Vo solcando un mar crudele
Vo solcando un mar crudele, extrair de l'opéra composé par Léonard de Vinci sur un livret italien de Metastasio, interprété par Franco Fagioli
Coups de cœur
Vo solcando un mar crudele, extrair de l'opéra composé par Léonard de Vinci sur un livret italien de Metastasio, interprété par Franco Fagioli
Ce soir, j’irai te visiter, encore.
Tu laisseras la fenêtre doucement entr’ouverte,
Moi, je viendrai du dehors , légère,
Les ailes chargées de poudre d’or,
La poitrine palpitant d’un tendre émoi,
Les mains toutes enivrées de musique.
Toi, encore marié à la nuit,
Tu ouvriras l’espace de tes rêves
Et j’entrerai dans ton soir intime,
Déflorant le secret de ton cœur.
Hélène Phung
La poésie est une aventure vers l'absolu.
Pedro Salinas
Jamais la fin d'été n'avait paru si belle.
Les vignes de l'année auront de beaux raisins.
On voit se rassembler, déjà les hirondelles
Mais il faut se quitter. Pourtant, l'on s'aimait bien.
Quel joli temps pour se dire au revoir.
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans.
Sur la fumée des cigarettes,
L'amour s'en va, mon cœur s'arrête.
Quel joli temps pour se dire au revoir.
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans.
Sur la fumée des cigarettes,
L'amour s'en va, mon cœur s'arrête.
Quel joli temps pour se dire au revoir,
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans.
Les fleurs portent déjà les couleurs de Septembre
Et l'on entend, de loin, s'annoncer les bateaux.
Beau temps pour un chagrin que ce temps couleur d'ambre.
Je reste sur le quai, mon amour. A bientôt.
Quel joli temps, mon amour, au revoir.
Quel joli temps pour jouer ces vingt ans.
Sur la fumée des cigarettes,
L'amour nous reviendra peut-être.
Peut-être un soir, au détour d'un printemps.
Ah quel joli temps, le temps de se revoir.
Jamais les fleurs de Mai n'auront paru si belles.
Les vignes de l'année auront de beaux raisins.
Quand tu me reviendras, avec les hirondelles,
Car tu me reviendras, mon amour, à demain...
Barbara
II est un sentier sombre au fond de nos vallées
Où chaque soir
Je viens m’asseoir.
Et là je me souviens des heures envolées.
Alors mon cœur
S’ouvre au bonheur,
Car tous mes souvenirs sont pleins de ta personne.
Et je te vois
J’entends ta voix.
À ce double plaisir mon âme s’abandonne
Comme aux beaux jours
De nos amours
M. de la Renaudière
Je brûle de peindre celle qui m'est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y a longtemps déjà qu'elle a disparu!
Elle est belle, et plus que belle ; elle est surprenante. En elle le noir abonde: et tout ce qu'elle inspire est nocturne et profond. Ses yeux sont deux antres où scintille vaguement le mystère, et son regard illumine comme l'éclair: c'est une explosion dans les ténèbres.
Charles Baudelaire, Le Désir de Peindre
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Il reste la pluie nue sur les pavés,
nue sur les mains, nue sur les larmes.
Il reste les femmes qu'on a aimées d'un seul regard
et qui passent avec un visage sans réponse.
Chaque foulée dont je marque les chemins
ferme une tombe qui n'est pas la mienne.
Mais le temps est proche où, les lèvres sèches de boue,
je perdrai pied sous le pont trop haut du ciel.
Ma vie n'aura même pas eu l'éclat rapide
de la rosée prise un instant dans le soleil
et l'espace se souviendra d'elle comme d'un souffle
qui faisait remuer ma bouche comme une feuille.
De mon corps dispersé il lèvera des plantes
qui auront un peu de mon regard sur leurs pousses.
Personne ne saura que je revis en elle
seul comme la dernière flaque portée par la terre.
Lucien Becker
just
quand tes mots
font de mes pierres
un champ de blé
ondulant sous la brise
quand tes yeux
tapissent ma nuit
d’un ciel où palpitent
des millions d’étoiles
quand ta voix défaille
et me fait don
de ce qui en moi
s’était tu
m’entraîne
en ces lointains
où soudain se déchaîne
ma passion de la vie
quand la haute
flamme claire
me jette au cœur
de contrées inconnues
me maintient
en cette exultation
qui m’établit
hors du temps
je reflue vers toi
Charles Juliet