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Les poèmes doivent toujours être relus

12 Juillet 2015, 04:22am

Publié par vertuchou

Les poèmes doivent toujours être relus,
lus, relus, lus, mis en charge ;
chaque lecture procède à la recharge,
ce sont des appareils qui chargent du sens ;
en eux le sens s’accumule, bourdonnement
de particules en attente,
soupirs en suspens tic-tac,
à l’intérieur du cheval de Troie.

Valério Magrelli

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Elle sait les douleurs traversières

11 Juillet 2015, 04:21am

Publié par vertuchou

Elle sait les douleurs traversières et les indéfinissables fêlures, ces peuples mystères des passés tus.
Elle sait l’aube possible, la rosée des joues, les rendez-vous qui décollent les affres des peurs.
Elle sait que Lui d’Elle, il ne veut séparer aucune écorce de peau.
Elle est lyre de ses matins et muse de ses nuits.
Elle sait tant et silence tout. A quoi bon les mots aux contours des regards…
Seule gestera leur tendresse, lovée à la paume de leurs mains : promesse et don. Essence et source, ils sont éclats du printemps.

Sandra Dulier

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Normandie 1911

10 Juillet 2015, 04:19am

Publié par vertuchou

Photographe anonyme

Photographe anonyme

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Si l’étoile devint l’étoile

9 Juillet 2015, 04:16am

Publié par vertuchou

Si l’étoile devint l’étoile
dans le fracas dans l’ombre
du commencement

Dis-moi le sel son acidité
son érosion et l’implosion es rocs
là où se trame la vie
là où se trame la mort
sur la durée ses labours
son écorce

Dis-moi le redoublement des racines
la femme qui s’avance sans amarres
et sans peur debout dans la distance
celle qui écrit au revers des courants

celle qui pense sous la cognée
à l’arbre qui perdure
aux forteresses aux clôtures
pour mieux les cisailler

d’un poème tranchant
comme l’or au soir des certitudes
quand l’âme se délivre
de sa robe charnelle

et que liens se délient
comme fleurs sous l’orage

Jeanine Baude

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Rêves

8 Juillet 2015, 04:08am

Publié par vertuchou

J'ai rêvé parfois que vos yeux
Me regardaient avec tristesse,
Que vos grands yeux bleus sérieux
Me regardaient avec tendresse ;

J'ai rêvé que vous écoutiez
Ces mots sur qui la voix hésite,
Et qui s'arrêtent effrayés
De l'aveu qui sous eux palpite ;

Que, dans mes mains, vos fines mains
Tombaient comme deux fleurs fauchées,
Et que nos pas, dans les chemins,
Laissaient leurs traces rapprochées.

Mais je n'ai pas osé rêver,
Dans les ivresses ni les fièvres,
Que ce bonheur pût m'arriver
Que ma bouche effleurât vos lèvres.

J'ai rêvé parfois que vos yeux
Me regardaient avec tendresse,
Que vos grands yeux bleus sérieux
Me regardaient avec tristesse.

Auguste Angellier

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Pars

7 Juillet 2015, 04:09am

Publié par vertuchou

Pars, surtout ne te retourne pas
Pars, fais ce que tu dois faire sans moi
Quoi qu'il arrive je serai toujours avec toi
Alors pars et surtout ne te retourne pas
 
Oh pars
Mais l'enfant
L'enfant mais il est là, il est avec moi
C'est drôle quand il joue
Il est comme toi, impatient
Il a du cœur, il aime la vie et la mort ne lui fait pas peur
 
Alors pars
Surtout ne te retourne pas
Oh pars
Mais qu'est ce que t'as
Oh pars et surtout reviens-moi vite
 
jacques Higelin

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Les deux guitares

6 Juillet 2015, 04:00am

Publié par vertuchou

Les Yeux Noirs : Les Deux Guitares

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Dimanche

5 Juillet 2015, 03:41am

Publié par vertuchou

Entre les rangées d'arbres de l'avenue des Gobelins
Une statue de marbre me conduit par la main
Aujourd'hui c'est dimanche les cinémas sont pleins
Les oiseaux dans les branches regardent les humains
Et la statue m'embrasse mais personne ne nous voit
Sauf un enfant aveugle qui nous montre du doigt.

Jacques Prévert

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Mignon

4 Juillet 2015, 04:04am

Publié par vertuchou

Connais-tu le pays où fleurit l'oranger,
Le pays des fruits d'or et des roses vermeilles,
Où la brise est plus douce et l'oiseau plus léger,
Où dans toute saison butinent les abeilles,
Où rayonne et sourit, comme un bienfait de Dieu,
Un éternel printemps sous un ciel toujours bleu ?

Hélas! que ne puis-je te suivre
Vers ce rivage heureux d'où le sort m'exila!
C'est là, c'est là que je voudrais vivre,
Aimer, aimer et mourir!
C'est là que je voudrais vivre, c'est là! oui, c'est là !

Connais-tu la maison où l'on m'attend là-bas ?
La salle aux lambris d'or où des hommes de marbre
M'appellent dans la nuit en me tendant les bras,
Et la cour où l'on danse à l'ombre d'un grand arbre,
Et le lac transparent, où glissent sur les eaux
Mille bateaux légers pareils à des oiseaux ?

Hélas! que ne puis-je te suivre
Vers ce pays lointain d'où le sort m'exila!
C'est là, c'est là que je voudrais vivre,
Aimer, aimer et mourir !
C'est là que je voudrais vivre, c'est là! oui, c'est là !

Goethe

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Le mot ne désigne pas

3 Juillet 2015, 04:46am

Publié par vertuchou

...”Le mot ne désigne pas, il attend. Des forces sont cachées dessous.
Le langage est un apparent paysage, le langage
est comme la terre creuse sous nos pieds”...

Valère Novarina, Lumières des corps

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