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Vertuchou.over-blog.com

La gare

17 Avril 2016, 03:24am

Publié par vertuchou

Il s'est formé depuis un siècle dans chaque ville ou bourg de quelque importance ( et beaucoup de villages, de proche en proche, se sont trouvés atteints par contagion),
Un quartier phlegmoneux, sorte de plexus ou de nodosité tubéreuse, de ganglion pulsatile, d'oignon lacrymogène et charbonneux.
Gonflé de rires et de larmes, sali de fumées.
Un quartier matineux, où l'on ne se couche pas, où l'on passe les nuits.
Un quartier quelque peu infernal où l'on salit son linge et mouille ses mouchoirs.
Où chacun ne se rend qu'en des occasions précises,
...
Un lieu d'efforts maladroits et malheureux, où rien ne s'accomplit sans grosses difficultés de démarrage, manœuvre et parcours,
...
,-- et jusqu'au bureau du chef de gare, cet irritable gamin :

C'est LA GARE, avec ses moustaches de chat.

Francis Ponge

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La guerre

16 Avril 2016, 03:35am

Publié par vertuchou

Henri Rousseau La Guerre, 1894. Huile sur toile 114 x 195 cm.

Henri Rousseau La Guerre, 1894. Huile sur toile 114 x 195 cm.

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À George Sand (VI)

15 Avril 2016, 03:40am

Publié par vertuchou

Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie ;
Verse ailleurs ce trésor que j'avais pour tout bien.
Va chercher d'autres lieux, toi qui fus ma patrie,
Va fleurir, ô soleil, ô ma belle chérie,
Fais riche un autre amour et souviens-toi du mien.

Laisse mon souvenir te suivre loin de France ;
Qu'il parte sur ton cœur, pauvre bouquet fané,
Lorsque tu l'as cueilli, j'ai connu l'Espérance,
Je croyais au bonheur, et toute ma souffrance
Est de l'avoir perdu sans te l'avoir donné.

Alfred de Musset

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Elle ne pensait qu’à lui

14 Avril 2016, 03:04am

Publié par vertuchou

Elle ne pensait qu’à lui dès qu’elle était libre de rêver.

Toute sa vie silencieuse revenait sur lui.

C’était la plus formidable rêverie amoureuse qu’elle eût jamais traversée.

Elle éprouvait jusqu’au besoin d’être seule et recueillie pour librement

se remémorer ses émois, leur rencontre, le dîner, la promenade,

et tout ce qui avait été dit ce soir-là. Elle se lovait dans ce panier de souvenirs,

en négligeant un peu tout ce qui ne se rapportait pas à cet amant imaginaire.

Parfois elle réalisait la folie d’une telle songerie.

D’autres vivaient-ils ainsi dans les chimères ?

Alice Ferney, La conversation amoureuse

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Le Coeur circoncis

13 Avril 2016, 04:43am

Publié par vertuchou

Il vient d’autres couleurs à la fin de l’été :
le ciel est bleu pâle, on voit les phlox mauves
et le gravier sombre lavé par la pluie.
Ce n’est pas le même pays qui se fane
c’est un ancien printemps. Il t’invite au départ
comme le Nord où tu as grandi sans bouger
en te confiant ses fleurs, ses arbres, ses prairies
pour l’été qui passe au loin chaque année
l’été mystérieux de la Terre promise.


Jean-Pierre Lemaire

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Partita pour violon seul nº 2 — (BWV 1004)

12 Avril 2016, 03:28am

Publié par vertuchou

Jean-Sébastien Bach, Partita pour violon seul nº 2 - Allemande

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En faictes vous doubte

11 Avril 2016, 03:22am

Publié par vertuchou

En faictes vous doubte
Que vostre ne soye ?
Se Dieu me doint joye
Au cueur, si suis toute.

Rien ne m'en deboute,
Pour chose que j'oye.
En faictes vous doubte
Que vostre ne soye ?

Dangier et sa route
S'en voisent leur voye,
Sans que plus les voye !
Tousjours il m'escoute.
En faictes vous doubte ?

Charles d'Orléans

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La poésie est ce dont l'homme

10 Avril 2016, 03:18am

Publié par vertuchou

La poésie est ce dont l'homme - même s'il l'ignore ou feint de l'ignorer -

a le plus besoin pour tracer au flanc du monde la cicatrice de sa dignité.

La poésie : un vertige permanent entre la lune et le gibet.

André Laude

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Tant

9 Avril 2016, 04:15am

Publié par vertuchou

    Tant je l'ai regardée  caressée   merveillée
    et tant j'ai dit son nom à voix haute et silence
    le chuchotant au vent   le confiant au sommeil
    tant ma pensée sur elle s'est posée  reposée
    mouette sur la voile au grand large de mer
    que même si la route où nous marchons l'amble
    ne fut et ne sera qu'un battement de cil du temps
    qui oubliera bientôt qu'il nous a vus ensemble
    je lui dis chaque jour merci d'être là
    et même séparés   son ombre sur un mur
    s'étonne de sentir mon ombre qui l'effleure

    Claude Roy

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Le mal de vivre

8 Avril 2016, 03:16am

Publié par vertuchou

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