Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vertuchou.over-blog.com
…

Si j'ai atteint un but

10 Novembre 2025, 00:09am

| 

Publié par vertuchou

Si j'ai atteint un but
Il est au-delà
De l'Infini révélé -
J'ai fermé les yeux -
et tâtonné tout autant -
C'était plus léger -
d'être Aveugle.

Emily Dickinson

 

Voir les commentaires

…

Si tu pouvais lire dans mon esprit

9 Novembre 2025, 01:00am

| 

Publié par vertuchou

Si tu pouvais lire dans mon esprit, tu y verrais que je t'aime, si tu pouvais lire dans mon âme tu y verrais que je t'aime, si tu pouvais lire dans mon cœur, tu y verrais que je t'aime. Pour mon esprit tu es charmante, pour mon âme tu es céleste, pour mon cœur tu es bonne, il y a en toi une femme dont je baise les pieds et un ange dont je baise les ailes ! 

Victor Hugo, Le livre de l’anniversaire (1833-1834) 

Voir les commentaires

…

Donne-moi ta main

8 Novembre 2025, 01:32am

| 

Publié par vertuchou

Donne-moi ta main :
Je vais maintenant te conter
comment je suis entrée dans cet inexpressif
qui avait toujours été ma quête aveugle et secrète.
Comment je suis entrée
dans ce qui existe entre le chiffre un et le chiffre deux,
comment j’ai vu la ligne de mystère et de feu
qui est une ligne subreptice.
 
Entre deux notes de musique, il existe une note,
entre deux faits il existe toujours un fait,
entre deux grains de sable, si proches soient-ils l’un de l’autre,
il y a toujours un intervalle ;
il existe un sentiment qui se trouve entre le sentiment 
— dans les interstices de la matière primordiale
se trouve la ligne de mystère et de feu
qui est la respiration du monde,
et la respiration continuelle du monde
que nous écoutons 
et que nous appelons silence.

Clarice Lispector

Traduction de Claude Farny

Voir les commentaires

…

La lune

7 Novembre 2025, 01:10am

| 

Publié par vertuchou

Salvador Dali, La lune, 1929.

Salvador Dali, La lune, 1929.

Voir les commentaires

…

À deux beaux yeux

6 Novembre 2025, 00:44am

| 

Publié par vertuchou

Vous avez un regard singulier et charmant ;
Comme la lune au fond du lac qui la reflète,
Votre prunelle, où brille une humide paillette,
Au coin de vos doux yeux roule languissamment ;

Ils semblent avoir pris ses feux au diamant ;
Ils sont de plus belle eau qu'une perle parfaite,
Et vos grands cils émus, de leur aile inquiète,
Ne voilent qu'à demi leur vif rayonnement.

Mille petits amours, à leur miroir de flamme,
Se viennent regarder et s'y trouvent plus beaux,
Et les désirs y vont rallumer leurs flambeaux.

Ils sont si transparents, qu'ils laissent voir votre âme,
Comme une fleur céleste au calice idéal
Que l'on apercevrait à travers un cristal.

Théophile Gautier

Voir les commentaires

…

Croyez-moi, la poésie n’existe pas

5 Novembre 2025, 00:42am

| 

Publié par vertuchou

Croyez-moi, la poésie n’existe pas ; quand elle est ancienne nous ne pouvons nous identifier à elle, quand elle est nouvelle elle rebute comme toutes les nouveautés : elle n’a pas d’histoire, pas de visage, pas de style. D’ailleurs, d’ailleurs… une poésie parfaite serait comme un système philosophique qui tiendrait debout, ce serait la fin de la vie, l’explosion, l’écroulement, et une poésie imparfaite n’est pas de la poésie.

Eugenio Montale

Voir les commentaires

…

Seules les âmes reliées entre elles

4 Novembre 2025, 01:25am

| 

Publié par vertuchou

Seules les âmes reliées entre elles
peuvent s’entendre

dans un silence profond
dans une obscurité épaisse
à distance de la chair
dans l'absence de temps
au plus profond de la peur

Omoehi H S Ehixojie

Voir les commentaires

…

Romance

3 Novembre 2025, 01:29am

| 

Publié par vertuchou

Voir les commentaires

…

Je respire où tu palpites

2 Novembre 2025, 00:40am

| 

Publié par vertuchou

Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t’en vas ?

A quoi bon vivre, étant l’ombre
De cet ange qui s’enfuit ?
A quoi bon, sous le ciel sombre,
N’être plus que de la nuit ?

Je suis la fleur des murailles
Dont avril est le seul bien.
Il suffit que tu t’en ailles
Pour qu’il ne reste plus rien.

Tu m’entoures d’Auréoles ;
Te voir est mon seul souci.
Il suffit que tu t’envoles
Pour que je m’envole aussi.

Si tu pars, mon front se penche ;
Mon âme au ciel, son berceau,
Fuira, dans ta main blanche
Tu tiens ce sauvage oiseau.

Que veux-tu que je devienne
Si je n’entends plus ton pas ?
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s’en va ? Je ne sais pas.

Quand mon orage succombe,
J’en reprends dans ton cœur pur ;
Je suis comme la colombe
Qui vient boire au lac d’azur.

L’amour fait comprendre à l’âme
L’univers, salubre et béni ;
Et cette petite flamme
Seule éclaire l’infini.

Sans toi, toute la nature
N’est plus qu’un cachot fermé,
Où je vais à l’aventure,
Pâle et n’étant plus aimé.

Sans toi, tout s’effeuille et tombe ;
L’ombre emplit mon noir sourcil ;
Une fête est une tombe,
La patrie est un exil.

Je t’implore et réclame ;
Ne fuis pas loin de mes maux,
Ô fauvette de mon âme
Qui chantes dans mes rameaux !

De quoi puis-je avoir envie,
De quoi puis-je avoir effroi,
Que ferai-je de la vie
Si tu n’es plus près de moi ?

Tu portes dans la lumière,
Tu portes dans les buissons,
Sur une aile ma prière,
Et sur l’autre mes chansons.

Que dirai-je aux champs que voile
L’inconsolable douleur ?
Que ferai-je de l’étoile ?
Que ferai-je de la fleur ?

Que dirai-je au bois morose
Qu’illuminait ta douceur ?
Que répondrai-je à la rose
Disant : « Où donc est ma sœur ? »

J’en mourrai ; fuis, si tu l’oses.
A quoi bon, jours révolus !
Regarder toutes ces choses
Qu’elle ne regarde plus ?

Que ferai-je de la lyre,
De la vertu, du destin ?
Hélas ! et, sans ton sourire,
Que ferai-je du matin ?

Que ferai-je, seul, farouche,
Sans toi, du jour et des cieux,
De mes baisers sans ta bouche,
Et de mes pleurs sans tes yeux !

Victor Hugo

 

Voir les commentaires

…

J'ai besoin de tes forces

1 Novembre 2025, 09:36am

| 

Publié par vertuchou

J'ai besoin de tes forces, car je me sens à bout de nerfs. […] Tu vois donc que tu dois tout faire pour retrouver ton équilibre moral et physique : c'est le nôtre. Je m'efforce à te dire tout cela. Si je me laissais aller tu n'entendrais qu'un cri d'appel continu ; pour être sincère, je ne peux plus vivre sans toi.
C'est pour cela justement que je veux vivre et que tu vives longtemps. Mais je ne veux pas penser à cela ; je me sens devenir folle moi aussi. Soigne-toi. Fais pour le mieux. Je t'aime comme je vis. 

Lettre de Maria Casarès à Albert Camus

 

Voir les commentaires