Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vertuchou.over-blog.com

Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?

27 Décembre 2016, 03:40am

Publié par vertuchou

Pourtant les hôtesses sont douces
Aux auberges bordées de neige
Pourtant patientent les épouses
Que les enfants ont prises au piège
Pourtant les auberges sont douces
Où le vin fait tourner manège
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?

Pourtant les villes sont paisibles
Où tremblent cloches et clochers
Mais le diable dort-il sous la bible ?
Mais les rois savent-ils prier ?
Pourtant les villes sont paisibles
De blanc matin en blanc coucher
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?

Pourtant il nous reste à rêver
Pourtant il nous reste à savoir
Et tous ces loups qu'il faut tuer
Tous ces printemps qu'il reste à boire
Désespérance ou désespoir
Il nous reste à être étonnés
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?

Pourtant il nous reste à tricher
Être le pique et jouer cœur
Être la peur et rejouer
Être le diable et jouer fleur
Pourtant il reste à patienter
Bon an mal an on ne vit qu'une heure
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?

Jacques Brel

https://www.youtube.com/watch?v=RXlBP7oJd7I

Voir les commentaires

Just So

26 Décembre 2016, 03:12am

Publié par vertuchou

Voir les commentaires

Vos beaux yeux

25 Décembre 2016, 03:07am

Publié par vertuchou

Chanson

Vos beaux yeux sur ma franchise 
N’adressent pas bien leurs coups, 
Tête chauve et barbe grise 
Ne sont pas viande pour vous ; 
Quand j’aurais l’heure de vous plaire, 
Ce serait perdre du temps ; 
Iris, que pourriez-vous faire 
D’un galant de cinquante ans ?

Ce qui vous rend adorable 
N’est propre qu’à m’alarmer, 
Je vous trouve trop aimable 
Et crains de vous trop aimer : 
Mon cœur à prendre est facile, 
Mes vœux sont des plus constants ; 
Mais c’est un meuble inutile 
Qu’un galant de cinquante ans.

Si l’armure n’est complète, 
Si tout ne va comme il faut, 
Il vaut mieux faire retraite 
Que d’entreprendre un assaut : 
L’amour ne rend point la place 
À de mauvais combattants, 
Et rit de la vaine audace 
Des galants de cinquante ans.
 

Pierre Corneille

Voir les commentaires

Sans savoir pourquoi, il fut attiré par elle

24 Décembre 2016, 03:05am

Publié par vertuchou

Sans savoir pourquoi, il fut attiré par elle, c'était fou, c'était évident, c'était instinctif. Il devait à tout prix lui parler. Mais dès qu'il avança vers elle, il commença à souffrir. Cette image, cette fille sortant de l'église, le hantait déjà comme si elle était un souvenir et non le présent. Une fois face à elle, il se mit en travers de son chemin et lui dit : "Vous êtes si belle que je préfère ne jamais vous revoir."
Mon père aimait plus que tout ce souvenir car il estimait, sûrement à juste titre, que c'était la seule fois de sa vie où il avait été héroïque, étonnant, et même charmant. Il n'en revenait pas d'avoir été soumis à une telle pulsion. Et puis, bien sûr, pour saisir entièrement la saveur de ce moment, il fallait ajouter que cette femme allait devenir sa femme. Cette femme allait devenir ma mère.
David Foenkinos, les souvenirs

Voir les commentaires

Donne-moi ta main

23 Décembre 2016, 02:03am

Publié par vertuchou

« Donne-moi ta main
et je te conduirai aux champs interprétés par l’hymne des moissons.
Hâtons-nous avant que les oiseaux ne nous disputent les fruits,
avant que les insectes ne fassent des feuilles entrouvertes leur nourriture.
Donne-moi ta main,
je t’apprendrai cette saveur du sol reconnaissant,
je te donnerai pour couche la terre amie
et j’offrirai à ta tête vieillie de reposer
sur l’herbe silencieuse des champs.
Je ne demanderai rien,
tu entendras seulement la mélodie des jeunes eaux
et ces paroles prononcées par mon regard sur ton visage bien-aimé. »

Adalgisa Nery

Voir les commentaires

No surprises

22 Décembre 2016, 02:56am

Publié par vertuchou

Voir les commentaires

l'amour et la mort

21 Décembre 2016, 02:53am

Publié par vertuchou

Non, non, tout n'est pas dit, vers la beauté fragile
Quand un charme invincible emporte le désir,
Sous le feu d'un baiser quand notre pauvre argile
A frémi de plaisir.

