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Vertuchou.over-blog.com

Je t'aimerai sans toi

26 Août 2018, 02:35am

Publié par vertuchou

Je t'aimerai sans toi. ne me fais jamais signe.
Un ajonc peut flamber sur la lande, à midi,
solitaire en son mal et seulement nourri
d'argile avaricieuse au bout de sa racine.

Enterre au fond de toi mon nom ensommeillé.
Reste plus ténébreux qu'un buis de cimetière.
Je t'ai volé jadis les neiges de janvier
et j'ai coupé sur toi mes plus hautes javelles.

Va, ressemble à un mort. Debout dans mon désert
je sens bouger en moi des foisons de semences.
L'amour qui te cherchait dans sa famine immense
t'a dépassé enfin et brûle l'univers.

Anne-Marie Kegels

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Lark In The Morning Medley

25 Août 2018, 02:15am

Publié par vertuchou

Kathie Stewart, flute (4:24) Dark Island—Lark in the Morning—Kesh Jig—Knights of St. Patrick Traditional Irish, arr. Stewart

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Epigramme (Charmant...)

24 Août 2018, 02:06am

Publié par vertuchou

Charmant rossignol, dont la voix
Interrompt le profond silence
De ces Rochers et de ces Bois
Où l’Été perd sa violence,

Si la Bergère que je sers
Revient jamais dans ces Déserts,
Apprends à cette Âme cruelle,

Que l’eau qui coule entre ces Fleurs
Est un petit reste des pleurs
Que j’ai versés pour l’amour d’elle.

François Maynard

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Je me réveille plein de toi

23 Août 2018, 01:08am

Publié par vertuchou

7 heures du matin

Je me réveille plein de toi. Ton portrais et le souvenir de l'énivrante soirée d'hiers n'ont point laissé de repos à mes sens. Douce et incomparable Joséphine, quelle effet bizzare faite vous sur mon coeur ! Vous fâchez-vous ? Vous vois-je triste ? Êtes-vous inquiète ? mon âme est brisé de douleur, et il n'est point de repos pour votre ami... Mais en est-il donc davantage pour moi, lorsque, me livrant au sentiment profond qui me maîtrise, je puise sur vos lèvres, sur votre coeur, une flame qui me brûle. Ah ! c'est cette nuit que je me suis bien aperçu que votre portrait n'est pas vous ! Tu pars à midi, je te verai dans 3 heures. En attendant, mio dolce amor, reçois un millier de baisé ; mais ne m'en donne pas, car il brûle mon sang.

Chanceaux, le 24 ventôse, en route pour l'armée d'Italie


Lettre de Bonaparte à Joséphine

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Chez moi

22 Août 2018, 02:23am

Publié par vertuchou

- Chez moi, dit la petite fille
On élève un éléphant.
Le dimanche son oeil brille
Quand papa le peint en blanc.

- Chez moi, dit le petit garçon
On élève une tortue.
Elle chante des chansons
En latin et en laitue.

- Chez moi, dit la petite fille
Notre vaisselle est en or.
Quand on mange des lentilles
On croit manger un trésor.

- Chez moi, dit le petit garçon
Nous avons une soupière
Qui vient tout droit de Soissons
Quand Clovis était notaire.

- Chez moi, dit la petite fille
Ma grand-mère a cent mille ans.
Elle joue encore aux billes
Tout en se curant les dents.

- Chez moi, dit le petit garçon
Mon grand-père a une barbe
Pleine pleine de pinsons
Qui empeste la rhubarbe.

- Chez moi, dit la petite fille
Il y a trois cheminées
Et lorsque le feu pétille
On a chaud de trois côtés.

- Chez moi, dit le petit garçon
Passe un train tous les minuits.
Au réveil, mon caleçon
Est tout barbouillé de suie.

- Chez moi, dit la petite fille
Le Pape vient se confesser
Il boit de la camomille
Une fois qu'on l'a fessé.

- Chez moi, dit le petit garçon
Vit un Empereur chinois.
Il dort sur la paillasson
Aussi bien qu'un Iroquois.

- Iroquois ! dit la petite fille
Tu veux te moquer de moi !
Si je trouve mon aiguille
Je vais te piquer le doigt !

- Ce que c'est d'être une fille !
Répond le petit garçon.
Tu es bête comme une anguille
Bête comme un saucisson.

C'est moi qu'ai pris la Bastille
Quand j'étais dans les oignons.
Mais à une telle quille
Je n'en dirai pas plus long !


René de Obaldia

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Noël nouvelet

21 Août 2018, 01:54am

Publié par vertuchou

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Marie, levez-vous

20 Août 2018, 02:04am

Publié par vertuchou

Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse :
Jà la gaie alouette au ciel a fredonné,
Et jà le rossignol doucement jargonné,
Dessus l'épine assis, sa complainte amoureuse.

Sus ! debout ! allons voir l'herbelette perleuse,
Et votre beau rosier de boutons couronné,
Et vos oeillets mignons auxquels aviez donné,
Hier au soir de l'eau, d'une main si soigneuse.

Harsoir en vous couchant vous jurâtes vos yeux
D'être plus tôt que moi ce matin éveillée :
Mais le dormir de l'Aube, aux filles gracieux,

Vous tient d'un doux sommeil encor les yeux sillée.
Çà ! çà ! que je les baise et votre beau tétin,
Cent fois, pour vous apprendre à vous lever matin.

 

Pierre de Ronsard

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Le poème lui-même

19 Août 2018, 02:00am

Publié par vertuchou

Le poème lui-même est un objet résistant : il se maintient à travers le temps,

il peut être relativement obscur, et s'enroule parfois en énigme, car il fait le difficile

il dit ce qui est difficile, à vivre, à faire, à écrire.

En lui quelque chose résiste qui s'appelle peut-être sens ou espoir.


jean-Michel Maulpoix

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Quelque part...

18 Août 2018, 02:13am

Publié par vertuchou

 Quelque part dans une maison calme
le soleil passe à travers les volets
et la poussière se croyant seule se met à danser
sans autre bruit que celui que fait un insecte.

Il y a bien au loin le cri d’un enfant
ou celui d’un chien oppressé de solitude.
Il y a bien, dans l’herbe, le pas d’une source
où la mer vient, en se cachant, prendre pied.

Il n’y a plus soudain dans le jour immense
qu’un bourdon désorienté qui se cogne aux carreaux
qu’un oiseau brûlé de soleil
qui retombe comme une feuille au milieu des blés.

Et la chambre plus profonde que le monde
se tient dans l’ombre auprès de la porte
avec un cœur qui a cessé de battre
parce qu’il n’y a plus de soleil dans les volets.

Lucien Becker

 

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Aria (alto) : Zum reinen Wasser er mich weist (Il me mène à l'eau pure)

17 Août 2018, 02:31am

Publié par vertuchou

Johann Sebastian Bach, Cantate BWV 112, Der Herr ist mein getreuer Hirt (Le Seigneur est mon bon berger)

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