pour exprimer tant de choses ! Imprégnée, voilà qui exprime mieux… Imprégnée, c’est cela tout à fait, imprégnée depuis la peau jusqu’à l’âme, car l’amour définitif m’est si entré partout que je m’attendais presque à voir mes cheveux et ma peau en changer de couleur.''
Colette, La Retraite sentimentale
Cadavre exquis
Si tous les chevaux avaient pour fers des aimants (André Breton)
Le cœur des amants cesserait de battre. (Robert Desnos)
Quand les oiseaux nageront (Louis Aragon)
La moule fera preuve d’énergie. (André Breton)
Si les fortifications étaient meublées de quelques beaux divans rouges (André Breton)
Le téléphone garderait indéfiniment l’image de nos pensées. (Benjamin Péret)
Si la canaille pouvait dire son mot (André Breton)
Les mendiants seraient enterrés dans la basilique Saint-Denis. (Pierre Unik)
Quand on reportera des armures (André Breton)
On ne parlera plus que par proverbes. (Pierre Unik)
Djemila
Tout est vanité
Tout est vanité : crois toujours,
Aime sans fin, désire et rêve ;
Ne reste jamais sans amours,
Souviens-toi que la vie est brève.
[...]
Rêver, aimer, seul est réel :
Notre vie est l’éclair qui passe,
Flamboie un instant sur le ciel,
Et se va perdre dans l’espace.
Seule la passion qui luit
Illumine au moins de sa flamme
Nos yeux mortels avant la nuit
Eternelle, où disparait l’âme.
Consume-toi donc ; tout flambeau
Jette, en brûlant, de la lumière ;
Brûle ton cœur, songe au tombeau
Où tu redeviendras poussière.
Aime, rêve, désire et souffre !
Henry Cazalis
Vo solcando un mar crudele
Vo solcando un mar crudele, extrair de l'opéra composé par Léonard de Vinci sur un livret italien de Metastasio, interprété par Franco Fagioli
Noctambule
Ce soir, j’irai te visiter, encore.
Tu laisseras la fenêtre doucement entr’ouverte,
Moi, je viendrai du dehors , légère,
Les ailes chargées de poudre d’or,
La poitrine palpitant d’un tendre émoi,
Les mains toutes enivrées de musique.
Toi, encore marié à la nuit,
Tu ouvriras l’espace de tes rêves
Et j’entrerai dans ton soir intime,
Déflorant le secret de ton cœur.
Hélène Phung
La poésie est une aventure
La poésie est une aventure vers l'absolu.
Pedro Salinas
Septembre
Jamais la fin d'été n'avait paru si belle.
Les vignes de l'année auront de beaux raisins.
On voit se rassembler, déjà les hirondelles
Mais il faut se quitter. Pourtant, l'on s'aimait bien.
Quel joli temps pour se dire au revoir.
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans.
Sur la fumée des cigarettes,
L'amour s'en va, mon cœur s'arrête.
Quel joli temps pour se dire au revoir.
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans.
Sur la fumée des cigarettes,
L'amour s'en va, mon cœur s'arrête.
Quel joli temps pour se dire au revoir,
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans.
Les fleurs portent déjà les couleurs de Septembre
Et l'on entend, de loin, s'annoncer les bateaux.
Beau temps pour un chagrin que ce temps couleur d'ambre.
Je reste sur le quai, mon amour. A bientôt.
Quel joli temps, mon amour, au revoir.
Quel joli temps pour jouer ces vingt ans.
Sur la fumée des cigarettes,
L'amour nous reviendra peut-être.
Peut-être un soir, au détour d'un printemps.
Ah quel joli temps, le temps de se revoir.
Jamais les fleurs de Mai n'auront paru si belles.
Les vignes de l'année auront de beaux raisins.
Quand tu me reviendras, avec les hirondelles,
Car tu me reviendras, mon amour, à demain...
Barbara