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Une femme en harmonie / A Woman in harmony

5 Décembre 2020, 01:39am

Publié par vertuchou

Une femme en harmonie avec son esprit,
Est comme une rivière qui coule.
Elle va où elle veut sans prétention,
Et arrive à sa destination,
Prête à être elle-même,
Et seulement elle-même.

Maya Angelou

A Woman in harmony with her spirit
is like a river flowing.
She goes where she will without pretense and arrives at her destination
prepared to be herself
and only herself

 

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Menuet

4 Décembre 2020, 01:02am

Publié par vertuchou

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L'hirondelle

3 Décembre 2020, 01:03am

Publié par vertuchou

Je suis une hirondelle et non une colombe ;
Ma nature me force à voltiger toujours.
Le nid où des ramiers s’abritent les amours,
S’il y fallait couver, serait bientôt ma tombe.

Pour quelques mois, j’habite un créneau qui surplombe
Et vole, quand l’automne a raccourci les jours,
Pour les blancs minarets quittant les noires tours,
Vers l’immuable azur d’où jamais pleur ne tombe.

Aucun ciel ne m’arrête, aucun lieu ne me tient,
Et dans tous les pays je demeure étrangère;
Mais partout de l’absent mon âme se souvient.

Mon amour est constant, si mon aile est légère,
Et, sans craindre l’oubli, la folle passagère
D’un bout du monde à l’autre au même cœur revient.

1867

Théophile Gautier

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Aussi tu me tiens le cœur

2 Décembre 2020, 01:13am

Publié par vertuchou

Aussi tu me tiens le cœur dans tes serres, ô belle victorieuse que tu es, comme un aigle tient sa proie. Tu m'as saisi par tous les côtés à la fois. Je t'aime parce que tu es une femme, je t'admire parce que tu es un esprit, je t'adore parce que tu es un ange. Oh ! quand tu t'envoleras, emporte-moi !.

Victor Hugo, Lettre à Léonie Biard, 1846.

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Solitude

1 Décembre 2020, 01:43am

Publié par vertuchou

C’est l’heure où je suis seule
C’est l’heure du jardin
Qu’on arrose
Et des senteurs mouillées
Qui montent des gazons
C’est l’heure où ton désir
Vient émouvoir ma croupe
Egarer ma main blanche
Et caresser mes seins
C’est l’heure où nos parfums
D’imprécises musiques
Et mes rêves épars
Font jaillir de ma chair
Les soupirs de la nuit
C’est l’heure où sans témoins
Que ces riens
Impalpables
Je peux
Tout à loisir
M’aimer
De ton amour.

Simonne Azaïs

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La Folia

30 Novembre 2020, 01:47am

Publié par vertuchou

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Soulagement

29 Novembre 2020, 01:55am

Publié par vertuchou

Quand je n’ai pas le cœur.prêt à faire autre chose,
Je sors et je m’en vais, l’âme triste et morose,
Avec le pas distrait et lent que vous savez,
Le front timidement penché vers les pavés,
Promener ma douleur et mon mal solitaire
Dans un endroit quelconque, au bord d’une rivière,
Où je puisse enfin voir un beau soleil couchant.

O les rêves alors que je fais en marchant,
Dans la tranquillité de cette solitude,
Quand le calme revient avec la lassitude !
Je me sens mieux.

Je vais où me mène mon cœur.
Et quelquefois aussi, je m’assieds tout rêveur,
Longtemps, sans le savoir, et seul, dans la nuit brune,
Je me surprends parfois à voir monter la lune.

Eudore Évanturel

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Quand on aime, quand on ressent de l’amour

28 Novembre 2020, 01:08am

Publié par vertuchou

Quand on aime, quand on ressent de l’amour, que ce soit pour un être humain, un animal, une fleur ou un coucher de soleil, on est porté au-delà de soi. Nos désirs, nos peurs et nos doutes se dissipent. Nos besoins de reconnaissance s’évanouissent. On ne cherche plus à se comparer, à exister plus que les autres. Notre âme s’élève tandis que nous sommes tout entier emplis de ce sentiment, de cet élan du cœur qui s’étend alors naturellement pour embrasser tous les êtres et toutes les choses de la vie.

 Laurent Gounelle,  Et tu trouveras le trésor qui dort en toi

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Elle était venue

27 Novembre 2020, 01:45am

Publié par vertuchou

Elle était venue sur les marches tièdes
Et s’était assise.

Sa tête gentille était inclinée
Un peu de côté ;

Ses mains réunies étaient endormies
Au creux de la jupe ;

Et elle croisait ses jambes devant elle,
L’un des pieds menus pointant vers le ciel.

Il dut le frôler, ce pied, pour passer
Et il dut la voir.

Il vit son poignet qui donnait envie
D’être à côté d’elle dans les farandoles
Où l’on est tiré, où il faut qu’on tire
Plus qu’on n’oserait…

Et il vit la ligne de son épaule
Qui donnait envie de l’envelopper
Dans un tendre châle.

Mais le désir lui vint de regarder sa bouche
Et ce fut le départ de tout.
Mais le besoin lui vint de rencontrer ses yeux
Et ce fut la cause de tout.

         Charles Vildrac

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Mina Loy

26 Novembre 2020, 01:04am

Publié par vertuchou

Stephen Haweis, Mina Loy, Paris, 1905.

Stephen Haweis, Mina Loy, Paris, 1905.

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