Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vertuchou.over-blog.com

La poésie, c'est la recherche

19 Janvier 2013, 05:53am

Publié par vertuchou

La poésie, c’est la recherche
Passionnelle et comblée
De quelque chose que l’on sait
Ne jamais atteindre.

 

Eugène Guillevic

Voir les commentaires

Chaconne de Sémélé

18 Janvier 2013, 05:50am

Publié par vertuchou

 

 

 

 

 

Marin Marais 1656 - 1728

Chaconne de Sémélé

Le Concert Spirituel

sous la direction d'Hervé Niquet

Voir les commentaires

Le Voyageur à la lune / der Wandererer an den Mond

17 Janvier 2013, 05:44am

Publié par vertuchou

Moi sur la terre, toi dans le ciel,
nous suivons notre route d’un bon pas ;
moi grave et troublé, toi douce et pure,
quelle peut donc être cette différence ?

Etranger, je vais de pays en pays,
sans patrie, inconnu de tous;
par monts et par vaux, par forêts et prairies,
mais nulle part, hélas, je ne suis chez moi.

Toi, en revanche, tu sillonnes le monde
du berceau du couchant au tombeau du levant,
tu flottes au firmament d’innombrables pays,
et tu es pourtant chez toi là où tu es.

Le ciel, qui s’étend à l’infini,
est ta patrie chérie :
heureux celui qui, quel que soit son but,
foule toujours le sol de la patrie !

 

Johann Gabriel Seidl

 

 

Ich auf der Erd’, am Himmel du,
Wir wandern beide rüstig zu:
Ich ernst und trüb, du mild und rein,
Was mag der Unterschied wohl sein?

Ich wandre fremd von Land zu Land,
So heimatlos, so unbekannt;
Berg auf, Berg ab, Wald ein, Wald aus,
Doch bin ich nirgend, ach! zu Haus.

Du aber wanderst auf und ab
Aus Ostens Wieg’ in Westens Grab,
Wallst Länder ein und Länder aus,
Und bist doch, wo du bist, zu Haus.

Der Himmel, endlos ausgespannt,
Ist dein geliebtes Heimatland:
O glücklich, wer, wohin er geht,
Doch auf der Heimat Boden steht!

 

link

Voir les commentaires

Les rendez-vous

16 Janvier 2013, 05:42am

Publié par vertuchou

Tu m’as quitté par toutes les portes
Tu m’as laissé dans tous les déserts
Je t’ai cherchée à l’aube et je t’ai perdue à midi
Tu n’étais nulle part où j’arrive
Qui saurait dire le Sahara d’une chambre sans toi
La foule d’un dimanche où rien ne te ressemble
Un jour plus vide que vers la mer la jetée
Le silence où j’appelle et tu ne réponds pas
Tu m’as quitté présente immobile
Tu m’as quitté partout tu m’as quitté des yeux
Du cœur des songes
Tu m’as quitté comme une phrase inachevée
Un objet par hasard une chose une chaise
Une villégiature à la fin de l’été
Une carte-postale dans un tiroir
Je suis tombé de toi toute la vie au moindre geste
Tu ne m’as jamais vu pleurer pour ta tête détournée
Ton regard au diable de moi
Un soupir dont j’étais absent
As-tu jamais eu pitié de ton ombre à tes pieds ?

Louis Aragon

Voir les commentaires

Lascia ch'io pianga

15 Janvier 2013, 05:38am

Publié par vertuchou

 

 

Lascia ch'io pianga
Paolo Fresu (trompette)
Uri Caine (piano)
Jazz sous les Pommiers
2010

Voir les commentaires

Le poète c’est l’homme qui parle

14 Janvier 2013, 05:45am

Publié par vertuchou

Le poète c’est l’homme qui parle

à la place de tout ce qui se tait autour de lui.

 

Paul Claudel

Voir les commentaires

Le golfe de Saint-Tropez

13 Janvier 2013, 05:37am

Publié par vertuchou

Matisse_golfe-de-St-Tropez.jpg

 

Henri Matisse

1869–1954


le golfe de Saint -Tropez

1904


huile sur toile

65.1 x 50.5 cm

Voir les commentaires

La bouche

12 Janvier 2013, 05:48am

Publié par vertuchou

Ni sa pensée, en vol vers moi par tant de lieues,
Ni le rayon qui court sur son front de lumière,
Ni sa beauté de jeune dieu qui la première
Me tenta, ni ses yeux – ces deux caresses bleues;

Ni son cou ni ses bras, ni rien de ce qu’on touche,
Ni rien de ce qu’on voit de lui ne vaut sa bouche
Où l’on meurt de plaisir et qui s’acharne à mordre,

Sa bouche de fraîcheur, de délices, de flamme,
Fleur de volupté, de luxure et de désordre,
Qui vous vide le coeur et vous boit jusqu’à l’âme…

Marie Nizet

Voir les commentaires

Non l’amour n’est pas mort

11 Janvier 2013, 05:42am

Publié par vertuchou

 Non l’amour n’est pas mort en ce coeur et ces yeux et cette bouche

qui proclamait ses funérailles commencées.

Ecoutez j’en ai assez du pittoresque et des couleurs et du charme.

J’aime l’amour, sa tendresse et sa cruauté.

Mon amour n’a qu’un seul nom,

qu’une seule forme.

Tout passe. Des bouches se collent à cette bouche.

Mon amour n’a qu’un nom, qu’une forme.

Et si quelque jour tu t’en souviens

O toi, forme et nom de mon amour,

Un jour sur la mer entre l’Amérique et l’Europe,

À l’heure où le rayon final du soleil se réverbère sur la surface ondulée des vagues,

ou bien une nuit d’orage sous un arbre dans la campagne

ou dans une rapide automobile,

Un matin de printemps boulevard Malesherbes,

Un jour de pluie,

À l’aube avant de te coucher,

Dis-toi, je l’ordonne à ton fantôme familier, que je fus seul à t’aimer davantage

et qu’il est dommage que tu ne l’aies pas connu.

Dis-toi qu’il ne faut pas regretter les choses : Ronsard avant moi

et Baudelaire ont chanté le regret des vieilles et des mortes

ui méprisèrent le plus pur amour.

Toi quand tu seras morte

Tu seras belle et toujours désirable.

Je serai mort déjà, enclos tout entier en ton corps immortel, en ton image étonnante

présente à jamais parmi les merveilles perpétuelles de la vie et de l’éternité,

mais si je vis

Ta voix et son accent, ton regard et ses rayons,

L’odeur de toi et celle de tes cheveux et beaucoup d’autres choses encore vivront en moi,

Et moi qui ne suis ni Ronsard ni Baudelaire,


Moi qui suis Robert Desnos et qui pour t’avoir connue et aimée,


Les vaux bien ;


Moi qui suis Robert Desnos, pour t’aimer


Et qui ne veux pas attacher d’autre réputation à ma mémoire sur la terre méprisable.

 

Robert Desnos

 

Voir les commentaires

La poésie, c’est une belle femme

10 Janvier 2013, 05:40am

Publié par vertuchou

 

La poésie, c’est une belle femme nue qui se baladerait sur les Champs-Élysées

et qu’on ne remarquerait pas.

Qu’on ne verrait pas.

Sinon brièvement, les aveugles.

 

Georges Perros

Voir les commentaires