La poésie, c’est
La poésie, c’est comme marcher sur la Lune
Ocean Vuong
Coups de cœur
La poésie, c’est comme marcher sur la Lune
Ocean Vuong
J’ai raté
le livre de ma vie
une nuit
qu’on avait oublié
de mettre un crayon taillé
à côté de mon lit.
Lise Deharme
Mais je sais, je sens que nous nous aimerons toute la vie avec le cœur, l’intelligence, que nous tâcherons par une affection sainte de nous guérir mutuellement du mal que nous avons souffert l’un pour l’autre. Hélas non ! ce n’était pas notre faute, nous suivions notre destinée, et nos caractères plus âpres, plus violents que ceux des autres, nous empêchaient d’accepter la vie des amants ordinaires. Mais nous sommes nés pour nous connaître et nous aimer, sois-en sûr.
Lettre de George Sand à Alfred de Musset, 15 avril 1834
Je serai l’eau qui coule sur tes mains
pour me teindre du souvenir de ta peau,
empreinte transparente, lumière jusqu’à tes os.
Par moi tu toucheras le voile sous les mots,
je serai le son que tu poursuis,
par moi tu diras l’enfance sur la rive,
la présence claire entrevue à jamais
sur le seuil de la porte, si proche des montagnes,
la note tenue qui passe par-delà tous les égarements,
ombre tressée de jour et de nuit
qui rend visible le matin du monde.
Mon souffle aujourd’hui traverse tes paumes,
depuis toujours,
je respire dans ton regard
Laurence Breysse Chanet
Parfois avec le cœur
Peu souvent avec l'âme
Plus rarement avec force
Peu - aiment vraiment.-
Emily Dickinson
Vivre en poésie, ce n'est pas renoncer.
C'est se garder à la lisière de l'apparent et du réel.
Andrée Chedid
Et je boirai tes rivières
Les lunes qui perlent aux agates de tes yeux
Quand tu baisses les rideaux de tes cils
Sur tes bleus océans,
Je boirai tes rivières
Déversées sur les grèves de tes sables clairs
Je remonterai le cours de tes aiguières
Pour puiser à la source de tes aquarelles,
A l’épanchement de tes fenêtres
Là tout au bord, je resterai
Pour abriter les orages
Et les petits moutons blancs
De tes flots firmaments,
En ton âme diluvienne
J’irai prier les sirènes
Et pleurer les fontaines
De tes îles noyées.
Laetitia Extremet