Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vertuchou.over-blog.com
…

Etude

13 Septembre 2026, 00:15am

| 

Publié par vertuchou

Simon Hantaï, Etude, 1989

Simon Hantaï, Etude, 1989

Voir les commentaires

…

Toujours je me soulèverai / Still I Rise

12 Septembre 2026, 00:13am

| 

Publié par vertuchou

Vous aurez beau m'écrire dans vos livres d'histoire,

Tordre d'amers mensonges la vérité,

Vous aurez beau m'écraser dans la boue,

Comme la poussière, toujours, je me soulèverai.

C'est mon impertinence qui vous perturbe ?

Pourquoi cette détresse dans vos regards ?

Je sais pourquoi. J'avance comme si j'avais

Un puits de pétrole dans mon placard.

Comme les lunes, comme certains soleils,

Avec la certitude des marées,

Comme l'espérance qui jaillit jusqu'au ciel,

Toujours je me soulèverai.

Vous auriez voulu me voir dévastée ?

Tête penchée, les yeux baissés,

Les épaules tombantes comme des larmes,

L'âme sanglotant, affaissée ?

C'est ma fierté que vous fait offense ?

Ne vous inquiétez pas, c'est rien,

Je sais pourquoi. Je ris comme si j'avais

Des mines d'or au fond de mon jardin.

Fusillez-moi de mots,

Laissez vos regards me trancher,

Vos haines me tuer.

Comme le vent, toujours je me soulèverai.

Je suis sexy. C'est ça qui vous perturbe ?

C'est une surprise

Quand je danse comme si j'avais des diamants

Entre les cuisses ?

Je sors des huttes de la honte de l'histoire

Je me soulève

De ce passé planté dans la souffrance,

Je me soulève

Je suis l'océan noir, bondissant, élancé,

Là où ça enfle et gonfle je force les marées

Laissant derrière des nuits d'effroi et de terreur

Je me soulève

Vers une aurore merveilleuse limpide

Je me soulève

Apportant les cadeaux confiés par mes ancêtres

Je suis le rêve et l'espoir de l'esclave

Je me soulève

Je me soulève

Je me soulève.

Maya Angelou

Voir les commentaires

…

Tina saisit la bouteille de tequila

11 Septembre 2026, 00:12am

| 

Publié par vertuchou

Tina saisit la bouteille de tequila, en avale une rasade et, à son tour, abreuve Alex à sa source. Avide et gourmande, celle-ci se laisse déguster, posséder, dévaster. Tina ne quitte plus sa bouche. Dévergondée, elle s’immisce plus profondément encore. Sa langue de velours roule sur son palais, glisse entre ses lèvres comme sur un fruit mûr, attaque, pointe, se répand en elle. Ses mains douces et fermes s’agitent, courent du front d’Alex jusque sur son ventre sans jamais se décider. Alex supplie, offerte, et implore son amour de bourreau. Tina jubile. Elle rêve de cet instant depuis le début,

Axelle  Mallet, Retour de flammes.

Voir les commentaires

…

Les loups sont entrés dans Paris

10 Septembre 2026, 00:01am

| 

Publié par vertuchou

Et si c'était une nuit
Comme on n'en connut pas depuis
Depuis cent mille nuits
Une nuit de fer, une nuit de sang
Une nuit, un chien hurle
Regardez bien, gens de Denfert, regardez-le
Sous son manteau de bronze vert
Le lion, le lion tremblez
Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux, c'était qu'du cinéma
Le ciel redevenait sauvage
Le béton bouffait l'paysage, d'alors

Les loups, ouh-ouh, ouh-ouuh
Les loups étaient loin de Paris
En Croatie, en Germanie
Les loups étaient loin de Paris
J'aimais ton rire, charmante Elvire
Les loups étaient loin de Paris
Mais ça fait ces cinquante lieues
Dans une nuit à queue leu leu
Dès que ça flaire une ripaille
De morts sur un champ de bataille
Dès que la peur hante les rues
Les loups s'en viennent la nuit venue, alors

Les loups, ouh-ouh, ouh-ouuh
Les loups ont regardé vers Paris
De Croatie, de Germanie
Les loups ont regardé vers Paris
Tu peux sourire, charmante Elvire
Les loups regardent vers Paris
Et v'là qu'il fit un rude hiver
Cent congestions en fait divers
Volets clos, on claquait des dents
Même dans les beaux arrondissements
Et personne n'osait plus le soir
Affronter la neige des boulevards, alors

