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Vertuchou.over-blog.com

Fiesta

28 Mars 2016, 03:23am

Publié par vertuchou

Et les verres étaient vides
Et la bouteille brisée
Et le lit était grand ouvert
Et la porte fermée
Et toutes les étoiles de verre
Du bonheur et de la beauté
Resplendissaient dans la poussière
De la chambre mal balayée
Et j'étais ivre mort
Et j'étais feu de joie
Et toi ivre vivante
Toute nue dans mes bras.

Jacques Prévert

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Jarabi

27 Mars 2016, 03:18am

Publié par vertuchou

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Nyx

26 Mars 2016, 02:58am

Publié par vertuchou

À Louise aussi de Lyon et d’Italie

Ô mes nuits, ô noires attendues
Ô pays fier, ô secrets obstinés
Ô longs regards, ô foudroyantes nues
Ô vol permis outre les cieux fermés.

Ô grand désir, ô surprise épandue
Ô beau parcours de l’esprit enchanté
Ô pire mal, ô grâce descendue
Ô porte ouverte où nul n’avait passé

Je ne sais pas pourquoi je meurs et noie
Avant d’entrer à l’éternel séjour.
Je ne sais pas de qui je suis la proie.
Je ne sais pas de qui je suis l’amour.

Catherine Pozzi

 

Ave

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La poésie possède une force

25 Mars 2016, 03:50am

Publié par vertuchou

La poésie possède une force de percussion et de vibration, qui fait ressentir,

et, dès le plus jeune âge, son caractère profond.

Qu'on la lise ou qu'on l'écoute, elle reste partageable par tous.

- Jean-Pierre Siméon

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Ciel bas

24 Mars 2016, 03:10am

Publié par vertuchou

C'est un amour qui va sur les pieds de soie,
Heureux de son exil dans les rues.
Un amour petit et pauvre que mouille une pluie de passage
Et il déborde sur les passants:
Mes présents sont plus grands que moi.
Mangez mon blé,
Buvez mon vin
Car mon ciel repose sur mes épaules et ma terre vous
appartient...

As-tu humé le sang du jasmin indivis
Et pensé à moi ?
Attendu en ma compagnie un oiseau à la queue verte
Et qui n'a pas de nom ?

C'est un amour pauvre qui fixe le fleuve
Et il s'abandonne aux évocations: Où cours-tu ainsi,
Jument de l'eau ?
Sous peu, la mer t'absorbera.
Va lentement vers ta mort choisie,
Jument de l'eau!

Étais-tu mes deux rives
Lorsque les lieux étaient tels qu'ils se devaient d'être,
Légers légers aux souvenirs ?
Quelles chansons aimes-tu ?
Quelles chansons ? Celles qui chantent
La soif de l'amour ou
Celles qui chantent le temps révolu ?

C'est un amour pauvre et non partagé,
Calme calme, qui ne brise pas
Le verre de tes jours choisis,
Ni attise le feu d'une lune froide
Dans ton lit.
Tu ne devines pas sa présence si, à sa place peut-être, une
obsession te fait pleurer
Tu ne sais ce que tu ressens lorsque, de tes bras, tu n'enlaces
Que toi !
Quelles nuits, désires-tu, quelles nuits ?
Et de quelle couleur sont ces yeux dont tu rêves,
Lorsque tu rêves ?
C'est un amour pauvre et partagé
Qui réduit le nombre des désespérés
Et hisse le trône des colombes sur les deux côtés.
A toi donc, de conduire
Ce printemps rapide vers ceux que tu aimes.
Quels temps désires-tu, quels temps ?
Que j'en sois le poète, ainsi et ainsi: chaque fois
Qu'une femme s'en va, au soir, vers son secret,
Elle trouve un poète marchant dans ses obsessions.
Et chaque fois qu'un poète va au plus profond de lui,
Il trouve une femme se dénudant devant se poème...

Quels exils désires-tu ?
M'accompagneras-tu, partiras-tu seule
Quand dans ton nom, un exil couronne l'autre
De tous ses feux ?

C'est un amour qui passe par nous
Sans que nous le remarquions.
Et il ne sait et nous ne savons
Pourquoi une rose dans un vieux mur nous disperse,
Pourquoi une jeune fille en pleurs à l'arrêt d'un bus
Croque une pomme puis pleure et puis rit:
Ce n'est rien, rien qu'une
Abeille qui vient de traverser mon sang...

C'est un amour pauvre qui observe
Longuement les passants et prend
Le plus jeune pour lune: Tu as besoin
D'un ciel moins élevé.
Sois mon ami et tu pourras contenir
L'égoïsme de deux êtres qui ne savent
A qui offrir leurs fleurs...
Il parlait peut-être de moi, peut-être
De nous, mais nous ne le savions pas.

C'est un amour...


Mahmoud Darwich

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Compositie 9, blauwe façade

23 Mars 2016, 03:11am

Publié par vertuchou

Piet Mondriaan, Compositie 9, blauwe façade (Composition 9, façade bleue) 1914

Piet Mondriaan, Compositie 9, blauwe façade (Composition 9, façade bleue) 1914

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Ma belle un jour dessus son lit j'approche

22 Mars 2016, 04:39am

Publié par vertuchou

Ma belle un jour dessus son lit j'approche

Qui me baisant là sous moi frétillait
Et de ses bras mon col entortillait
Comme un Lierre une penchante Roche.

Au fort de l'aise et la pâmoison proche
Il me sembla que son oeil se fermait,
Qu'elle était froide et qu'elle s'endormait
Dont courroucé je lui fis ce reproche :

Vous dormez donc ! Quoi Madame êtes-vous
Si peu sensible à des plaisirs si doux ?
Lors me jetant une oeillade lascive

Elle me dit : Non non mon cher désir
Je ne dors pas mais j'ai si grand plaisir
Que je ne sais si je suis morte ou vive.

Jean Auvray

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Sans la nommer

21 Mars 2016, 03:32am

Publié par vertuchou

Je voudrais sans la nommer
Vous parler d'elle
Comme d'une bien aimée,
D'une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
À des lendemains qui chantent
Sous le soleil.

REFRAIN :
C'est elle que l'on matraque,
Que l'on poursuit, que l'on traque,
C'est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C'est elle qu'on emprisonne,
Qu'on trahit, qu'on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu'au bout, jusqu'au bout.

Je voudrais sans la nommer
Lui rendre hommage :
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui traîne en liberté
Où bon lui semble.

REFRAIN

Je voudrais sans la nommer
Vous parler d'elle :
Bien-aimée ou mal-aimée,
Elle est fidèle ;
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l'appelle Révolution permanente.

REFRAIN

Georges Moustaki

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Pour être grand, sois entier

20 Mars 2016, 04:22am

Publié par vertuchou

Pour être grand, sois entier
Rien en toi n’exagère ou n’exclus.
Sois tout en chaque chose.
Mets tout ce que tu es
Dans le moindre de tes actes.
Ainsi en chaque lac brille la lune entière
Pour ce qu’elle vit haut.


--- Fernando Pessoa

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La grande vague

19 Mars 2016, 03:56am

Publié par vertuchou

Gustave Le Gray, La grande vague Sète, 1857

Gustave Le Gray, La grande vague Sète, 1857

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