Notre serment sacré part d'une âme immortelle ;
C'est elle qui s'émeut quand frissonne le corps ;
Nous entendons sa voix et le bruit de son aile
Jusque dans nos transports.

Nous le répétons donc, ce mot qui fait d'envie
Pâlir au firmament les astres radieux,
Ce mot qui joint les coeurs et devient, dès la vie,
Leur lien pour les cieux.

Dans le ravissement d'une éternelle étreinte
Ils passent entraînés, ces couples amoureux,
Et ne s'arrêtent pas pour jeter avec crainte
Un regard autour d'eux.

Ils demeurent sereins quand tout s'écroule et tombe ;
Leur espoir est leur joie et leur appui divin ;
Ils ne trébuchent point lorsque contre une tombe
Leur pied heurte en chemin.

Toi-même, quand tes bois abritent leur délire,
Quand tu couvres de fleurs et d'ombre leurs sentiers,
Nature, toi leur mère, aurais-tu ce sourire
S'ils mouraient tout entiers ?

Sous le voile léger de la beauté mortelle
Trouver l'âme qu'on cherche et qui pour nous éclôt,
Le temps de l'entrevoir, de s'écrier : “ C'est Elle ! ”
Et la perdre aussitôt,

Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée
Change en spectre à nos yeux l'image de l'amour.
Quoi ! ces voeux infinis, cette ardeur insensée
Pour un être d'un jour !

Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles,
Grand Dieu qui dois d'en haut tout entendre et tout voir,
Que tant d'adieux navrants et tant de funérailles
Ne puissent t'émouvoir,

Qu'à cette tombe obscure où tu nous fais descendre
Tu dises : “ Garde-les, leurs cris sont superflus.
Amèrement en vain l'on pleure sur leur cendre ;
Tu ne les rendras plus ! ”

Mais non ! Dieu qu'on dit bon, tu permets qu'on espère ;
Unir pour séparer, ce n'est point ton dessein.
Tout ce qui s'est aimé, fût-ce un jour, sur la terre,
Va s'aimer dans ton sein.

 Louise Ackermann

Voir les commentaires

Les mots

20 Décembre 2016, 02:52am

Publié par vertuchou


Les mots qui vont surgir savent
de nous ce que nous ignorons d'eux.

 --- René Char

 

Voir les commentaires

L’écorce des cœurs

19 Décembre 2016, 02:43am

Publié par vertuchou

Bien sûr je sais qu’à cette heure
Partout dans le monde
Des hommes se blottissent de peur
Des enfants ne font plus la ronde
Des étoiles au bout de leurs doigts
Que des femmes se cachent de la bête immonde
De la violence quotidienne qui leur est faite…

Mais comment ne pas penser d’abord à toi
A tes seins bourdonnant comme des abeilles
A ta bouche fruitée qui déborde du cœur
A tes mains d’où ruissellent des caresses de soleil
A tes épaules nues ou je cueille des fleurs
Au parfum crémeux de ton ventre blanc
Oui comment ne pas penser d’abord à toi
A tes caresses comme une odorante verdure
A tes élans puissants traduits dans un murmure
A la source de vie que tu portes en toi
A ce regard d’Amour que tu as posé sur moi
A ce sourire de fée qui dessine ma joie
Comment ne pas d’abord penser à toi
Qui n’a que la beauté à opposer à la laideur
La vérité de toi dissimulée à toi dans ton regard
Qui cherche à te trouver dans les méandres du cœur
Qui veux être pour toi une belle aventure
Et qui cherche toi-même à te mettre au monde

Ô Mon Amour, ma force et ma vigueur t’accompagnent
Puisque de tous les jours je te veux ma compagne.

Jacques Viallebesset

Voir les commentaires

The Wind From The Sea

18 Décembre 2016, 02:40am

Publié par vertuchou

Andrew Wyeth (1917-2009), ‘The Wind From The Sea’, 1947

Andrew Wyeth (1917-2009), ‘The Wind From The Sea’, 1947

Voir les commentaires