Deux loups, ouh-ouh, ouh-ouuh
Deux loups sont entrés dans Paris
L'un par Issy, l'autre par Ivry
Deux loups sont entrés dans Paris
Oh, tu peux rire, charmante Elvire
Deux loups sont entrés dans Paris
Le premier n'avait plus qu'un œil
C'était un vieux mâle de Krivoï
Il installa ses dix femelles
Dans le maigre square de Grenelle
Et nourrit ses deux cents petits
Avec les enfants de Passy, alors

Cent loups, ouh-ouh, ouh-ouuh
Cent loups sont entrés dans Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Cent loups sont entrés dans Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Cent loups sont entrés dans Paris

Le deuxième n´avait que trois pattes
C´était un loup gris des Carpates
Qu´on appelait Carêm´-Prenant
Il fit faire gras à ses enfants
Et leur offrit six ministères
Et tous les gardiens des fourrières... alors

Les loups ououh! ououououh!
Les loups ont envahi Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups ont envahi Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Les loups ont envahi Paris.
Attirés par l´odeur du sang
Il en vint des mille et des cents
Faire carouss´, liesse et bombance
Dans ce foutu pays de France
Jusqu´à c´que les hommes aient retrouvé
L´amour et la fraternité.... alors

Les loups ououh! ououououh!
Les loups sont sortis de Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups sont sortis de Paris
J'aime ton rire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris
J´aime ton rire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris...

Auteur :  Albert Vidalie
Compositeur : Louis Bessières
Interprète : Serge Réggiani

 

Voir les commentaires

…

Cielo Campesino

9 Septembre 2026, 00:52am

| 

Publié par vertuchou

Voir les commentaires

…

Lendemain

8 Septembre 2026, 00:45am

| 

Publié par vertuchou

Hé bien ! j’ai triomphé, l’on m’a fort applaudie,
J’ai su rire, chanter, jouer la comédie,
Être jeune une fois et répondre à chacun,
Sur son salut banal, un autre lieu commun.
L’éclair à la prunelle et le rose à la joue,
Hé bien ! c’est vrai, j’ai fait tout cela, je l’avoue.
Et cependant, malgré tant de sérénité,
De mouvement, de bruit, de plaisir, de gaîté,
Malgré tous les amis dont j’étais entourée,
Comme le flux montant de la grosse marée,
J’écoutais, je sentais, à ce même moment,
Aux portes de mon coeur gronder incessamment
Les flots graves et sourds de mes larmes anciennes.
Un seul s’en est douté, quand, mes mains dans les siennes,
Il a jeté sur moi son beau regard profond,
Et, d’un coup d’oeil rapide, a plongé jusqu’au fond.
Pour tous les autres, non ! de l’angoisse soufferte
Ils n’ont rien deviné. Moi, toujours vive, alerte,
J’allais et je venais de plus en plus gaîment.
Puis, lorsqu’ils sont partis, tous m’ont fait compliment
Sur l’exquis naturel et la verve étourdie
Avec lesquels j’avais joué la comédie

Louisa Siefert

Voir les commentaires

…

Ah ! si seulement

7 Septembre 2026, 00:55am

| 

Publié par vertuchou

Ah ! si seulement avec une goutte de poésie ou d’amour, nous pouvions apaiser la haine du monde.

Pablo Néruda, Résidence sur terre.

Voir les commentaires

…

Toute vie

6 Septembre 2026, 00:58am

| 

Publié par vertuchou

Toute vie est une aventure navigant entre inattendu et inespéré.

François Cheng 

Voir les commentaires

…

La plaine de Bormes

5 Septembre 2026, 00:24am

| 

Publié par vertuchou

Henri-Edmond Cross - La Plaine de Bormes (1907-1908).

Henri-Edmond Cross - La Plaine de Bormes (1907-1908).

Voir les commentaires

…

Je chante ce que tu as aimé

4 Septembre 2026, 00:11am

| 

Publié par vertuchou

Je chante ce que tu as aimé, ma vie,
au cas où tu t'approches et écoute, ma chère,
au cas où vous vous souvenez du monde dans lequel vous avez vécu,
au coucher du soleil je chante, mon ombre.
Je ne veux pas me taire, mon amour.
Comment me trouverais-tu sans mon cri loyal?
Quel signe, qui me dit, ma vie?
Je suis le même qui était à toi, ma vie.
Ni lent, ni déplacé, ni perdu.
Viens au crépuscule, ma chère;
viens me souvenir d'une chanson, ma vie,
si la chanson que vous reconnaissez comme apprise
et si tu te souviens encore de mon nom.
Je vous attends sans délai ni délai.
Ne craignez pas la nuit, le brouillard ou les averses.
Aller avec ou sans chemin.
Appelle-moi où tu es, mon âme,
Et marche droit vers moi, mon pote.

Gabriela Mistral

Voir les commentaires